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Laconique

Laconique

Ne te figure pas être sage.
 
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  • Premier article le 30/06/2012
  • Modérateur depuis le 17/07/2012
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Derniers commentaires



  • Laconique Laconique 16 août 2020 17:27

    @Gollum

    Hum... On a dévié du sujet, on est passé sur mon cas. Mais je l’ai bien cherché je suppose...


    Je trouve Pascal L plutôt sensé et bienveillant. Par ailleurs, l’apologie du christianisme serait assez facile à établir, mais ce n’est pas le lieu. L’intellect auquel vous tenez tant est une fonction seconde, limitée, valide dans un domaine très restreint. Ce n’est pas un absolu.



  • Laconique Laconique 16 août 2020 14:54

    @Gollum 

    Non, ce n’est pas du fantasme ou du délire religieux. Tout vient de là dans son cas. Elle a reçu une éducation religieuse qui lui a donné le sens des réalités invisibles, de ne pas rester à la surface des choses. Mais la théologie catholique est très équilibrée, elle ramène à l’incarnation, elle empêche l’esprit de s’égarer dans des délires. Et elle prêche l’humilité. Les tendances mystiques laissées à elles-mêmes, soumises aux influences du siècle (et quel siècle), conduisent forcément aux boursouflures de toutes sortes : égocentrisme, mégalomanie, illusion d’omniscience, cécité aux arguments opposés, etc. Si Mélusine était restée simplement et naïvement chrétienne, aucun de ces travers n’aurait pu se développer à ce point. Sa croissance se serait effectuée autour d’un tronc sain.

    Je sais ce que vous pouvez me répliquer : le christianisme développe au contraire l’orgueil, le sentiment de supériorité, etc. Gide s’en plaignait déjà à propos de Claudel, Jammes, etc. Du moins ces travers sont des déviations, tandis que dans le cas de la psychanalyse par exemple, l’égocentrisme est la norme, le but avoué.



  • Laconique Laconique 16 août 2020 11:55

    @Gollum

    Non, ce qui est très agaçant chez Mélusine, c’est cette manie bien féminine de fuir, d’esquiver, d’ignorer, dès qu’elle est mise en difficulté. Elle ne quitte pas sa posture d’omniscience péremptoire. Elle n’est pas là pour échanger, mais pour asséner ses vérités. Et elle puise à toutes les sources pour nourrir son ego : identité féminine, astrologie, religion, psychanalyse, elle mange à tous les râteliers.


    Ce devait être une jeune fille délicieuse, très prometteuse. Mais le « non » qu’elle a prononcé à la Vierge Marie a entraîné toutes les confusions et tous les travers à sa suite.



  • Laconique Laconique 15 août 2020 13:53

    O Marie,
    tu resplendis toujours sur notre chemin
    comme signe de salut et d’espérance.
    Nous nous confions à toi, Santé des malades,
    qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
    en maintenant ta foi ferme.


    Toi, Salut du peuple romain,
    tu sais de quoi nous avons besoin
    et nous sommes certains que tu veilleras
    afin que, comme à Cana de Galilée,
    puissent revenir la joie et la fête
    après ce moment d’épreuve.


    Aide-nous, Mère du Divin Amour,
    à nous conformer à la volonté du Père
    et à faire ce que nous dira Jésus,
    qui a pris sur lui nos souffrances
    et s’est chargé de nos douleurs
    pour nous conduire, à travers la croix,
    à la joie de la résurrection.

    Amen



  • Laconique Laconique 13 août 2020 19:13

    Leconte de Lisle, great poet :

    Quand le Nazaréen, en croix, les mains clouées,

    Sentit venir son heure et but le vin amer,

    Plein d’angoisse, il cria vers les sourdes nuées,

    Et la sueur de sang ruissela de sa chair.


    Mais dans le ciel muet de l’infâme colline

    Nul n’ayant entendu ce lamentable cri,

    Comme un dernier sanglot soulevait sa poitrine,

    L’homme désespéré courba son front meurtri.


    Toi qui mourais ainsi dans ces jours implacables,

    Plus tremblant mille fois et plus épouvanté,

    Ô vivante Vertu ! que les deux misérables

    Qui, sans penser à rien, râlaient à ton côté ;


    Que pleurais-tu, grande âme, avec tant d’agonie ?

    Ce n’était pas ton corps sur la croix desséché,

    La jeunesse et l’amour, ta force et ton génie,

    Ni l’empire du siècle à tes mains arraché.


    Non ! Une voix parlait dans ton rêve, ô Victime !

    La voix d’un monde entier, immense désaveu,

    Qui te disait : — Descends de ton gibet sublime,

    Pâle crucifié, tu n’étais pas un Dieu !


    Tu n’étais ni le pain céleste, ni l’eau vive !

    Inhabile pasteur, ton joug est délié !

    Dans nos cœurs épuisés, sans que rien lui survive,

    Le Dieu s’est refait homme, et l’homme est oublié !


    Cadavre suspendu vingt siècles sur nos têtes,

    Dans ton sépulcre vide il faut enfin rentrer.

    Ta tristesse et ton sang assombrissent nos fêtes ;

    L’humanité virile est lasse de pleurer. —

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