La légitimité se définit en fonction d’idées, de valeurs. La fraternité, par exemple, la liberté. En premier vient la philosophie ; avec une constitution, on vise à matérialiser l’Idée, qu’elle soit incarnée. Au commencement est le verbe !
Votre acception de la nation est totalement erronée puisque cela implique que la populace*, le nombre a toujours raison. Quid de la parenthèse vichyste ? Et c’est contredit par le préambule de la DDHC 1789 (et celui de 1793) puisque ce qui y est exposé peut être, nous dit-on, oublié, méprisé ou ignoré par le gouvernant et le nombre, et m^me par tous, ce qui n’abolit ni ne tue la nation qui demeure par delà. Au sein de la masse, il se pourrait que tous se fourvoient et qu’un seul être incarne la nation. C’est en vertu de cela que dix hommes au nom du salut public décrètent contre tous.
Et donc, si la nation, ce n’est pas la populace, le gouvernant, etc, qu’est-ce ?
*pas de procès en moraline, s’il vous plait ; j’entends populace dans le sens de masse aveugle, non politique et rien d’autre.
Vous parlez comme si le système était vertueux, ce qu’il n’est pas. Macron n’est que l’ultime avatar d’une longue dérive, il est préjudiciable de focaliser sur lui et d’être aimanté par sa personne détestable. Ce qui ne va pas dans ce système, c’est que les élections peuvent être orientées ; on se souviendra en 2005 comment les médias roulaient pour le ’oui’. Il en a été de même concernant l’élection de Macron ; on lira Branco à ce sujet et de fait l’élection n’a pas été éclairée, la conscience du peuple a été orientée, manipulée. Ce qui ne va pas également, c’est que l’élection est un hold up ; une fois élu, un type peut agir sans censure en parfait autocrate et même contre le peuple, parapher Lisbonne contre le peuple, etc.
Je suis consterné de voir que vous, vous défendiez cette pantalonnade de démocratie.
Vous savez ce que sont des principes, des valeurs ? Ce texte, comme vous le rappelez, n’a aucune légalité. Mais est-il légitime ?
S’il est légitime, définit-il précisément ce qu’est la souveraineté ?
Si oui, qu’en est-il dans le présent ?
Je vous fais remarquer que le gouvernant s’abrite derrière la façade de la légalité (’état de droit gnagnagna’, dit-il) parce que vous n’êtes pas capable de déterminer la légitimité.