Il ne parle pas des INTERETS de la dette mais du montant absolu, alors que c’est le fait d’avoir 50 milliards à payer par an en INTERETS qui est le prétexte utilisé pour nous asphyxier (arrive-t-on à se figurer combien d’hopitaux, de tribunaux, de profs en plus on pourrait avoir avec 50 milliards ? Combien d’années de retraites en plus on pourrait donner aux gens qui ont un métier pénible ?).
C’est d’ailleurs le problème de la Grèce. Avec tous les plans d’aide qu’elle a eu, qui se montent au moins à 250 milliards, on se dit que la dette devrait être ramenée à une cinquantaine de milliards vu qu’elle fait environ 300 milliards ? Et bien non, puisque ces plans d’aide sont en réalité des centaines de milliards qui sont partis dans les poches des investisseurs sans que ça n’ait changé quoi que ce soit par ailleurs au PRINCIPAL. La Grèce montre bien que le problème, ce n’est pas le montant de la dette, mais l’insolvabilité générée à cause des intérêts et d’une dette en roulement qui s’auto-entretient malgré les milliards déversés.
Le problème n’est pas forcément de la dette en soi. Il faut en effet investir si on veut de la croissance future qui permet de rembourser cette dette.
Le problème vient du hold-up effectué sur l’argent public qui est ainsi redirigé vers les investisseurs au détriment des populations. Le double effet kiss cool, c’est qu’en plus, la situation au bout de 30 ans de ce régime est tellement intenable qu’on peut attaquer tous les acquis sociaux de sociétés au profit des élites néo-libérales, sans que la population ne sache vraiment quoi rétorquer (voter Hollande ? Le Pen ? Mélenchon ?).
A propos de Mélenchon, son économiste Jacques Généreux était invité sur BFM Business il y a quelques temps (oui oui, maintenant ils invitent des gauchistes pour faire un peu de diversité, mais ça reste anecdotique, même si on a eu Asselineau).
Il s’est montré très convaincant, et du coup, je suis en train de lire son livre (hou la pub), « Nous on peut ! » et franchement, j’adore. Il démonte des idées reçues (« la mondialisation est inéluctable »à et propose des solutions. Surtout il retrace bien l’historique de la conversion néo-libérale et mondialiste de l"économie mondiale, et c’est très intéressant d’avoir une synthèse de ce genre, à partir de laquelle sont développés les arguments.
Oui, mais ça ne prouve qu’une chose : le capitalisme « raisonnable » est fragile.
Les forces néo-libérales, sous couvert de libéralisme auquel ils ne croient pas eux-mêmes, sabotent ce capitalisme raisonnable pour le mettre à leur profit exclusif.
C’est une dérive à peu près inévitable dans la structure institutionnelle du capitalisme quel qu’il soit, à partir du moment ou il est fondé sur un système de banque centrale qui limite l’émission de monnaie et qu’on base l’économie sur du crédit et que le taux d’intérêt est un facteur de concentration de richesses.
Comment ça ? J’ai entendu toute ma jeunesse qu’il y avait une différence entre baiser et faire l’amour, et que faire l’amour, c’était mieux que baiser tout seul. C’est le gros cliché qu’on apprend aux jeunes, justement, et que je trouve d’ailleurs un peu débile, mais bon.