• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

lagabe

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 809 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • lagabe 3 janvier 2012 12:48

    en clair , totalement d’accord avec vous et j’ai 6 autres articles de ce niveau



  • lagabe 3 janvier 2012 12:47

    TOUT est foutu : Et puis ; non. La semaine der¬nière, c’était le sommet de la dernière chance (voir p. V. On le clamait à la une des journaux : « Il reste dix jours pour sauver l’Europe ! » Aujourd’hui, sommes-nous sauvés ? Pas sûr. A peine le sommet achevé, les agences de notation dégradaient la note des banques. Et mena¬çaient de dégrader toute l’Eu¬rope. Pourquoi ne pas dégra¬der la Terre entière, et baste ?
    C’est curieux, cette atmo¬sphère d’apocalypse lente. Ces mauvaises nouvelles qui se succèdent par vagues inces¬santes. On a peur de tout. On ne fait plus confiance à personne. L’ambiance est plom¬bée. On n’y comprend plus rien. Sarkozy n’arrête pas de sauver la situation ; elle n’ar¬rête pas d’empirer. Il y a quelque chose qui cloche.
    Et voilà qu’au hasard d’un rangement de bibliothèque on retombe sur ce bref bouquin de Castoriadis. On le relit : Il date de plus de dix ana. Il parle d’aujourd’hui : « Les libéraux nous disent « il faut faire confiance au marché ». Mais ce que disent aujourd’hui ces néoli¬béraux, les économistes aca¬démues eux-mêmes l’ont ré-futé dans les années 30. Ils ont montré qu’il ne peut pas y avoir d’équilibre dans des sociétés capitalistes. » Qu’aujourd’hui la crise nous colle aux pattes. Rien d’étonnant, donc. « Ils ont montré que, tout ce que racon¬tent les libéraux sur les vertus du marché qui garantirait la meilleure allocation possible, qui garantirait des ressources, la distribution des revenus la plus équitable possible, ce sont des inepties ! » Mais, ces inep¬ties-là, on continue de les entendre tous les jours, même si au fond plus personne n’y croit. « L’humeur, la disposi¬tion générale est une disposi¬tion de résignation. » On laisse Sarkozy et Merkel s’activer pour réparer la machine eu¬ropéenne. Les peuples regar¬dent ça de loin : de toute façon, ils n’ont pas leur mot à dire. « Nous n’en sortirons que par la résurgence d’une critique puissante du système et une re¬naissance de l’activité des gens, de leur participation à la chose commune. » L’Europe, notre « chose commune » ? De moins en moins... Tout simplement parce qu’on ne sait pas dans quelle direction elle va. Sau¬ver l’euro ? réduire la dette ? arrêter de vivre au-dessus de nos moyens ? aller vers plus de solidarité, ou vers le cha¬cun pour soi ? Castoriadis, tou¬jours : « La société capitaliste ajourd hui est une socièté qui à mes yeux court à l’abîme à tout point de vue parce que c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, comme je l’appelle, doit savoir s’autolimiter. » C’est tout l’inverse aujourd’hui : ce ne sont pas les peuples qui dé¬cident de quelle autolimitation ils veulent, mais « les mar¬chés », comme on dit, qui nous imposent la rigueur, c’est-à-dire une limitation autoritaire, pas voulue, pas négociée, pas discutée, qui pèse sur les plus pauvres. « Je crois qu’actuel¬lement tout le monde dans la société -à part 3 ou 5 % — a un intérêt personnel et fondamental à ce que les choses changent. » Nous sommes les 99 %, disent les Indignés. Cas¬toriadis est mort en 1997. Ça fait du bien, une pensée tou¬jours vivante.
    Jean-Luc Porquet
    • Cornelius Castoriadis, « Post-scriptum sur l’insignifiance : en¬tretiens avec Daniel Mermet (Editions de L’Aube, 1999



  • lagabe 3 janvier 2012 12:46

    QUAND, en 1992, Deng Xiao Ping déclara : « Le Moyen-Orient a du pé­trole, mais la Chine a des terres rares  », tout le monde rigola. Aujourd’hui on rit jaune... La Chine, qui produit 97 % de terres rares, vient de com­mencer à fermer le robinet. Et on est mal. Sous le joli vocable de «  terres rares  » se cachent dix-sept mi­néraux aux noms poétises, néodyme, dysprosium, lan­thane, etc., qui partagent les mêmes caractéristiques : ils sont difficiles à extraire et à raf­finer, et les nouvelles technolo­gies en ont grand besoin. No­tamment, comme c’est bizarre, les technologies dites durables : le terbium est indispensable aux lampes à basse consom­mation ; sans néodyme on ne pourrait guère faire de moteurs de voitures électriques ni de gé­nérateurs pour éoliennes. Et d’autres métaux rares, que la Commission européenne vient de classer sur une liste de qua­torze « matières premières critiques  », sont eux aussi indispensables à la fameuse « croissance verte  » : le gallium est décisif pour les LED et les cellules solaires à haut rendement, l’indium est idéal pour les cellules photovoltaïques, etc. Ajoutons que la demande pour toutes ces raretés a explosé avec le high-tech (écrans plats, fibre optique, afficheurs à cristaux liquides, lasers, radars, etc.), et lon comprendra que Deng Xiao Ping avait vu juste.

    Et que les industriels occi­dentaux se mettent à paniquer.C’est dans ce contexte que vient de sortir un passionnant et très informé bouquin (1) sur la question, écrit par des centraliens, des ingénieurs donc, qui ne jurent que par la technique et dont on s’attend à ce quils nous promettent de trouver des solutions, grâce à la recherche, à l’innovation technologique, au recyclage, comme on nous le serine d’ordinaire. Stupeur : au contraire, ils détruisent mé­thodiquement toute illusion.

    1.  « Nous exploitons un stock fini » de métaux qui sépuisera bientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu’on ne le croit : dans dix à treize ans, par exemple, il ne restera plus d’indium.La « croissance verte  » qui viendrait apporter la so­lution à tous nos maux est un mythe : la course techno­logique et l’innovation créent un emballement de besoins en métaux, en particulier les plus rares, qui rend cette croissance non durable.

    2.  L’extraction des minerais requiert de plus en plus d’éner­gie, car ils sont de moins en moins concentrés. Or l’énergie, toujours moins accessible, exige de plus en plus de mi­nerais : nous venons tout juste d’entrer dans ce cercle vicieux.

    3.  Croire que le recyclage va tout régler est une erreur. « Il ny a pas de circuit sans perte.  » S’il peut freiner le gaspillage, le recyclage « ne pourra pas inverser la tendance  ».

    Et de conclure : « C’est donc sur le terrain du juste besoin et, par-delà, de la morale que devront se situer les progrès.  » Aaaargh ! si même nos meil­leurs ingénieurs se mettent à douter que la Sainte Technique et de la Sanctissime Croissance verte puissent nous tirer d’affaire



  • lagabe 1er janvier 2012 11:19

    extrait

    TOUT est foutu : Et puis ; non. La semaine der­nière, c’était le sommet de la dernière chance (voir p. V. On le clamait à la une des journaux : « Il reste dix jours pour sauver l’Europe ! » Aujourd’hui, sommes-nous sauvés ? Pas sûr. A peine le sommet achevé, les agences de notation dégradaient la note des banques. Et mena­çaient de dégrader toute l’Eu­rope. Pourquoi ne pas dégra­der la Terre entière, et baste ?

    C’est curieux, cette atmo­sphère d’apocalypse lente. Ces mauvaises nouvelles qui se succèdent par vagues inces­santes. On a peur de tout. On ne fait plus confiance à personne. L’ambiance est plom­bée. On n’y comprend plus rien. Sarkozy n’arrête pas de sauver la situation ; elle n’ar­rête pas d’empirer. Il y a quelque chose qui cloche.

    rien à dire de plus



  • lagabe 31 décembre 2011 15:05

    réfléchis un peu , remet toi en cause

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv