D’habitude, M’sieur Doctory, drapé dans une pose laïque, milite pour le droit au blasphème.. et ici.. il invoque la qualité culturelle pour s’y opposer.. Dans cette logique, l’a-t-on vu faire la fine bouche devant des caricatures de prophète sous prétexte qu’elles auraient été d’un piètre qualité artistique ? Non, bien sûr..
Je me souviens d’une mise en lien, sur l’un de ces articles traitant d’une sombre histoire de WC publics anglais.. vers un site où l’on voyait ce qui ressemblait à un Coran plongé dans une cuvette de chiotte. Ici, la dimension scatologique de l’humour ne semblait guère offusquer ses narines délicates..
Vous me direz, c’était pas subventionné par la ville de Paris..
Sinon, pour ce qui est du subventionnement de la culture par les mairies... Cela se débat lors de conseils municipaux auxquelles le public peut assister..
Par contre, les commandes par tonnes de vaccins inutiles aux labos amis... ce sont des dépenses d’un tout autre montant !
Cela fit pourtant longtemps débat dans l’Eglise... Avec longues discussions théologiques pour trancher sur la question :
« Le Christ était-il, ou non, propriétaire de sa tunique ? »
Nombre de mouvements millénaristes, condamnés comme hérétiques, réclamaient le partage des richesses en prenant comme exemple le partage des ressources dans la communauté des Apôtres..
Au bûcher ces Hérétiques ! Tranchèrent les Inquisiteurs... Mais bon, je vous l’accorde, c’était bien avant la publication du Capital et du Manifeste..
J’en connais d’autres qui se fatiguent pas trop pour gagner leur vie : certaine héritière.. qui en plus, perd la boule (C’est enfin reconnu officiellement) et qui, en plus file son pognon aux amis du triste sieur dont il est question ici !
On peut taper sur les RSistes.. Catégorie qui aujourd’hui regroupe tous les bénéficiaires de minima sociaux (Mère Isolée, Adultes handicapés bénéficiaires de l’AAH) dont la majorité vivote et ne correspondent guère aux fantasmes des tenants de la Droite Populaire (L’éternel légende du Rsiste déposé à sa Caisse d’Epargne à la vie dure).
Ca représente combien, au juste le RSA, dans le budget de l’Etat ?
Clopinettes !
Et si ces bouffées d’oxygène n’étaient pas dispensées... la dépense se retrouverait fatalement différée sur une autre ligne budgétaire.. Car, que faire aujourd’hui des surnuméraires, les emplois peu qualifiés étant aujourd’hui largement délocalisés ?
En n’oubliant pas que, au niveau assistanat, y a pas que les pauvres qui en croquent : aides fiscales en contrepartie d’investissements ciblés, suppression des charges aux entreprises sous condition, personnel de maison déductibles (merci les Chèques Emploi !)..
On trouve un autre exemple de ce type de « Justes » dans un ouvrage d’Annie Benveniste :
« Le Bosphore à la Roquette » (Editions l’Harmattan)
..consacré à la communauté « judéo-espagnole » (En fait, les Juifs de Turquie) de Paris.
Durant cette sombre époque dite de « l’Etat Français », les Juifs étrangers, puis français étaient comme on le sait livrés aux « bons soins » des Nazis.. mais tous les Juifs étrangers n’étaient pas déportables..
Ainsi, ceux protégés par un statut de ressortissant de nations « neutres », comme la Suisse, l’Espagne, la Suède et.. la Turquie, étaient intouchables.
Pour le cas des Juifs originaires de Turquie (principalement installés dans le quartier de la Roquette), certains possèdaient encore d’anciens passeports ottomans (d’avant 1922), rédigés en cette écriture de type arabe propre à l’empire d’avant la réforme de Mustafa Kemal.
Dans certaines familles, des déchirements.. parmi une même fratrie, certains naturalisés, d’autres titulaires d’un passeport de type « Nansen » (réfugiés), d’autres d’une sorte de nationalité française de seconde zone (carte d’identité tamponnée "Israelite du Levant) étaient sans protection.. Ceux qui n’avaient pu changer leurs anciens passeports turcs (ottomans) pouvaient échapper aux rafles..
Des scribes de la Mosquée de Paris établirent donc plus d’une centaine de passeports ottomans qui furent fournis sans aucune contrepartie à ceux que la haine raciste du moment voulaient envoyer à une mort certaine...
Sinon, lisez l’ouvrage... Un petit pan passionnant de l’histoire de la capitale..