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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 11:11

    Docdory,

    L’accent est effectivement un problème important. On se comprend souvent mieux entre touristes anglophones non natifs et médecin, qu’avec des natifs, parce que les non native english parlent lentement, articulent, et prennent soin d’éviter les idiotismes (souvent parce qu’on en connaît peu !), alors que les natifs, dès qu’ils voient qu’on se débrouille correctement se mettent à parler à vitesse normale... surtout ceux qui ont peu voyagé.

    L’été dernier, j’ai vécu un malentendu à cause de l’accent irlandais et de ma prononciation : je parlais d’ultrasonography, mais ils ne me comprenaient pas ; j’ai alors pensé que je me trompais de terme, et j’ai essayé des variantes d’échographie, sans succès. Au bout d’un moment, il s’est avéré que c’était bien ultrasonography, mais je prononçais mal le début (youltra) et ils n’avaient pas l’oreille eux non plus pour s’adapter au niveau basique !

    Quand je vois la logique et la simplicité du vocabulaire et de la prononciation de l’espéranto et les services qu’il rendrait comme langue auxiliaire des Européens, ça laisse rêveur... Il n’y a aucune réflexion sérieuse sur la communication internationale, car chaque pays tient avant tout à pousser son avantage, ce qui finalement est naturel pour un état, d’aillleurs même les ONG qui nous semblent si naturelles aujourd’hui sont nées dans la douleur, dans l’incompréhension voire l’hostilité des puissances - je pense à l’excellent téléfilm d’il y a quelques mois sur la naissance de la Croix-rouge, historiquement première d’entre les ONG caritatives, née par la force de volonté d’un idéaliste que ses contemporains jugeaient presque illuminé, un peu comme un certain Zamenhof !
     



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 10:55

    Leila,

    je suis content que le sujet vous intéresse ; je savais que c’était un peu rébarbatif, aussi, comme l’a fait remarquer Skirlet, la conclusion est-elle volontairement une sorte de résumé que vous pouvez imprimer seul. Mais il vous manquera les détails techniques qui me permettent d’avancer que le niveau fixé par objectifs est largement surestimé, à la soviétique, ainsi que les réactions de certains profs.



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 10:51

    Docdory, tout à fait d’accord avec toi. Les seuls étudiants en médecine ou médecins que j’ai vus bons en langue avaient séjourné longtemps dans un pays ou c’était en rapport avec une origine familiale. La plupart des hospitaliers sont incapables de faire une publication en anglais sans faire relire leur texte par un natif - et c’est naturel. Beaucoup peuvent lire une revue anglophone (hélas !) de leur spécialité, ou plutôt le résumé de l’article… n’oublions pas que la plupart des articles médicaux ne sont pas lus ! Et lire un résumé ne demande qu’un niveau beaucoup plus faible, d’autant que les rédacteurs évitent autant que possible les idiotismes.

     

    La profession qui compte le plus de polyglottes ce sont bien évidemment les métiers de traducteur et d’interprète !

     

    Personnellement, j’exerce en semi-rural, avec du tourisme l’été, et j’utilise donc moi aussi l’anglais, mais simplement des phrases simples et des mots clés, je n’étais déjà pas "fluent" et j’ai pas mal régressé…

     

    A une époque, je lisais des pavés de Tom Clancy en VO, mais l’anglais a ceci de particulier qu’on progresse moins par la lecture que dans beaucoup d’autres langues, car la phonétique irrationnelle empêche de savoir comment tel ou tel mot nouveau pour nous se prononce, ça ne sonne pas dans la tête si on n’a pas déjà entendu le terme. L’oral y est indispensable, bien plus que dans d’autres langues à cause de son absence de règles phonétiques. Sa soi-disant facilité n’est que pure propagande. En plus, depuis que j’ai "découvert" l’espéranto, l’anglais ne m’intéresse plus du tout, je me contente de mots clés avec les touristes.

     



  • Krokodilo Krokodilo 24 juin 2008 17:21

    Gonflé le Wlad sur ce coup : les articles de HM contiennent de très nombreux liens, et moi-même j’essaie de citer mes sources systématiquement. Evidemment, sur la vitesse d’apprentissage de l’Eo (d’ailleurs probablement plus proche de 10 fois que de 5), comme l’UE refuse de financer des études à ce sujet, il n’y a aucune référence disponible, les seules viennent des témoignages des enseignants espérantistes ou des élèves, et vous les mettez systématiquement en doute : on voit où est la mauvaise foi...



  • Krokodilo Krokodilo 24 juin 2008 10:56

    Je reviens sur le billinguisme scolaire : étudier une langue régionale en option, pour garder ses racines, c’est une chose, mais faire une partie de la scolarité dans une autre langue, c’est très différent, c’est beaucoup plus exigeant en terme de maîtrise de la langue, de vocabulaire, sans oublier que la plupart des langues régionales n’ont pas tout le vocabulaire technique nécessaire à la scolarité et doivent ou ont dû le créer, souvent en "régionalisant" le mot français déjà existant.

    D’autre part, c’est dans sa langue maternelle (dominante) qu’on étudie le mieux, ça aussi c’est maintenant reconnu.

    Qui connaît véritablement le français, combien de mots connaît-on en général ? 12.000, 20000 ? 50.000 pour Victor Hugo ou certains lettrés ? Apprnedre une langue étrangère ou régionale à un niveau efficace est un immense travail : je m’insurge contre cette présnetation trop fréquente des langues comme on choisit des yaourts au supéermarché : moi je connais X langues, le japonais c’est facile, l’anglais c’est facile, le russe à l’aise, je fais du chinois, apprenenz une langue de chaque groupe linguistique plus celle des voisins, plus la langue régionale, plus une langue internationale, etc. apprenz des langues toute votre vie ! Et si on a pas que ça à faire ? Pourquoi sacraliser ainsi cette connaissance, certes respectable, mais pas plus que bien d’autres domaines ?

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