Mi octobre chez nous, ils ont installé jouets et chocolats.... Dehors au soleil il faisait 28° à 30°, les gens se promenaient entre les rayons en tee shirt... J’imaginais les chocolats fondre et se parer d’une pellicule blanchâtre de sucre.
« La folie qui nous entoure n’est pas humaine je vous assure, elle n’est qu’une manifestation singulière de la région des morts. »
Vous voulez dire comme Werber dans son roman « Depuis l’au dela » que des âmes errantes agissent à travers les malades psy (en l’occurence des schizophrènes) ?
ps : ce roman est génial et plein d’humour sur un sujet plutôt effrayant, je conseille
Ce n’est pas une excuse effectivement.. toutefois, cela engendre une frustration qui s’ajoute aux autres problèmes, isole aussi (vie sociale et affective réduite à néant bien souvent)... bref c’est un facteur de risque parmi tant d’autres à prendre en compte à mon avis.
La pauvreté (avec de la solidarité, de l’affection, du soutien) ne mène pas toujours au délit. ajoutez y la violence familiale, la maladie parfois, le sentiment d’abandon qu’il soit réel ou pas, et vous aurez tous les ingrédients pour faire d’un gentil petit môme un délinquant.
On en a connu un ici (mais il ne doit pas être une exception) qui se faisait comme vous dites « défoncer » (je l’ai su bien plus tard, helas trop tard pour faire quelque chose) par son père à la moindre connerie (une assiette qui tombe, un mauvais résultat scolaire... résultat des courses il a égorgé notre voisine, pour 10 euros en plus (qu’elle lui avait prêté, qu’il refusait de rendre)
un môme qui ne connait que les rapports de force donc (le plus fort frappe le plus faible en l’occurence l’enfant l’ado) reproduira le shéma ou exprimera cette violence d’une autre manière (alcoolisme, consommation quotidienne de drogues, bref des comportements suicidaires).. vos sociétés cités en exemples n’en sont pas moins violentes, c’est larvé ou cela s’exprime en cercle fermé. Bref de vraies cocottes minutes.
Enfin, c’est un modèle de société dont on essaye de sortir... (de bonnes conditions de vie ne sont pas non plus une garantie contre la violence des jeunes.)
De toute façon, on peut prédire quels sont les mômes qui disjoncteront plus tard.. quelque soit l’origine et le milieu social... à observer comment les familles les élèvent : désintérêt pour l’enfant pour diverses raisons, brimades, coups, aucun encouragement, carences affectives et absence de dialogue... (remplacé par des engueulades)
Bref, il faudrait plutôt agir en amont que de ramasser les pots cassés.. après chacun voit midi à sa porte et le modèle de société qu’il veut pour les générations futures...