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Le péripate

Le péripate

Ouvrier.
 
Politics is the art of looking for trouble, finding it, misdiagnosing it, and then misapplying the wrong remedies
Groucho Marx
Contre les subventions, le protectionnisme, les plans de relance économiques, les “bailouts”, le lobbying, les banques centrales, la monnaie fiduciaire, les brevets, et toutes les autres interventions de l’État dans l’économie qui visent à procurer un avantage particulier à un groupe d’individus au détriment des autres. C'est simple, non ?

 

 

Tableau de bord

  • Premier article le 30/10/2006
  • Modérateur depuis le 05/12/2007
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Derniers commentaires



  • Le péripate Le péripate 8 novembre 2006 22:41

    Ce qui serait interressant, c’est le numero de son portable....



  • Le péripate Le péripate 5 novembre 2006 11:49

    Merci Patrick Adam de cette réponse, que j’apprécie.

    Je suis également un « fan » de René Girard, dont j’ai décortiqué tous les ouvrages, ainsi que nombre d’autres travaux qui réutilisent son hypothèse. Il est donc au minimum amusant de voir que des postulats identiques peuvent amener à des conclusions sensiblement différentes.

    Il me semble que le débat s’organise autour de cette notion de communautés, que c’est là le point où les malentendus et les incompréhensions naissent.

    Cette notion de communauté n’est pas naturelle dans le contexte républicain français. La France est, avec l’Espagne et le Portugal, un des pays au monde qui connait le plus de mariages mixtes. Ceci est confirmé par l’existence du Bresil et du Mexique, nations presque complètement mélangées.

    Cette notion de communautés est, en fait, anglo-saxonne. La tolérance anglo-saxonne est une tolérance du chacun chez soi. C’est un apartheid.

    Le démographe E. Tood explique la Revolution française par la structure familiale anthropologique du Bassin Parisien, libéral et égalitaire. Mais le pourtour de la France, lui, est autoritaire et inégalitaire (comme en Allemagne, par exemple).

    L’influence de ces zones est en rapport avec l’alphabétisation, et le niveau des études secondaires.

    La première gauche est du premier type. La deuxième gauche, qui arrive à l’expression politique dans les années 80, vient, elle, du catholicisme social, de cette frange autoritaire et inégalitaire du pourtour français. C’est cette deuxième gauche qui importera du monde anglo-saxon cette notion de communauté. C’est alors que l’on voit, à gauche, apparaitre l’idée du droit à la différence. Mais, cette idéologie va être profondément anxiogène dans le contexte français.

    C’est alors, que de manière paradoxale, on peut voir un discours nationaliste de droite rejoindre un discours laïc de gauche, au nom de l’égalité.

    Retrouver les valeurs françaises de la Revolution, c’est retrouver cette articulation entre liberté et égalité, assez unique dans le monde. C’est aussi, assimiler en silence, sans placer quiconque devant l’obligation de l’intégration, et sans tenir de discours culpabilisant sur la différence.

    Bien sur, ceci est une ébauche, et je n’ai nulle prétention à l’exhaustivité.

    Amicalement,

    Le Peripate



  • Le péripate Le péripate 5 novembre 2006 10:51

    J’ai vu quelque commentaires sur la démographie. Il y a là un cliché à démonter.

    L’idée d’une planète qui explosera sous la pression démographique est une idée fausse.

    Les démographes savent maintenant que les sociétés suivent, de manière universelle, un parcours alphabétisation, transition démographique. Toutes les sociétés ont ou auront ce trajet. Toutes les sociétés qui ont achevés leur transition démographique voient leur taux de renouvellement devenu inférieur à celui qui est nécessaire au strict maintien de la population.

    D’autres sociétés n’ont pas encore achevées ce processus. Comme un navire sur son erre, la population mondiale va encore continuer à augmenter. Mais, il est maintenant à peu près certain que le danger qui nous menace est plutôt la dépopulation.



  • Le péripate Le péripate 5 novembre 2006 10:41

    Nous avons la croissance (faible d’accord), et nous avons le chômage. Toutes théories qui affirme que la croissance est la solution au chômage est une théorie dite de la percolation. C’est à dire, pour faire court, qu’une partie de la population s’enrichissant, le reste devrait suivre. En fait, dans le meilleur des cas, c’est sont des emplois de « domestiques » et « d’avocats » que l’on voit apparaitre. C’est le cas de figure nord americain. Il est donc très difficile d’affirmer scientifiquement que la croissance est la solution au chômage.

    Comme d’autre part, il est à peu près certain que cette croissance est nocive à la planète, une reflexion s’impose.

    D’abord, sur l’idée même de croissance. En effet, si je prends ma voiture pour aller au travail, que je roule en moyenne à 15km/h (comme un vélo), que je doive travailler en partie pour rembourser mon crédit, que je fume un paquet de clopes parce que j’ai les nerfs de ne pas trouver de place pour me garer, que je suis hospitalisé suite à un infactus du aux clopes et aux Mac Do, et si en plus un pétrolier s’est échoué, et que mon entreprise a obtenu le contrat de nettoyage du littoral, nous aurons eu de la croissance... Mais sommes nous plus heureux pour autant ?

    Un autre exemple. Si dans le yaourt que je mange, les fraises viennent du Maroc, ont voyagé jusqu’à l’usine au Danemark, puis, toujours en camion, jusqu’en Italie pour être mis en pot, puis encore jusqu’a ma superette, toujours en camion, de la croissance, des emplois auront été fabriqués, mais quid du bonheur, quid des hérissons sur les routes ?

    Je pense très sérieusement que l’équation croissance = emploi est une fausse évidence.



  • Le péripate Le péripate 4 novembre 2006 23:28

    @Patrick Adam, à propos de sa réponse à Brigetoun.

    Vous ne dites pas que les salopards qui ont incendié le bus de Marseille étaient musulmans. Dont acte.

    Mais.

    Vous articulez dans votre article deux parties, qui, en théorie, devraient faire sens.

    Après l’introduction proprement dite, vient la partie consacrée à l’incendie criminel.

    Ensuite, la partie consacrée à AC Le Feu. Derrière une partie liminaire, vient ensuite ce qui semble être le coeur du sujet, ce que vous appelez la revendication identitaire. C’est à cet endroit du texte que l’islam fait son apparition.

    Si l’on débarrasse le texte de ses enluminures, il semble bien que vous articulez l’incendie à la partie islam des doléances d’Ac le feu.

    On peut donc comprendre aisément que Brigetoun, sans doute moins au fait que vous aux subtilités de la rhétorique, a, en fait, très bien compris votre propos.

    Mais, stricto sensu, vous ne l’avez pas dit.

    Je ne m’attends pas à une réponse de votre part, vous jugerez certainement ce post comme un troll. Et je n’ai pas envie de subir non plus vos insultes. J’écris ceci seulement parce que j’estime que cela doit être dit.

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