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  • lagabe 12 février 2012 09:54

    Parce que maintenant Goldman Sachs va gouverner, avec ses délégués largement honorés, directement à visage découvert et en s’exposant personnellement. Habituellement, ces messieurs de l’oligarchie préfèrent gouverner dans les coulisses, en mettant en avant certains de leurs hommes stipendiés et serviles, politiques rodés aux jeux de la démocratie. Ce triple coup d’Etat est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir.

    Comment cela ? Parce que Goldman doit s’assurer que l’Italie et la Grèce ne feront pas banqueroute et ne répudieront pas la dette. Les banques américaines ne les laisseront pas faire faillite et utiliseront tous les moyens pour l’empêcher, pour une raison bien précise.

    A peine le système bancaire américain s’était-il réjoui d’être peu exposé aux titres souverains européens (15 milliards), qu’il s’est rendu compte qu’avec les CDS (Credit Default Swaps), c’était une autre histoire. Les banques USA ont assuré des quantités importantes de la dette européenne – on dit qu’il s’agit d’au moins 250 milliards – en émettant et en vendant des quantités industrielles de CDS, produits dérivés qui prétendent fonctionner comme des assurances contre le risque de défaillance.

    Naturellement, c’est de la comédie, parce que ni Goldman Sachs ni les autres banques de fortune n’ont constitué des réserves correspondant à la moindre fraction du montant nécessaire pour payer les assurés, au cas où un pays souverain ne parviendrait plus à s’acquitter de sa dette. S’il advenait vraiment une défaillance, les banques de la galaxie américaine, à commencer par Goldman Sachs, imploseraient comme des supernovae (1), en donnant comme résultat des trous noirs qui attireraient dans leurs remous chaque réalité économique existante, si elle était basée sur le crédit.

    Les émetteurs de CDS américains ont réussi, d’un cheveu, à ne pas mettre à exécution les prétendues polices d’assurance souscrites par la Grèce, même si cette dernière s’est rendue coupable d’une défaillance partielle, dite restructuration. Les titulaires de BOT [Build-Operate-Transfer] grecs ont dû accepter un effacement de la dette de 50%. Mais, étant donné qu’il s’agit de banques européennes et que la perte des prêteurs a été définie comme volontaire, les émetteurs ont décidé de ne pas rembourser le sinistre. C’est ce qu’a décidé l’ISDA (l’International Swaps and Derivatives Association), qui est l’organe formé par les mêmes émetteurs de CDS, évidemment en leur faveur.

    C’est cet organisme bancaire privé qui a décrété rétrospectivement – post factum, cette règle dont personne ne savait rien – que lorsque les banques créditrices acceptent volontairement une amputation de leurs crédits, les CDS qui ont été achetés ne remboursent rien. Le trucage a réussi, de telle sorte que Goldman Sachs et compagnie n’ont pas été obligés de payer.

    Mais la réussite a été au-delà, dans le sens où tous les détenteurs internationaux de titres italiens, qui s’étaient couverts contre le risque avec des CDS américains, ont découvert que ces assurances – pour lesquelles ils ont payé un petit paquet de millions – n’assurent rien.

    C’est là, au moins en partie, la vraie raison pour laquelle les marchés ont commencé à se séparer des titres de la dette italienne (en les bradant) ou à réclamer un intérêt dramatiquement plus élevé pour les acheter : une augmentation prévisible pour un risque de défaillance dont on sait qu’il n’est plus couvert par les CDS. Les marchés de la dette ont été tous secoués, et le spread (2) sur la dette française a également augmenté, et toujours pour la même raison : les détenteurs croyaient avoir quelque protection en ayant acheté les CDS, et ils ont découvert qu’ils ne l’avaient pas.



  • lagabe 12 février 2012 09:53
    Goldman Sachs : le putsch du désespoir Hier à 08:49

    * petit article intéressant trouvé sur le net

    Goldman Sachs : le putsch du désespoir

    Le feuilleton chaotique de la crise poursuit son cours. Chaque jour un élément nouveau, contradictoire, imprécis, alarmiste, rassurant… est offert aux pauvres peuples européens, qui n’y comprennent plus rien, dirigés qu’ils sont par des eurocrates aux pouvoirs sans limites et aux décisions qui renient même la démocratie – l’épisode le plus spectaculaire étant celui du référendum grec.

    Polémia a reçu de son correspondant italien une communication intéressante par son originalité, qui montre comment est perçue en Italie l’arrivée de Mario Monti, et qui explique en quoi le triple coup d’Etat sur l’Europe (avec Mario Monti, Mario Draghi et Loukas Papademos) est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir. Cette tribune a été amputée de quelques phrases en début et en fin de texte, sans incidence sur la compréhension du contenu (voir en fin d’article).

    (…) Mario Monti, oui, il a étudié à Yale. Il a été commissaire européen pendant dix ans, tout d’abord au Marché interne et aux droits de douane, c’est-à-dire à leur suppression. Il a été coopté membre du Bilderberg et de la Commission Trilatérale. En 2005, il devient superconseiller international chez Goldman Sachs. Aujourd’hui, nommé sénateur à vie par le président italien Giorgio Napolitano, le communiste préféré des Américains, il accède aux fonctions de chef du gouvernement. Même s’il n’a pas, en soutien, les votes du parlement, il restera au gouvernement pour l’année et demie à venir.

    Mario Draghi est titulaire d’un doctorat d’économie du MIT, Massachusetts Institute of Technology. Comme fonctionnaire du Trésor, il a été chargé des privatisations italiennes, qu’il avait déjà organisées sur le yacht Britannia avec les banques anglaises, en secret, il y a un an. Depuis, mission accomplie, il a siégé dans nombre de conseils d’administration de diverses banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs. Fort de ce conflit d’intérêts, il a été nommé gouverneur de la Banque centrale européenne, la BCE.

    Loukas Papademos, nouveau premier ministre grec, est, lui aussi, diplômé du MIT. Il a enseigné à la Columbia University de New York, puis il a été conseiller de la Réserve fédérale de Boston (l’une des 13 banques qui constituent la FED). De 1994 à 2002 il a été gouverneur de la Banque centrale grecque : fauteuil qu’il occupait quand la Grèce s’est qualifiée pour entrer dans l’euro, grâce à des truquages comptables et à de faux conseils donnés par Goldman Sachs. Il a été vice-président de la BCE. Aujourd’hui il est premier ministre élu au parlement par les deux principaux partis grecs.

    Au gouvernail de la crise européenne, il y a donc trois Américains, formés dans deux des plus prestigieuses universités américaines dont ils ont assimilé l’idéologie enseignée. Membres de la superclasse mondialiste, tous les trois sont fortement liés à Goldman Sachs.

    Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?



  • lagabe 12 février 2012 09:45

    les US ont le même déficit total et annuel que la Gréce et je crois que ça se calme un peu du coté des marches , ils ont trop joué au pyromane
    Et si vous regardez la situation des anglais , elle est pas meilleure
    En clair c’est regarde chez le voisin et pas chez moi



  • lagabe 11 février 2012 17:52

    citation
    Il restera encore des gens pour voter FN : les plus bêtes ! En effet, s’ils s’étaient tournés vers Le Pen pour les valeurs traditionnelles de l’extrême droite, alors, Sarkozy est leur meilleur candidat.

    faux , c’est des gens autant déçus par la droite , que par la gauche

    et qui a cocufié le plus les ouvriers , la gauche

    prenez une carte électorale des années 60 et 70 , vos verrez que les zones ou on vote FN , était autrefois PC



  • lagabe 11 février 2012 09:08

    un de ses conseillers s’appelle BUISSON ancien de l’extrême droite et je pense que c’est le principal , source Canard enchaîné , donc à droite toute

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