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lagabe

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  • lagabe 7 février 2012 09:27

    TOUT est foutu : Et puis ; non. La semaine der¬nière, c’était le sommet de la dernière chance (voir p. V. On le clamait à la une des journaux : « Il reste dix jours pour sauver l’Europe ! » Aujourd’hui, sommes-nous sauvés ? Pas sûr. A peine le sommet achevé, les agences de notation dégradaient la note des banques. Et mena¬çaient de dégrader toute l’Eu¬rope. Pourquoi ne pas dégra¬der la Terre entière, et baste ?
    C’est curieux, cette atmo¬sphère d’apocalypse lente. Ces mauvaises nouvelles qui se succèdent par vagues inces¬santes. On a peur de tout. On ne fait plus confiance à personne. L’ambiance est plom¬bée. On n’y comprend plus rien. Sarkozy n’arrête pas de sauver la situation ; elle n’ar¬rête pas d’empirer. Il y a quelque chose qui cloche.
    Et voilà qu’au hasard d’un rangement de bibliothèque on retombe sur ce bref bouquin de Castoriadis. On le relit : Il date de plus de dix ana. Il parle d’aujourd’hui : « Les libéraux nous disent « il faut faire confiance au marché ». Mais ce que disent aujourd’hui ces néoli¬béraux, les économistes aca¬démues eux-mêmes l’ont ré-futé dans les années 30. Ils ont montré qu’il ne peut pas y avoir d’équilibre dans des sociétés capitalistes. » Qu’aujourd’hui la crise nous colle aux pattes. Rien d’étonnant, donc. « Ils ont montré que, tout ce que racon¬tent les libéraux sur les vertus du marché qui garantirait la meilleure allocation possible, qui garantirait des ressources, la distribution des revenus la plus équitable possible, ce sont des inepties ! » Mais, ces inep¬ties-là, on continue de les entendre tous les jours, même si au fond plus personne n’y croit. « L’humeur, la disposi¬tion générale est une disposi¬tion de résignation. » On laisse Sarkozy et Merkel s’activer pour réparer la machine eu¬ropéenne. Les peuples regar¬dent ça de loin : de toute façon, ils n’ont pas leur mot à dire. « Nous n’en sortirons que par la résurgence d’une critique puissante du système et une re¬naissance de l’activité des gens, de leur participation à la chose commune. » L’Europe, notre « chose commune » ? De moins en moins... Tout simplement parce qu’on ne sait pas dans quelle direction elle va. Sau¬ver l’euro ? réduire la dette ? arrêter de vivre au-dessus de nos moyens ? aller vers plus de solidarité, ou vers le cha¬cun pour soi ? Castoriadis, tou¬jours : « La société capitaliste ajourd hui est une socièté qui à mes yeux court à l’abîme à tout point de vue parce que c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, comme je l’appelle, doit savoir s’autolimiter. » C’est tout l’inverse aujourd’hui : ce ne sont pas les peuples qui dé¬cident de quelle autolimitation ils veulent, mais « les mar¬chés », comme on dit, qui nous imposent la rigueur, c’est-à-dire une limitation autoritaire, pas voulue, pas négociée, pas discutée, qui pèse sur les plus pauvres. « Je crois qu’actuel¬lement tout le monde dans la société -à part 3 ou 5 % — a un intérêt personnel et fondamental à ce que les choses changent. » Nous sommes les 99 %, disent les Indignés. Cas¬toriadis est mort en 1997. Ça fait du bien, une pensée tou¬jours vivante.
    Jean-Luc Porquet
    • Cornelius Castoriadis, « Post-scriptum sur l’insignifiance : en¬tretiens avec Daniel Mermet (Editions de L’Aube, 1999



  • lagabe 7 février 2012 09:25

    LES DECLINOLOGUES PRENNENT LA PLUME
    L’Occident est fini, il doit céder son sceptre... Mais pourquoi maintenant ? Dans
    Civilization, The West andtheRest
    (« Civilisation l’Occident et le reste », publié en mars 2011 en anglais aux éditions Allen Lane), l’historien écossais Niall Ferguson identifie « six innovations clés qui ont donné à l’Occident l’avantage sur les autres civilisations : la concurrence, la science, le droit de propriété, la médecine, la protection des consommateurs, l’éthique au travail », résume Andrew Preston dans une critique du livre parue dans The Globe and Mail. Mais, après cinq siècles de domination occidentale, ces valeurs sont tombées en désuétude. Selon Niall Ferguson, l’Occident a dilapidé son propre héritage, causant les raisons de sa chute. Pour l’historien lan Morris, qui a publié en octobre 2010 Why the West Rules -For Now (« Pourquoi l’Occident domine pour le moment », publié en anglais chez Fanas, Straus and Giroux), la chute des civilisations, quelles qu’elles soient, est inéluctable. Passé un certain degré de développement, elles font face à un goulet d’étranglement et sont incapables de concilier leurs besoins avec la raréfaction des ressources et la dégradation de l’environnement. Or l’Occident est allé bien au-delà de ce seuil. Une « anomalie » qui pourrait prouver qu’il a su triompher de ce que lan Morris appelle ’le paradoxe du développement social".





  • lagabe 6 février 2012 09:21

    70 % des entreprises sont des PME et TPE et dont le patron gagne en moyenne moins de 5000 euros , pourquoi on parle toujours des grosses entreprises et des actionnaires



  • lagabe 5 février 2012 09:46

    le modèle du CNR a l’époque actuelle serait il tenable
    la réponse est NON

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