• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Le péripate

Le péripate

Ouvrier.
 
Politics is the art of looking for trouble, finding it, misdiagnosing it, and then misapplying the wrong remedies
Groucho Marx
Contre les subventions, le protectionnisme, les plans de relance économiques, les “bailouts”, le lobbying, les banques centrales, la monnaie fiduciaire, les brevets, et toutes les autres interventions de l’État dans l’économie qui visent à procurer un avantage particulier à un groupe d’individus au détriment des autres. C'est simple, non ?

 

 

Tableau de bord

  • Premier article le 30/10/2006
  • Modérateur depuis le 05/12/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 6 11717 728
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 580 375 205
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • Le péripate Le péripate 10 novembre 2007 10:30

    Cela devient une habitude : à l’heure du supposé « trou » de la Sécu qui légitime l’instauration de franchises médicales et de listes de médicaments à ne plus rembourser, l’argent de la protection sociale est de plus en plus en souvent détourné de sa fonction première pour servir à régler des conflits ou satisfaire des appétits privés.

    C’est Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, qui avait déjà utilisé cette manne pour apaiser rapidement la grogne des praticiens libéraux face à la flambée de leurs primes d’assurance : grand seigneur, il décida que la Sécurité sociale en assumerait les 2/3, soit 20 millions d’euros par an d’argent public ainsi offert aux compagnies d’assurances privées, rien que pour satisfaire une profession plutôt pas mal lotie...

    On s’étonne de l’engouement soudain de Nicolas Sarkozy pour les marins, bien moins lotis que les chirurgiens (déjà, il avait choisi de maintenir leur régime spécial de retraite ainsi que celui des mineurs). Afin de calmer leur grogne et limiter l’impact de la flambée du gazole sur leur activité, il leur a promis « la mise en œuvre immédiate d’une exonération totale des cotisations patronales et salariales pour aider les marins-pêcheurs et les navires sur une durée de 6 mois pour commencer ». Une disposition chiffrée à 21 millions d’euros par trimestre pour la sécurité sociale, et qui sera reconductible si le prix du gazole continue de progresser.

    Variable d’ajustement. Or, selon le calcul des pêcheurs, cette somme ne parviendra qu’à réduire le coût du litre... de 0,04 € seulement. Et, selon le Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) qui a exprimé son « profond désaccord » avec cette promesse, la mesure est même « dangereuse » car, une fois de plus, « aucune garantie de compensation, au profit des régimes de protection sociale, des exonérations annoncées n’est à ce jour apportée par l’Etat ». La CNAV rappelle que « les cotisations sociales ne doivent pas servir de variable d’ajustement au règlement des conflits sociaux ou des difficultés économiques rencontrées par certaines entreprises ou professions ». Elle souligne à juste titre que « ces régimes, dans leur ensemble, constituent à travers les prestations qu’ils servent, des éléments fondamentaux dans la cohésion et la solidarité nationale et sont des vecteurs essentiels du développement économique de notre pays ». Il est clair que la sécurité sociale n’est pas et ne doit pas être une alternative au problème du pétrole !

    Vache à lait. On remarque que, depuis quelque temps, au nom des politiques de l’emploi successives, les exonérations de « charges » accordées aux employeurs sont devenues systématiques : en 2006, elles ont représenté 24 milliards d’euros (pas des millions), puis 28 milliards cette année et elles coûteront 32 milliards l’année prochaine ! Tout cela pour un impact sur la création d’emplois somme toute limité, et des trappes à bas salaires bien confortées. La Cour des comptes critique régulièrement ces dispositifs inévalués et incontrôlés qui aggravent la dette de l’Etat envers les régimes sociaux. Son président Philippe Seguin lui a récemment rappelé que le montant de ses dettes non réglées envers la Sécu se monte déjà à « près de 9 milliards d’euros »... Cependant, le gouvernement invoque un (faux) déficit pour culpabiliser l’ensemble des assurés sociaux et demander aux malades de mettre toujours plus la main à la poche !

    Flop. De plus, la Commission européenne vient de déclarer incompatibles avec les règles communautaires de l’UE les aides annoncées de Nicolas Sarkozy pour les marins-pêcheurs. En effet, Bruxelles estime qu’elles sont une atteinte au principe de la non-intervention des politiques dans le champ de l’économie, visant à ne pas entraver le principe fondamental de la « concurrence libre et non faussée » ! Pourtant, notre Président a défendu bec et ongles le nouveau traité européen qui sacralise ces principes que 55% du peuple Français a rejetés en 2005.

    La « méthode Sarkozy » nous prouve une fois de plus que l’intéressé signe des textes qu’il néglige d’appliquer (à force de vouloir faire vite, trop vite, il en méconnaît visiblement le contenu...). On se contentera de sourire à cet effet d’annonce qui risque fort de ne pas aboutir, en pleine montée de mouvements sociaux divers et variés.

    Je crois que c’est clair.



  • Le péripate Le péripate 10 novembre 2007 10:15

    Quand je pense aux dimanches matins humides gaspillés à distribuer ce qui devait devenir un torchon blairiste, j’ai les b...



  • Le péripate Le péripate 9 novembre 2007 20:01

    @ Fred

    Tout celà est juste. Mais ces points de détails ne doivent pas masquer l’essentiel qui est que le système n’est pas en faillite. Sur les points annexes, nous n’en finirions pas de détailler les options, baisse du chômage, deplafonnement des cotisations des hauts salaires,etc...

    Quand à dire que les transferts des salaires vers le profit ont été faits pour améliorer l’investissement, les faits ne plaident pas en la faveur de cette idée. mais aborder ici les raisons de l’abandon du compromis fordiste nous entrainerait trop loin.

    @ Nemo

    Dont acte. Je me suis exprimé de manière un peu ... cavalière.

    Pourtant, il y a bien une leçon qui est récitée, c’est celle d’un système qui serai absolument à réformer, et la necessité qu’il y aurai à responsabiliser les malades. d’ailleurs, et ça a son importance, cette idée est tellement insuffisante que le coup de la vignette auto nous est refait.

    Etatisation. L’originalité de la gestion paritaire, c’est.... la démocratie. Il y a si longtemps qu’il n’y a pas eu d’élections à la sécu, que nous avons oublié.

    Le pouvoir corromps. Le pouvoir absolu corromps absolument. C’est pourquoi ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier est plutôt une bonne idée. Et voter, c’est d’une certaine manière responsabiliser. Voter sur le budget de la secu sans mélanger avec la défense, ou l’école, etc, c’est une idée de démocratie participative qui a été abandonnée, sans que nous nous en rendions même compte. Dommage.



  • Le péripate Le péripate 9 novembre 2007 19:18

    Heureusement qu’il y a les centristes pour rire un peu en ce moment...

    Donc la machine de guerre des gens raisonables se mets en place. Comme le centriste, c’est le monsieur qui vous dit qu’il y a des bonnes idées à prendre partout, je suggere un brin de démocratie, un rien de méritocratie, un zeste de scrutin proportionnel nappé de scrutin majoritaire, une bonne dose de pouvoir personnel, une sortie fléchée vers les maroquins, et un costume de moralité indignée. Si il y a un problème pour réunir les ingrédients, demandez à Hollande, il connait la recette.



  • Le péripate Le péripate 9 novembre 2007 18:59

    L’auteur est adhérent, mais pas militant, mais il fait un article de militant, en s’excusant... un centriste quoi ! smiley

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv