Je confirme pleinement l’opinion de l’auteur, ayant habité, enfant, à Clichy sous Bois (93 pour ceux qui l’ignoreraient) Je garde le souvenirs des promenades dans le bois, de la pizzeria-bowling, du sapin de noël dans le Prisunic du Chêne Pointu. C’était pourtant en plein dans le premier choc pétrolier donc la crise. Nous n’avions ni Nike, ni MP3, ni console, ni scooter, ni portable ni, ni, ni etc et notre jeu favori était de glisser dans l’herbe sur un carton mis à plat ( aucun misérabilisme dans ces souvenirs : c’était carrément drôle) Jamais je n’aurais imaginé toucher les voitures garées devant l’immeuble ou simplement une boîte à lettre. Mon père travaillait à Paris et devait récupérer un train de banlieu au Raincy donc bus +train+métro matin et soir, c’était avant le RER. Nos voisins étaient immigrés, portugais, espagnols ou italiens. Les immeubles sont aujourdhui au même endroit, Clichy sous Bois aussi. N’accusons pas les lieux mais l’usage ou le mésusage qui en est fait.
L’élément le plus important est de sortir d’une situation hyper-anxiogène car fluctuante. Sur la tête de chaque actif, l’épée de Damoclés d’un changement des règles, à tout instant, faisant reporter les projets de vie Rappellons nous la ruée lorsqu’il y a eu la possibilité (légitime) de prendre sa retraite en cas d’atictivité débutée très jeune. Courons vers la sortie de secours tant qu’elle est ouverte avant que l’incendie ne nous rejoigne. Un senior venant me faire ses adieux dans mon milieu professionel me disait : « on m’a proposé une préretraite. J’ai réfléchi et donné ma réponse....vingt minutes plus tard, j’avais trop peur qu’ils changent d’avis. » Bref, fuyons le panier de crabe, le navire en perdition tant qu’il est encore temps. Aucun système ne peut se batir dans cette ambiance de fuite éperdue.
La liberté de prendre sa retraite doit exister dès le premier jour de cotisation payée. Plus d’âge légal mais la possibilité à tout instant de connaître le niveau de sa pension si on décide de partir. Les Informaticiens, statisticiens, économistes sont capables de batir un programme intégrant les données pour que chacun soit libre, à tout instant, en connaissance de cause. Libérés des dates couperets de l’échéance, de la crainte d’un poteau d’arrivée décalé au moment où l’on touchait au but, il y a fort à parier que beaucoup chercheront a conserver une activité beaucoup plus longtemps, et beaucoup plus tranquillement.
Dire que je n’avais même pas remarqué ces pubs ! Le début de l’andropause peut-être ? ou un oeil devenu indifférent aux fenêtres de pubs, fermées avant même d’avoir fini de s’ouvrir ? Et tout ça pour vendre majoritairement des Sloggis taille 60 à des mamies ...alors que la photo publicitaire correspondante pour le coup créerait vraiment l’événement !