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Le péripate

Le péripate

Ouvrier.
 
Politics is the art of looking for trouble, finding it, misdiagnosing it, and then misapplying the wrong remedies
Groucho Marx
Contre les subventions, le protectionnisme, les plans de relance économiques, les “bailouts”, le lobbying, les banques centrales, la monnaie fiduciaire, les brevets, et toutes les autres interventions de l’État dans l’économie qui visent à procurer un avantage particulier à un groupe d’individus au détriment des autres. C'est simple, non ?

 

 

Tableau de bord

  • Premier article le 30/10/2006
  • Modérateur depuis le 05/12/2007
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Derniers commentaires



  • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 08:52

    Bien sûr que l’essence chère va limiter la consommation pour... les fauchés. Et remplir les fouilles des pétroliers, et permettre à l’Etat de limiter son déficit aggravé par ses cadeaux aux riches...

    Mais, pourquoi ne pas avoir une vraie politique de la ville, avec des logements aux loyers abordables ? Ah oui, le rêve du français est, parait-il, d’être propriétaire. Donc il file à la campagne. Donc on lui construit des autoroutes pour qu’il puisse bruler son essence dans les bouchons. Et il doit chauffer sa petite maison individuelle...

    On laisse tomber le train pour promouvoir le TGV, avec moins de gares, et qui consomme 64 fois plus. Mais, c’est de l’électricité, donc du nucléaire.

    Serions nous une dictature si nous disions aux constructeurs« pas de voitures qui consomme plus que tant ? » « Pas de logements insuffisament isolés ? » L’argent de l’Etat ne serait-il pas bien employé à financer ces changements plutôt que d’exonerer à tour de bras les cotisations sociales, d’accorder des aides à des entreprises en pure perte ?

    L’écologie a bon dos.



  • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 22:02

    Pour les pressés, la conclusion :

    Sauver les retraites exige moins d’inventer une nouvelle tuyauterie financière que de revitaliser l’idée de solidarité et de réaffirmer que faire société suppose de préserver entre les individus quelque chose digne de leur donner une existence collective.



  • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 21:53

    Tenir le discours de l’apocalypse démographique et nourrir la chronique du désastre annoncé ; puis commander aux politiques publiques d’apporter leur « contribution » active aux tensions financières des régimes de protection sociale, par exemple en multipliant les mesures à exemptions de cotisations sociales, et ainsi, par une invraisemblable stratégie de paupérisation délibérée, aggraver les difficultés objectives de la répartition ; enfin, lorsque la situation est « mûre », c’est-à-dire les esprits suffisamment inquiets et l’état des caisses de retraite suffisamment dégradé, avancer la solution de rechange clé-en-mains : la capitalisation bien sûr.

    Puisque la démographie est l’épouvantail, que le raz de marée annoncé des « vieux » est le fonds sur lequel a misé la capitalisation pour frapper les esprits et jeter l’inquiétude, c’est d’abord sur ce terrain qu’il a fallu se battre pour restaurer un peu de calme. Comme de juste, le rapport Charpin annonce à grand bruit l’explosion du ratio de dépendance vieillesse (retraités sur actifs) : de l’indice 100 en 1995 à 182 en 2040. Mais une projection ne vaut que ce que valent ses hypothèses.

    Car évidemment la dynamique de ce ratio et sa valeur terminales sont hautement sensibles aux hypothèses macroéconomiques, notamment en termes de croissance, de productivité et d’emploi, et il suffirait que celles-ci s’avèrent un peu moins délibérément lugubres pour que le paysage global des retraites en soit substantiellement changé. C’est bien ce que font apparaître les projections réalisées par Dupont et Sterdyniak2 qui considèrent une croissance prévisionnelle du PIB de 2,5% et des gains de productivité de 1,8% - hypothèses qu’on aurait du mal à qualifier d’extravagantes -, avec à la clé un taux de chômage revenant à 5% en 2019 (puis supposé constant au delà), et en bout de course un ratio de dépendance vieillesse qui passe de 51,6% en 1997 à 82,6% en 2040, soit une variation de 60% au lieu des 82% du rapport Charpin.

    Le ralentissement démographique défavorable à une extrémité de la pyramide des âges produit symétriquement des effets contraires à l’autre bout (moins d’enfants et de jeunes à la charge des actifs) et, pour peu que le nombre des chômeurs, autre composante de cette population, décroisse à son tour, alors les tendances de la dépendance économique n’ont plus rien à voir avec celles de la dépendance vieillesse : loin d’exploser, son ratio caractéristique commence par décroître puisque, parti de 126% en 2000, il passe à 110% en 2018, pour remonter ensuite lentement et atteindre 135% en 2040, soit une croissance globale d’un peu plus de 7% sur la période. Pas de quoi sonner l’alarme, et même mieux : pour les dix sept ans à venir, l’économie générale de la protection sociale (envisagée lato sensu) s’améliore - on sent bien que ça n’est pas là un résultat fait pour être agréable aux vaticinations de la capitalisation.

    On peut lire la suite sur le site de Frederic Lordon, économiste. Si on est curieux, bien sûr.



  • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 21:15

    Très juste JL. J’ai admiré l’habileté du stratagème qui consiste à lier les cotisations sociales (pas des charges, attention aux glissement sémantiques) aux difficultés des patrons pêcheurs . On pourrait se demander de quoi se mêle l’Etat ? Payera t-il la difference ? Personne n’en parle. Enfin, ça c’est de la politique : 1 les pêcheurs reprennent le travail, 2 pour le public est renforcé l’idée que les pêcheurs croulent sous les « charges », 3 un pas de plus est fait vers la ruine programmée des retraites et de la Sécu. Sur que C. Bebear se frotte les mains !



  • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 21:05

    Et Dupont Aignan n’a pas eu l’investiture de l’UMP. Enfin, Sylvain Reboul peut souffler, il n’y aura pas de vote sur cette resucée de TCE. Mais, partant de là, pas de légitimité non plus. La désobéissance civile est à l’ordre du jour. Il faut relire Gandhi.

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