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  • lagabe 23 janvier 2012 18:46

    manifester pour faire quoi ?
    faut arrêter et faire une remise en cause totale de la société et d’abord de soi même



  • lagabe 23 janvier 2012 17:00

    TOUT est foutu : Et puis ; non. La semaine der¬nière, c’était le sommet de la dernière chance (voir p. V. On le clamait à la une des journaux : « Il reste dix jours pour sauver l’Europe ! » Aujourd’hui, sommes-nous sauvés ? Pas sûr. A peine le sommet achevé, les agences de notation dégradaient la note des banques. Et mena¬çaient de dégrader toute l’Eu¬rope. Pourquoi ne pas dégra¬der la Terre entière, et baste ?
    C’est curieux, cette atmo¬sphère d’apocalypse lente. Ces mauvaises nouvelles qui se succèdent par vagues inces¬santes. On a peur de tout. On ne fait plus confiance à personne. L’ambiance est plom¬bée. On n’y comprend plus rien. Sarkozy n’arrête pas de sauver la situation ; elle n’ar¬rête pas d’empirer. Il y a quelque chose qui cloche.
    Et voilà qu’au hasard d’un rangement de bibliothèque on retombe sur ce bref bouquin de Castoriadis. On le relit : Il date de plus de dix ana. Il parle d’aujourd’hui : « Les libéraux nous disent « il faut faire confiance au marché ». Mais ce que disent aujourd’hui ces néoli¬béraux, les économistes aca¬démues eux-mêmes l’ont ré-futé dans les années 30. Ils ont montré qu’il ne peut pas y avoir d’équilibre dans des sociétés capitalistes. » Qu’aujourd’hui la crise nous colle aux pattes. Rien d’étonnant, donc. « Ils ont montré que, tout ce que racon¬tent les libéraux sur les vertus du marché qui garantirait la meilleure allocation possible, qui garantirait des ressources, la distribution des revenus la plus équitable possible, ce sont des inepties ! » Mais, ces inep¬ties-là, on continue de les entendre tous les jours, même si au fond plus personne n’y croit. « L’humeur, la disposi¬tion générale est une disposi¬tion de résignation. » On laisse Sarkozy et Merkel s’activer pour réparer la machine eu¬ropéenne. Les peuples regar¬dent ça de loin : de toute façon, ils n’ont pas leur mot à dire. « Nous n’en sortirons que par la résurgence d’une critique puissante du système et une re¬naissance de l’activité des gens, de leur participation à la chose commune. » L’Europe, notre « chose commune » ? De moins en moins... Tout simplement parce qu’on ne sait pas dans quelle direction elle va. Sau¬ver l’euro ? réduire la dette ? arrêter de vivre au-dessus de nos moyens ? aller vers plus de solidarité, ou vers le cha¬cun pour soi ? Castoriadis, tou¬jours : « La société capitaliste ajourd hui est une socièté qui à mes yeux court à l’abîme à tout point de vue parce que c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, comme je l’appelle, doit savoir s’autolimiter. » C’est tout l’inverse aujourd’hui : ce ne sont pas les peuples qui dé¬cident de quelle autolimitation ils veulent, mais « les mar¬chés », comme on dit, qui nous imposent la rigueur, c’est-à-dire une limitation autoritaire, pas voulue, pas négociée, pas discutée, qui pèse sur les plus pauvres. « Je crois qu’actuel¬lement tout le monde dans la société -à part 3 ou 5 % — a un intérêt personnel et fondamental à ce que les choses changent. » Nous sommes les 99 %, disent les Indignés. Cas¬toriadis est mort en 1997. Ça fait du bien, une pensée tou¬jours vivante.
    Jean-Luc Porquet



  • lagabe 23 janvier 2012 16:59

    je vais me mettre en mode comptable pur
    Si on prend le PIB de la terre soit 60000 milliards de $ et que tu le convertis en € , ça donnera 600 euros par mois et ^par habitant soit 7200 €
    Si on compare par rapport au pib francais 30000 € en clair ça couvre juste les allocs familiales , la sécu , le chomage la retraite
    Quel que soit le candidat de gauche même mélenchon , leurs promesses seront des mensonges
    On vit trop au dessus des moyens de la terre de ce quelle peut nous fournir



  • lagabe 22 janvier 2012 09:56

    personnellement je m’en fous , combien de gens sont morts en voiture ce jour la , je pense beaucoup plus ,, donc non événement , fait divers



  • lagabe 19 janvier 2012 18:55

    IMMOBILIER La bulle qui ne crève Jamais

    AU MOMENT OÙ LES INSTANCES INTERNATIONALES souhaitent un rebalancement de l’économie mondiale, la France regonfle sa bulle immo¬bilière. On aurait pu penser que les effets pervers et destructeurs des bulles immobilières freineraient cette dynamique infernale. Le caractère irra¬tionnel du subventionnement public à la rente ? La nature improductive d’un surinvestissement dans un actif non pro¬ductif ? L’approfondissement des inégalités intergénéra¬tionnelles ? Le désastre américain, irlandais ou espagnol (sans parler du Japon depuis vingt ans) ? Non. Rien n’y fait. La baisse des taux longs a artificiellement resolvabilisé les acquéreurs. Heureux de prendre la vague, les primo-accé¬dants confondent l’amélioration de leurs conditions de logement et le fait de devenir propriétaire. C’est d’ailleurs le pro¬pre d’une bulle « réussie » que de faire croire aux perdants qu’ils sont des gagnants potentiels ou virtuels. Peu impor
    * C’est le propre d’une bulle
    « réussie » que de faire croire aux perdants qu’ils sont des gagnants potentiels ou virtuels.
    tent les paris implicites qu’ils font sur l’ensemble de leur cycle de vie. Peu importent les risques de moins-value (baisse de 50 % de la valeur des logements dans plusieurs grandes villes américaines), d’illiquidité et d’excessive concentra¬tion du patrimoine. Peu importe, enfin, le pari insensé fait sur la perspective de taux durablement très bas.
    Le long terme n’intéresse personne. Ni les politiques, ni les banques, ni la presse, ni - cela va de soi - les profes¬sionnels de l’immobilier. Les bulles immobilières camou¬flent et entretiennent notre déclin. Au lieu de donner une impulsion à une croissance portée vers l’innovation et la compétitivité, elles fabriquent de la fausse croissance à crédit, « calment » provisoirement les angoisses des pos¬sédants sur le financement des retraites et de la santé et leur permettent de mieux endurer la quasi-stagnation des revenus réels.
    La bulle immobilière est aussi le reflet de notre déclin car, indépendamment de la financiarisation et des incitations publiques procycliques, elle est alimentée par la peur et les illusions dangereuses et, à la fin, perdues

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