En fait, vous êtes globalement d’accord sur le principe, mais vous déplorez la faiblesse des syndicats du privé.
"il s’agirait aussi peut-être de réformer à son tour le syndicalisme français". Vous vouliez sans doute écrire que le syndicalisme français doit se réformer . Il serait enfin temps .
Ce n’est pas en diminuant la masse salariale qui pèse sur l’entreprise (c’est-à-dire en flexibilisant la main d’œuvre) que celle-ci pourra concurrencer des pays où les salaires sont en moyenne 4 fois inférieurs à ceux de la France. Mais les idéologues ne sont pas à un paradoxe près.
Et après avoir déclaré ceci, que faut-il faire ? Rien ? Vous dénoncez la précarité dans les pays anglo-saxons, quelle est la solution ? Elle existe dans les pays nordique et c’est toute la démarche de la réforme et de la suite ....
Nb : le dessin en illustration de votre article n’a pas grand sens, hormis pour tenter l’humour. Les patrons les plus concernés sont ceux des PME et TPE qui souvent travaillent encore avec leurs employés . Ce modèle de caricature était utilisé par la CGT dans les années 70.
Votre remarque est très importante. Cette volonté d’égalitarisme est utopique et produit des conséquenses néfastes en nivelant par le bas.
Emilie
Issu d’une famille modeste, 10 ans et quelques jours, je rentrais en 6ième après avoir passé le concours d’entrée 3 mois plus tôt. J’ai 2 petits enfants de 10 ans qui sont de bons élèves de CM2 et qui seraient incapables de faire la dictée, les problèmes et la rédaction du concours de ....1954. J’ajoute, sans état d’âme, que les "claques et coups de pied au c.. pédagogiques" étaient souvent efficaces. A cette époque ni nous ni nos parents n’étions traumatisés,ce mot était réservé à la médecine (traumatisme cranien).
Depuis une vingtaine d’année, il faut rendre l’école ludique (cf Mérieux). A mon sens, il s’agit d’un mauvais choix car plus tard la vie professionnelle n’est qu’une suite d’efforts auxquels les enfants doivent être préparés.
Les activités d’éveil sont certainement intéressantes, mais faut-il empiéter sur les fondamentaux ? L’apprentissage du français (orthographe et grammaire) demande du temps et un "rabachage" continu pendant toute la période de primaire, idem pour le calcul. A trop vouloir en faire, on fait tout mal. Le résultat est là.
SVP, ne me répondez pas que les enfants ont changé.
Et il s’agit principalement des traitements des personnels.
Il faut plutot s’interroger sur le bien-fondé du toujours plus.
Pourquoi nos maîtres de classes uniques en campagne (du CP au certif , donc 2 cours en plus du CM2) s’en sortaient très bien ?
Parce qu’ils pouvaient faire leurs cours normalement (discipline), et parce qu’ils ne se dispersaient pas dans des activités , certes intéressantes ( natation, théatre, internet.....) mais se consacraient aux fondamentaux : lecture, écriture/ortographe/grammaire et calcul/arithmétique, histoire/géo et morale.
Je ne suis pas nostalgique du passé, mais j’observe seulement que l’on n’instruit plus. (c’était le ministère de l’Instruction publique). Aujourd’hui, on prétend éduquer (Education nationale) avec l’ambition de fabriquer des citoyens.
Restons mesurés, le primaire est le lieu d’acquisition des bases , il faut sy consacrer. Or, on mélange tout et on a construit un grand foutoir qui ne donne plus de résultat. Pour compenser, les syndicats réclament DES MOYENS (comprenez du personnel supplémentaire)
Mes parents (modestes) m’ont éduqué et mes instituteurs puis mes professeurs m’ont instruit.
Je ne pense pas que le but soit de bâtir un service public (police ou autres) multicolore. L’objectif , à mon sens consiste à débloquer une situation, car, enfin ,il faudra bien un moment que toute cette jeunesse puisse s’intègrer dans le monde du travail et à tous les niveaux. Travailler = dignité.
Le principe ne consiste pas à les exempter de passer les concours, mais de faire en sorte qu’ils puissent les préparer et s’y présenter avec des chances de succès.
C’est bien quand même le minimum qu’on puisse leur offrir.