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JPCiron

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Comme point de départ pour la recherche de notre destination souhaitable, la Vision d’un humanisme ‘généralisé’ tel que décrit par l'anthropologue Lévi-Strauss me semble être une voie raisonnable, quoique pour nous révolutionnaire : "(...) un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre."
 
« Jamais mieux qu’au terme des quatre derniers siècles de son histoire, l’homme occidental ne put-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, et à revendiquer, au profit de minorités toujours plus restreintes, le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion »
Maurice Godelier souligne que, pour Lévi-Strauss, le salut de l'humanité, s'il en était un, ne pourrait provenir que de l'Orient.

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  • Premier article le 07/08/2018
  • Modérateur depuis le 27/09/2018
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Derniers commentaires



  • JPCiron JPCiron 10 août 2020 18:33

    @binary

    < Si l on remarque que ce qui caractérise l humain est le développement de son cerveau, et que ce développement l amène a une autonomie fonctionnelle qui le détache de ses perceptions, pour réagir à ce qu il a créé, c est à dire l imagination.

    Croire est donc une conséquence de ce développement, et une particularité de l humain.>

    Si vous vous relisez, vous verrez que vous développez une hypothèse ’’dans l’air’’ : Développement du cerveau >> autonomie fonctionnelle >> détaché des perceptions >> >> l’imagination.
    Et vous en tirez la conclusion que vous avez démontré ce que vous venez de dire !

    ....
    .



  • JPCiron JPCiron 10 août 2020 18:24

    @Carabosse

    < Lucien Malson recense et étudie les différents cas d’enfants qui ont survécu en situation d’extrême isolement et conclut que le rapport à l’autre n’est pas le même chez l’homme et chez les autres animaux >


    C’est une opinion.


    K. Lorenz a utilisé la courte période d’attachement (l’empreinte) chez les oies pour se faire « adopter ». Il s’agit d’un automatisme important pour la vie ’’sociale’’ de l’oiseau. Je ne sais si un extrême isolement n’aurait pas donné un résultat similaire à celui de ces enfants étudiés par L. Malson : des oiseaux complètement ’’paumés’’ et déconnectés.


    On savait depuis longtemps que des enfants à qui l’on ne parlait pas deviennent des débiles mentaux. A une certaine époque, on pensait que, si l’on n’imposait pas notre langue, les enfants parleraient naturellement Hébreu... Il y a donc une période, chez l’enfant, où, comme chez l’oie, certains événements sont nécessaires pour enclencher un développement cognitif ultérieur.


    <Lucien Malson, lui, conclut ainsi que l’homme n’a pas de nature au sens propre ; il est une histoire, il est ce qu’il devient au contact des autres. >


    Chaque animal est aussi le résultat de son histoire au contact des autres : il y apprend des codes, des technique, des signaux, des craintes et des appétences,... tout comme nous.


    Je me souviens d’une étude de je ne sais plus qui, sur les coyotes. Qui montrait que les jeunes jouent entre eux, et que, vite, ils intègrent des règles. Une règle qui me reste en mémoire est ’’l’invitation au jeu’’ par un mouvement particulier simultané des pattes et de la queue. Certains jeunes, durant le jeu, mordaient pour de vrai. Peu à peu, ils n’étaient plus invités à jouer et, s’ils s’infiltraient pour jouer, ils étaient chassés. De ce fait, ils vivaient davantage en dehors de la communauté. Et les chercheurs ont identifié pour eux un taux de survie inférieur. C’est le destin de celui qui ne sait apprendre les règles sociales.

    Le coyote est ce qu’il est devenu au contact des autres.


    Les relations entre singes d’un groupe sont des choses qui se construisent avec le temps. Et la personnalité des uns et des autres contribue à ce qu’ils deviendront (outre l’intelligence, la fourberie, ou le sens politique).



  • JPCiron JPCiron 10 août 2020 17:51

    @Rincevent

    Bonjour,

    Merci pour votre intervention.

    Nous avons aussi beaucoup apprécié les Portugais, et le Portugal. Nous n’avions pas eu l’opportunité d’y aller autrefois, quand nous aurions pu. Alors, bien des années plus tard, nous sommes allés y passer quelques semaines.

    Fatima est un lieu de pèlerinage bien plus vaste que je ne pensais. Mais, j’y ai vu des gens disciplinés (= respectueux des autres) et prêts à rendre service. C’est ainsi que, sur recommandation, nous y avons testé un restaurant Tia Alice exceptionnel.

    Nous ne sommes restés le long de la mer à Nazaré que le temps de trouver un Parking. Tout le quartier du bas est très commercial en été. On a filé tout droit à l’ elevador...

    Un jour peut-être, je ferai un article sur Lisbonne, que nous avons parcouru presque uniquement à pied... 

    . 



  • JPCiron JPCiron 10 août 2020 16:22

    @binary

    < Quels sont les autres animaux qui « croient » en quelque chose qu ils ne perçoivent pas ? >

    Quelles sont les études qui permettent d’arriver à une conclusion structurée et étayée ?



  • JPCiron JPCiron 10 août 2020 16:19

    @Carabosse

    < nature et culture >

    La seule chose que l’on ait trouvé c’est le concept de prohibition de l’inceste.

    Et encore, les mammifères la pratiquent indirectement par exogamie...
    .

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