Une nouvelle historique dans le monde de la Librairie :
le 2 novembre a été fondé le premier syndicat des Libraires , associant libraires indépendants et salariés .
Jusque là pour la fnac et consortd , les vendeurs n’étaient que des vendeurs , point .
Et la fnac signait des conventions contre l’iintéret des libraires et du livre .
L’impact de la loi qui va être votée ( et proposée à l’instigation des fondateurs de ce syndicat ( CGT ) des Libraires est que dorénavant le gvt devra légaldement discuter les conventions avec de vrais libraires et pas des supermarches du livre .
De bonnes librairies il y en a réellement 600 à 800 en France , peut-être plus mais pas autant qu’on le croit ...
et même en banlieue ! Envie de lire à Ivry ( 94) ! A Mairie d’Ivry , ça vaut le détour ! un bel espace , du choix très varié , et des libraires sympas qui discutent et qui vous trouveront tous les bouquins que vous voulez .
Et à Paris même , il y en a quelques-unes , dont Tropiques , à Métro Pernety ( Paris 14ème) : qui a une belle équipe et à sa tête un sacré libraire ... on y retourne aussi .
l’espace est petit mais le choix est vraiment excellent et varié .On a une librairie critique sur le monde , un lieu de résistance .
Et là les salariés sont aussi des libraires , pas des vendeurs .
Le libraire a un rôle unique de médiation entre l’auteur et le lecteur . Le livre , le bon , ne doit pas être assujetti à un produit marchand .
L’intérêt de cet article est aussi de fournir quelques comparaisons avec les luttes sociales en Europe , et donc de donner une vue plus synthétique que la simple mention d’une lutte quelque part .
Car si la politique de l’UE est partout la même - ce qui unit les Européens est donc la lutte - les réactions diffèrent encore .
Est-ce dû à la tactique « diviser pour régner » mise en place par le pouvoir européen ? sans doute pas seulement ...
car si , le discours médiatique est aussi de nous comparer aux « bons » exemples : « les Allemands , eux font comme ça » , il ne s’agit pas d’opposer les travailleurs entre « résignés » et « lutteurs exemplaires » .
C’est pour cela que cet article me semble utile : il compare mais pas pour stigmatiser les uns et bénir les autres .
Je trouve que la réponse des manifestants belges est la meilleure face à l’ultradroitisation de sa vie politique , souvent mise en avant ici , pour stigmatiser en réalité les travailleurs belges , puisque ce faisant on élude la question de la politique de l’UE et des moyens financiers , institutionnels et médiatiques que l’UE procure à l’Extrême-droite , partout en Europe .
Ensuite l’article n’a pas pour vocation de donner des recettes : le seul moyen de sortir de l’UE est collectif et ne s’édicte pas a priori par un individu : la Révolution française ne s’est pas décrétée ainsi , pas plus qu’aucune autre .
En ce sens il faut se garder d’opposer le PTB ou les syndicats aux travailleurs . PTB ne décrète pas la révolution ni les manifs . Les travailleurs qui manifestent sont aussi du PTB , ont pu être mobilisés par le travail et la lutte en continue du PTB qui , de façon ponctuelle débouche sur un mouvement d’ampleur .
Mais on peut aussi dire que le patronat est le premier contributeur a cette manif puisque ce qont bien les mesures priseà son instigation qui ont aboutit à se mobiliser . Et pourtant le patronat est , quant à lui , opposé à ces manifs ...
Le processus de mobilisation ne peut être décrit de façon simpliste .
Si la RPD existe et résiste , c’est qu’elle réussit à faire vivre ce slogan chilien .
Les mots n’y changeront rien : elle existe en dépit de tous les crimes que sa population a subis , crimes dont nos dirigeants sont les complices évidents ; elle ne peut guère compter sur des puissances alliées , mais si elle tient , son exemple peut faire vaciller quelques colosses aux pieds d’argile .
Son autonomie dans la lutte est aussi ce qui fait sa force , mais pas seulement : c’est aussi parce qu’elle réalise un projet politique et économique de renversement du capitalisme : le changement est réel , concret ,
Ici je n’ai jamais entendu de soutien de partis de gauche pour la RPD ... Si ces partis de gauche sont aveugles à l’initiative populaire qui est née et vit en Ukraine , alors qu’ils ne s’étonnent pas que le peuple de gauche reste sourd à leurs discours .
Du reste ces partis ont avalé sans broncher l’élection côté ouest dans des conditions de terreur fasciste . Ne parlons même pas de ceux qui se prétendent le peuple et récusent ( en l’ignorant ) le peuple ukrainien qui se libère à l’Est . Ce ’n’est pas d’un peuple libre qu’ils revent .
le fait de ne pas être composé de partis a aussi , à court terme , des avantages : mais à plus long terme comme par exemple au Venezuela , on voit que le chavisme , pour se maintenir et développer son action au pouvoir , a été amené à devenir un parti , mais un parti de pouvoir , le PSUV . Et c’était une nécessité , certes , mais qui n’allait pas sans inconvénient : quelle tendance doit adopter l’appareil , quelles tendances sont tolérées ? que faire contre les dérives ou l’opportunisme de certains dirigeants qui dévoient les principes ?
Donc tant mieux pour Podemos si ça se concrétise dans les urnes mais finalement les changements réels par le biais d’élections , qui se substituent aux révolutions - peut-être faute de révolution , s’avèrent peut-être plus difficiles à aboutir que lors de révolutions qui changent tout l’appareil d’Etat .
Il ne faut pas tout mélanger , plus ou moins sciemment .
Mettre dans le même sac le FN , le FdG , Podemos et le M5S , c’est de la pure provocation , qui répond sans doute à une évidence : le PS , l’UDI , EELG et l’UMP , quand ils sont au pouvoir , mènent la même politique .
Mais mathématiquement , le contraire de TOUT n’est pas RIEN et de façon analogue , le contraire du PS et de l’UMP ce n’est pas « tout le reste dans le même panier » .
Le FN n’est pas pour une société qui récuse le Capitalisme . Reste à voir jusqu’à quel point la Société proposée et construite par Podemos ou les autres comme Syriza tournera le ods au capitalisme :
1) il faut qu’il le veuille .
2) il faudra voir à quoi il s’oppose : et l’exemple des contre-révolutions en Amérique latine montre que pour mener la politique qu’on veut il faut contrôler plus que l’assemblée ou les leviers politiques .
Si Podemos ( comme Izquierda Unida , proche de Podemos , il ne faudrait pas l’oublier) soutient la voie vers le Socialisme bolivarien en Amérique latine , alors comment n’y voir qu’un leurre ?
Il n’y a qu’à voir comment le PSOE casse du Maduro et du Chavez pour comprendre que cette contestation-là construit les bases matérielles d’une autre société et cela dérange la fausse gauche et la vraie droite : tout aussi d’accord sur le « there is no alternative » au néo-libéralisme .
Le FdG n’est certainement pas un leurre comme le mouvement 5 étoiles opportuniste et sans programme .
Mais le FdG est différent de Podemos , puisqu’il inclut des partis , ce qui est un atout ( appareil militant puissant et organisé , et réseau d’élus sur le terrain , plus en principe , théorie de l’Etat ) .
La question qui se pose sur Podemos , c’est : quelle est sa théorie de l’Etat car aucune révolution ne s’est faite sans théorie de l’Etat . Il n’y a pas de révolution spontanée .