Je confirme : vous n’y comprenez rien. La substitution de la Foi à la Loi est un fondement du christianisme.
"14 De nouveau Jésus appelle son monde. Il leur dit :
— “Écoutez et tâchez de comprendre. 15 Tout ce qui est extérieur à l’homme ne peut pas le rendre impur ; ce qui le rend impur, c’est ce qui est sorti de lui. 16 Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !”
17 Lorsque Jésus a quitté la foule et rentre à la maison, les disciples l’interrogent sur cette sentence. 18 Il leur dit :
— “Vous aussi, vous êtes bouchés à ce point ? Ne
comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut
le rendre impur ? 19 Cela ne va pas au cœur, mais au ventre, et finit sur le fumier.”
Donc, pour Jésus, tous les aliments devenaient purs.
— “Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. 21 Car du cœur sortent les réflexions malveillantes, 22 les
prostitutions, les vols, les assassinats, les adultères, la soif
d’argent, les méchancetés, les perfidies, la débauche, l’envie, les
blasphèmes, l’orgueil et la démesure. 23 Toutes ces choses mauvaises viennent du dedans et rendent l’homme impur.«
(Évangile selon Marc 7,14-23)
Par ailleurs, toute l’épître de Paul aux Galates traite de la question de l’application de la Loi juive (circoncision, interdits alimentaires) aux chrétiens. Conclusion :
»23 Jusqu’à la venue de la foi, la Loi nous tenait sous clé, attendant le moment où la foi ferait son apparition. 24 La Loi nous conduisait à l’école, celle du Christ, pour que, par la foi, nous devenions droits au regard de Dieu. 25 Mais quand la foi est là, nous n’avons plus à suivre celle qui nous mène à l’école" (Galates 3,23-25).
Jeanne d’Arc n’était pas une femme (c’est impossible, sinon elle aurait combattu les seins nus comme les Femen). Par ailleurs ce n’était pas une bergère, elle n’a pas vécu au XVe siècle et ne s’appelait pas Jeanne. En fait elle est toujours vivante et tient un bar à bières belges dans la banlieue de Toulouse (ai-je oublié de préciser qu’elle ne venait pas du tout de Lorraine).
« Ne doutons pas que la prochaine majorité balayera l’ineptie accordée »
Permettez-moi de douter, au contraire. Le PS avait hurlé contre la réforme des retraites de la droite, et elle n’a rien changé en revenant au pouvoir. Il en sera de même pour la droite qui utilise la contestation contre le mariage gay pour essayer de se remettre en selle, mais qui en réalité n’en a rien à cirer.
Chacun est dans son rôle, libéraux culturels d’un côté, libéraux économiques de l’autre, qui font semblant de se chamailler pour le spectacle mais ne défont jamais ce que l’autre a fait.
Hu, hu, hu... Encore un qui a trop
écouté les chroniques de jean-Pierre Gaillard quand il était
petit. Outre le catéchisme du libéral ordinaire, vous tentez d’embrouiller le message avec quelques perfidies
que je me permets de relever :
1/ Essayer de soulever les
« minorités » (jeunes, femmes, vieux, pauvres...) contre
les « hommes blancs de 30-45 ans » de la classe moyenne (vous auriez rajouté
« hétérosexuels », j’aurais cru avoir encore affaire à un communiqué du
lobby LGBT). Voilà qui vous donnerait des airs progressistes à peu
de frais, si ce n’est que ça leur fera une belle jambe, à ceux qui
sont exclus du système, de savoir qu’ils ne sont plus les seuls à
être pétrin.
2/ Ajouter à ces minorités
opprimées... celle des « riches » ! Très amusant,
mais ça vous démasque complètement.
3/ La dénonciation de la complexité
et de la longueur du code du travail : alors là, ce n’est pas
moi qui vous donnerai tort. Moi aussi, je verrais bien un code du
travail à 40 articles, sauf qu’ils ne seraient peut-être pas
rédigés comme les vôtres. Reste à savoir pourquoi le droit du
travail a subi cette inflation législative. Peut-être simplement
parce qu’on dissimule depuis l’apparition du capitalisme un fait
pourtant fondamental : la condition des travailleurs (salaire,
durée du travail ou autre) est fonction du rapport de forces entre
les classes sociales et non de la négociation entre deux individus.
La classe sociale des travailleurs
étant historiquement en position d’infériorité, on a voulu, pour
éviter une révolution, lui aménager ses conditions de travail par
la loi. Loi que les capitalistes ne cessent de vouloir contourner, ce
qui implique de nouvelles lois pour boucher les trous, et ainsi de
suite, pour aboutir au code à 4 chiffres que nous connaissons.
Or il se trouve que sur ce point je
vous rejoins : vouloir protéger les salariés par le code du
travail dans un système où les rapports de force entre travail et
capital sont dissymétriques est illusoire sur le long terme. A terme, c’est le rapport entre les classes et la notion de propriété qu’il faudra réformer.
4/ La comparaison avec un autre pays,
forcément au désavantage de la France, ce vieux pays forcément
sclérosé. Or précisément en Suisse les rapports entre classes
sociales ne sont pas les mêmes qu’en France, ce qui explique qu’on
puisse avoir éventuellement de bonnes conditions de travail avec un
droit plus souple (cela dit, votre histoire de code du travail de 40
pages est une invention).
Il existe une infinité de
contre-exemples de pays qui cumulent absence de droit du travail,
misère et oppression (c’est même plutôt la règle en ce bas
monde).
Tout cela étant dit, je conçois
sincèrement les difficultés éprouvées par les très petites entreprises
pour faire face à des lois conçues pour le grand capital. Reste
qu’au lieu de pester contre cette réglementation, les petits patrons
(qui sont aussi des travailleurs) feraient mieux de se retourner
contre le système qui rend ces lois nécessaires.
Alors peut-être les « gens » pourront « s’organiser librement » sans l’intervention de l’Etat.
C’est pas pour les défendre, mais l’honnêteté oblige à préciser que les deux députés FN ont voté contre l’ANI (contrairement à l’UMP qui s’est hypocritement abstenue).