• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

lagabe

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 809 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • lagabe 13 février 2012 17:31

    on n’en sait rien , donc on ne peut conclure et comme tout débat de socièté ou économique , personne ne connait tout les tenants et aboutissants



  • lagabe 13 février 2012 16:39

    qui a demandé à Golmann Sachs de truquer les comptes , les hommes politiques grecs et si on avait fait un référendum , la rentrée dans l’euro aurait été majoritaire
    oui Golmann Sachs est responsable mais la plus forte responsabilité est pour les grecs



  • lagabe 13 février 2012 16:26

    en un sens , si vous regardez la croissance et l’évolution des salaires en Gréce
    les 2/3 de la croissance reposait sur le consommation , donc sur du vent
    a lire La société obèse « Nouvelle Societe
    donc ils sont aussi responsable en parti des problèmes dans lesquels ils se trouvent
    L’Europe et les marchés financiers ont aussi leur part



  • lagabe 12 février 2012 09:55

    Et ce n’est là que la partie visible de l‘iceberg : il faut ajouter le shadow banking, le système souterrain dans lequel des entités non réglementées, situées dans des paradis fiscaux, émettent des produits dérivés dont la description nécessite des volumes entiers de formules mathématiques, et dont le but allégué est de gérer les risques des titres publics et privés sous-jacents. Le plus beau, dans ces produits, c’est que, selon leurs inventeurs, ils permettaient d’augmenter les performances en diminuant le risque. Or c’est le contraire qui s’est passé : lesdites entités augmentent le risque, parce qu’elles ont transféré les risques à un nombre limité de grands acteurs qui dominent le marché – et qui par conséquent concentrent tous les risques.

    Petits exemples.

    La Slovénie, sans la moindre faute, a été frappée de plein fouet par la crise de l’Italie et sa dette publique ne trouve pas d’acheteurs si ce n’est à des prix prohibitifs. La Hongrie s’attend à une aggravation du rating de sa dette, à laquelle succédera une dévaluation de la monnaie nationale, ce qui produira une augmentation du coût de son endettement, avec en plus, un autre engagement aux banques européennes qui en Hongrie ont trop prêté. Unicredit et les banques autrichiennes sont en première ligne du risque hongrois et peuvent s’effondrer d’un seul coup. Pour les banques françaises, surchargées de titres des PIIGS (3), nous savons déjà ce qu’il en est. Les banques allemandes ne se portent pas mieux, au contraire moins bien. Et toutes les banques européennes opèrent avec un levier de 26 à 1 (pour chaque euro, elles en ont 26 en prêt), bien plus élevé que les banques américaines.

    Les délégués de Goldman Sachs Europe sont donc toujours en retard d’un mouvement (comme l’est aussi l’UE).

    Ils se démènent autour de la Grèce et de l’Italie, mais désormais c’est l’Europe dans son ensemble qui est dans la ligne de mire des marchés.

    Un jour, si nous avons un avenir, les historiens se demanderont comment on a pu en arriver à l’implosion quand le remède pour la conjurer était si évident : interdire purement et simplement les paris sur les fluctuations des prix en prohibant l’usage de produits dérivés sans couverture. Ou bien, l’autre remède : l’effacement, au moins partiel mais substantiel, de la dette désormais inestimable (qui aurait aussi l’avantage de ne pas obliger Goldman Sachs à honorer ses CDS, en ce que la remise est volontaire).

    Mais non ! Nos patrons actuels ne voient pas et ne veulent pas de ces remèdes. Ils veulent prélever à jamais leur péage sur les peuples, jusqu’à les rendre exsangues. Dans la recherche du profit monétaire comme fin ultime, dans l’avidité démesurée du prendre sans jamais donner (typique des usuriers,), ils se sont mis dans la situation du risque systémique prévue par la théorie du chaos : le vol d’un papillon à Budapest qui provoque un tremblement de terre en Chine. (…)



  • lagabe 12 février 2012 09:55

    Certains analystes anglais et américains se sont étonnés de cette poussée imprévue de méfiance sur l’Italie, un pays – ont-ils écrit, comme par exemple Evans-Pritchard du Telegraph le 9 novembre 2011 – «  qui aura une primaire active en 2013 » (éloge posthume et involontaire à Tremonti), une richesse de familles supérieure à celle de l’Allemagne et une dette privée bien moindre que la moyenne des Européens. Comment se fait-il qu’un pays qui a des fondamentaux aussi bons puisse être considéré comme insolvable ?

    Le fait est que la tempête sur l’euro s’est transformée en cyclone.

    Les taux d’intérêt que l’Italie doit supporter sont devenus véritablement insoutenables, proches de la banqueroute, pour le troisième débiteur mondial et la troisième économie de l’UE. Du point de vue de Goldman Sachs (et de ses affiliés américains), il faut absolument empêcher que l’Italie ne fasse faillite ; s’il en est autrement, les banksters américains devront honorer l’engagement pris, en vendant leurs CDS, c’est-à-dire, en quelque sorte, en remboursant le sinistre, avec leurs propres deniers, qui n’offrent même pas la disponibilité nécessaire, et de loin.

    Combien ?

    Personne ne le sait exactement, vu que 85% du marché des dérivés se fait over-the-counter (c’est-à-dire en dehors des marchés boursiers) sur accords au cas par cas entre client et assureur, par conséquent sans laisser de trace comptable à la vue des régulateurs (qui dorment). Il existe en outre une quantité non définie de CDS nus (naked), c’est-à-dire vendus à des gens qui ne possèdent pas les titres d’assureur : ces non-possesseurs, eux aussi, devront rembourser si l’Italie fait faillite.

    Au jugé, on peut dire seulement ceci : que notre défaillance vaporiserait instantanément les capitaux des banques d’affaires américaines, et même plusieurs fois leurs capitaux et provoquerait l’implosion complète du système bancaire supranational – qui est le véritable insolvable dans cette affaire. Ce n’est pas par hasard si Warren Buffett a qualifié les dérivés d’ « armes de destruction massive  ».

    C’est la raison pour laquelle Goldman Sachs ne permettra pas à l’Italie de faire faillite ou de restructurer la dette : il en va de sa vie. C’est pourquoi il a mis directement des hommes à lui au gouvernail des points névralgiques européens qui comptent.

    On en a vu la conséquence tout de suite : à peine avait-on appris le nom de Monti comme administrateur délégué d’Italie que les marchés ont fait descendre le spread sur les titres italiens. En réalité, il s’agissait d’un ami de Mario Draghi qui a fait acheter par la BCE des fournées de titres italiens pour faire voir que les marchés ont tellement confiance en Monti.

    La Grèce est maintenant sous administration contrôlée de Goldman-Papademos, pour la même raison : une banqueroute involontaire contraindrait les banques américaines trafiquantes de CDS à payer.

    Soyons-en certains : Monti ne se limitera pas à imposer des impôts financiers et patrimoniaux et des privatisations. La situation est tellement dangereuse pour Goldman qu’il devra aussi chercher à jouer sur la croissance du pays, parce que sans une croissance du PIB – les banquiers le savent très bien – le service de la dette ne peut pas être soutenu. Ils ont intérêt à nous étayer. Ils le feront avec toutes les thérapies qu’ils connaissent, eux… Qui sont erronées (*).

    D’où la vraie grande bonne nouvelle. La plus tragique : Monti – et la douzaine d’experts européens et du Fonds monétaire qui sont venus à Rome pour contrôler, les vrais ministres de son ministère – ne réussira pas à redresser notre situation, et Draghi et Papademos ne réussiront pas non plus. La défaillance est inéluctable.

    C’est une simple question de mathématique. Il existe un rapport entre la croissance du PIB et les intérêts sur la dette publique. L’Italie ne peut pas payer 7% d’intérêts sur une dette de 1.900 milliards, sans une croissance, disons, de 3% par an. Cette croissance qui tient du miracle économique, il est impossible de l’atteindre : surtout avec la récession qui menace l’Europe tout entière, qui se remarque par le ralentissement des exportations allemandes.

    Mais le facteur le plus dangereux est désormais le risque systémique. Le système financier lui-même l’a cultivé et l’a fait augmenter, en se lançant dans une interconnexion si enchevêtrée, si opaque et si enchaînée que personne ne comprend plus où ni comment elle finira. Il suffit de se rappeler que les banques italiennes et grecques sont pleines de BOT nationaux : traditionnellement, c’était là un facteur de stabilité financière, et une contribution importante de l’épargne nationale au financement de la dette ; aujourd’hui, c’est devenu une menace supplémentaire, qui impose aux Etats déjà extra-endettés de soutenir leurs banques devenues insolvables par la baisse de la valeur de leurs actifs.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv