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Krokodilo

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Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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55 visites 6 oct. 2026 | 0 réaction | Krokodilo  












Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 28 juin 2008 11:07

    Démagogie, effet d’annonce, poudre aux yeux, c’est la méthode la plus facile et la plus utilisée par le gouvernement.
    Les Ecoles normales d’autrefois ont été fermées et transformées en IUFM pour faire des économies, en transférant la charge des études sur les parents. Et maintenant, rajouter un ou deux ans d’étude ne fera qu’alourdir le coût des études pour les parents et pour l’Etat. Toujours plus", comme le célèbre livre de De Closets, alors qu’il serait bien plus efficace d’améliorer par petites touches la formation déjà existante, maisplus difficile .


    Zazou,

    "ainsi des adultes à la limite de la déficience pourraient enseigner en maternelle ou aux classes spécialisées, les professeurs de collèges seraient plus savants que ceux du primaire, et ceux de l’université seraient nécessairement les plus méritants de tous."

    C’est vous qui présentez les choses de cette façon méprisante, pas l’auteur. Il ne faut pas tomber dans le politiquement correct. Un prof de chimie sait forcément davantage de chimie qu’un PDE (instits), de même qu’un prof de maths ou de biologie saura largement plus de maths ou de bio. Ca s’appelle la spécialisation dans une matière, alors que les PDE ont une formation généraliste (il existe d’ailleurs un tabou sur leur niveau en français qui n’est plus celui qu’il était du temps des Ecoles normales).
    Exiger le même niveau de master (c’est maîtrise en bon français d’avant notre gouvernement anglomaniaque) est à la fois démagogique, coûteux pour les parents, et pour le pays, sans aucune garantie de progrès, car les qualités pédagogiques ne sont pas proportionnelles au diplôme (comme vous l’avez fait remarquer), et sans garantie d’amélioration de salaire pour les instits. Cette réforme, c’est vraiment n’importe quoi.
     



  • Krokodilo Krokodilo 27 juin 2008 12:13

    Excellent ! je ne connaissais pas cette citation.

    En tout cas, cet exmeple est une excellent illustration de cette subtile analyse d’Adams

    Voici le récent rapport, favorable à l’apprentissage précoce des langues, mais curieusement indisponible en français :

    http://europa.eu/languages/fr/document/97/7

    Et l’ancien, officiellement favorable mais plein d’avertissements sur les risques éventuels, apparemment toujours disponible sur la Toile si on a le lien, mais pas franchement mis en évidence, c’est la version moderne du placard !

    http://ec.europa.eu/education/policies/lang/key/foreign_fr.html
     



  • Krokodilo Krokodilo 27 juin 2008 12:04

     kriki,

    Sur l’enthousiasme des enfants du primaire envers l’anglais, si j’en juge par ce que me rapportaient mes enfants, j’ai de sérieux doutes...

     

    Sur le Cadre commun par rapport aux tests, je trouve quand même que c’est une bonne avancée. Car les tests sont issus de boîtes privées je crois, et variables entre eux, privilégiant l’écrit et les QCM. Disposer d’une échelle consensuelle reconnue par tous les pays européens peut permettre de discuter sur des bases plus solides, à condition de l’utiliser honnêtement, sans surestimer le niveau réel. Tests et CECRL ne s’excluent pas, les deux peuvent être utiles.

    Un exemple, la discussion entre Skirlet et Xébèche sur le nombre d’anglophones dans le monde : ce mot "anglophone" ne veut rien dire du tout : parle-t-on de comprendre un titre de film, de piger une phrase sur deux dans une chanson, de balbutier avec des touristes sans comprendre un seul idiotisme, ou cela veut-il dire être capable de lire un journal économique et comprendre les infos télés, etc. ; etc ? Autant de gens, autant de niveaux différents. Les vrais polyglottes usent d’expressions prudentes : je suis à l’aise en anglais (le fameux "fluent"), je parle un peu russe, je comprends l’allemand, car il est bien difficile de préciser à quel niveau on se situe dans une langue. Une échelle commune, même imparfaite, est donc un progrès méthodologique. C’est pourquoi je regrette que le ministère s’apprête à dévoyer cet outil.

    Une langue étant ce qu’elle est, complexe et difficile à cerner, les tests donnent à mon avis une rassurante impression de précision (456 points sur 700, par exemple), mais ce n’est pas forcément plus fiable qu’une évaluation par un ou deux enseignants qui se baseraient sur cette échelle. Une évaluation décidée par un ou deux profs est peut-être plus subjective que les points d’un test comme le TOEIC, mais pas forcément plus fausse, car le CECRL donne aussi la possibilité de moduler en A2- , A2, et A2+ c’est-à-dire un élève en passe d’accéder à B1, etc. Le résultat dépend avant tout de l’honnêteté de l’évaluation sans chercher à tirer les résultats vers le haut ni à casser l’élève, mais simplement à tirer parti de cet outil pour aller vers un peu plus d’objectivité dans un domaine où on en est encore à commenter les sondages d’Eurobaromètre ! C’est pour ça que je pense que fixer des objectifs était une erreur, une double erreur si ces objectifs sont comme je le pense largement surdimensionnés. Tous les pays européens ne sont pas comparables, et vouloir obtenir les mêmes résultats en anglais que la suède ou la Norvège qui ont quasiment abandonné leurs langues (en tout cas en science et techniques) nous oblige à ces contorsions très peu scientifiques.
     



  • Krokodilo Krokodilo 27 juin 2008 11:29

    Dans le collège voisin, il y avait aussi en 6e une classe bilingue angl-all (ce qui revient à angl obligatoire…), mais elle a disparu car il n’y avait qu’une dizaine de candidats, insuffisamment pour faire une classe. actuellement, en 6e, c’est anglais ou anglais !
    Certains établissements secondaires passent aux groupes de niveaux en langue, peut-être va-t-on vers la fin des filières rigides LV1, LV2, au profit d’un système de modules de langue à valider, avec groupes de niveau inter-classes, plus difficiles à organiser mais permettant plus de souplesse et plus de diversité linguistique. C’est en tout cas mentionné dans divers rapports officiels. J’ai proposé en toute immodestie une réforme qui permettrait de respecter réellement la diversité linguistique, d’offrir un plus large choix de langues, en clair de laisser les gens étudier la ou les langues qu’ils souhaitent, à coût et effectifs constants, mais la liberté des langues est une idée trop révolutionnaire en ce moment…

    Au primaire, il y a effectivement parfois - rarement - un choix, et plus fréquemment en Alsace, plus souvent avec de l’allemand (même très loin de l’Allemagne) et/ou la langue régionale. C’est ce flou structurel qui permet aux médias de cacher la réalité, car l’anglais n’est pas toujours ni partout imposé, mais presque partout et presque toujours… subtilité à la française, là où l’Italie a purement et simplement légiféré.
    Pour le primaire, je suis totalement d’accord. En médecine, on est maintenant habitués à la médecine par les preuves, alors qu’en matière de pédagogie et plus particulièrement de langues, on lit plus d’opinions dogmatiques que d’études sicentifiques probantes ; or, pour l’apprentissage précoce, la seule chose prouvée c’est une meilleure aptitude musicale, et pour tirer profit de cela, le projet Evlang (Eveil aux langues, cf mon article) suffisait, une approche des langues non spécialisée dans une seule, mais axée sur la découverte d’autres alphabets, d’autres sons et prononciations, faite au besoin par un instit spécialisé comme il en existe déjà dans d’autres domaines.

    Un détail amusant : il y a qq années, l’UE avait commandé à un groupe d’experts un rapport sur l’apprentissage précoce des langues ; ce rapport concluait par un avis favorable, mais en le lisant, on était frappés par les précautions, les avertissements et conseils de prudence émis par ces pédagogues, au point qu’on pouvait le juger défavorable !

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17493

     On ne s’étonnera pas que l’UE en ait commandé un autre quelques années plus tard, également favorable, dont seul le résumé est disponible en français…

    Pour le français, d’accord aussi. Si j’en juge par les miens, les instits font quand même bien travailler les fondamentaux, comme disent les sportifs. Mais je pense qu’au primaire on devrait se contenter de garantir qu’ils ont tous bien compris la différence entre COD et COI, et reporter la description des divers compléments en 6e ou 5e, car ce ne sont finalement que des classifications, en plus discutées par les grammairiens qui reconnaissent qu’il y aurait plusieurs façons de les présenter.
    Un détail qui concerne à la fois les langues et le français : aucun instit ou prof de collège ne leur apprend clairement la notion d’accent tonique : en français parce que nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’y en a pas en français alors qu’il est sur la dernière syllabe, et en anglais parce que les profs ne veulent pas expliquer que dans cette langue il est variable au plus haut point et que c en’est pas le cas dans toutes les langues… Ils font également assez peu travailler la notion d’affixes, par exemple exercices de décomposition ou de création des mots en racines plus préfixes et suffixes.
     



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 18:10

    Encore un exemple de travestissement des faits (ça s’appelle un mensonge en français courant), cette fois-ci par une professeure à l’université de Nantes :
    "L’expérience de l’apprentissage précoce des langues étrangères a débuté sous le gouvernement Jospin en 1989. Mais il y a souvent un grand fossé entre les déclarations et leur réalisation. On constate que l’apprentissage se fait de plus en plus tôt mais il est cependant de moins en moins diversifié car l’anglais est la langue la plus choisie, au détriment des autres."

    http://www.20minutes.fr/article/239442/Nantes-Plus-la-langue-est-compliquee-plus-l-enfant-s-amuse.php

    Je regrette mais dans mon expérience de parent, jamais au primaire on ne nous a posé la question du choix des langues. Depuis la réforme improprement appelée "initiation AUX langues", c’est l’anglais qui est imposé à 86% des élèves, mais sans choix, le reste dépendant des hasards - région (Alsace surtout), ou possibilité de langue régionale, ou disponibilité de tel ou tel instit.
    C’est incroyable de manipuler ainsi la réalité, probablement parce qu’on ne veut pas l’aborder franchement.
     

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