L’histoire de la cananéenne me semble inappropriée au sujet....
Tandis que les enfants incrédules méprisaient « le pain », cette païenne l’implorait pour en avoir. Sa foi fut récompensée par la guérison instantanée de sa fille.
par ailleurs, ce « pain » fut ensuite distribué aux nations.
Cette photo n’est pas représentative de la diversité.... il y manque les éléments féminins majoritaires de mon quartier en tenue « correcte » et quelques hommes à la pilosité généreuse en pantalon court...
Ce qui dans la vie réelle mais non fantasmée n’est pas possible pour cause de mixité....ou si vous voulez de présences d’hommes étrangers à la famille, qui pourraient par mégarde s’asseoir à coté d’elles voire leur adresser la parole... ce qui ne se fait pas.
dans la vie réelle, tu organises la fête des voisins (avec cakes avec et sans jambon histoire d’être attentionnée et que personne ne se sente oublié), invitation pour tout le monde bien sûr, et tu te retrouve in fine avec pour tout un quartier : 1 couple moderne et trois mères célibataires, issus de la diversité...
Après chacun est libre de se la jouer repli identitaire (culturel, religieux comme vous voulez)
in fine, cela donne du vivre côte à côte mais pas vraiment ensemble...car le fameux ensemble demande de la réciprocité....
ca ne se bouscule pas non plus pour venir en rando avec moi... malgré les invitations, je me retrouvais avec une téméraire (qui a dû se faire recadrer, elle est devenue invisible à l’heure du départ), et quelques adolescentes... a ma grande tristesse, ces dames, d’un naturel aimable majoritairement, et leurs filles ne connaissent rien de la région en dehors des limites du quartier/poste/collège/marché... ne s’aventurent pas en forêt donc, je ne sais pas pourquoi....
Je me rabat donc sur les mômes à qui je dois pour certains apprendre à vaincre leurs peurs et venir faire des calins à ma nouvelle petite chienne très affectueuse avec les enfants....
Souvent, je me demande pourquoi je persiste à vouloir créer et maintenir du lien social dans l’optique d’un basique relationnel mixte un jour (qui va de soi dans le milieu professionnel)... alors que devant les piètres résultats obtenus en mode loisir nature partagés, je pourrais jeter l’éponge et me replier sur une ile bretonne et y cultiver et les salades et l’entre soi...
Nos politiques et les théoriciens du vivre ensemble doivent avoir une cervelle de colibri c’est pas possible autrement...car la réalité va à l’inverse de leurs désirs même si une minorité s’émancipe du joug communautariste....
On a fabriqué une société ou tout un chacun est prié de trouver normal de vivre et de faire vivre ses enfants dans un air constamment pollué par des flots incessants de voitures ou de fumées d’usines..
Une société dans laquelle, l’eau se doit d’être traitée pour pouvoir être bue... L’eau la source de vie, remplie aujourd’hui de nos résidus chimiques (produits ménagers, industriels, médicamenteux, et comestiques (teintures chimiques)...
Une société que je nommerai l’Absurdie, dans laquelle, on récolte les bouteilles plastiques... dans des grands sacs en plastique ! (vu dans le jt hier) et donc ou nous fabriquerons des contenants polluants pour récolter d’autres contenants polluants..
ou le moindre espace vert est bétonné... ou le paysage urbain (aujourd’hui d’une médiocrité architecturale, d’une laideur à faire pleurer), dévore les campagnes,
Dans ce monde là, la jeunesse est priée de consommer dans son clapier de banlieue, sa p’tite maison dans un ilot de béton, et de se taire.. de ne pas exprimer son malaise, son mal être quand celui ci devient trop grand, trop envahissant..
De s’adapter...
En absurdie, on ne crie pas, greta ! On n’exprime pas son émotion, on ne laisse pas éclater sa colère aussi légitime soit elle. On va sagement s’asseoir sur les bancs de l’école afin de devenir un bon futur consommateur docile, sous anti dépresseur quand consommer ne suffit plus à procurer un semblant de bonheur..
Ta frimousse en colère sur tous nos écrans soporifiques, Cela bouleverse l’ordre établi, ca fait sortir le mouton de sa zone de confort...
S’il y avait un mot pour la résumer, c’est « indomptable », une tigresse....et je crois bien qu’elle l’est restée malgré le temps qui passe, qui a certes marqué ses traits comme il marque ceux des êtres qui ont choisi de rester « vivants »..
Oui, elle aurait pu, elle la femme libre, sans concessions avec elle même et avec autrui, rester figée dans l’apparence comme tant d’autres îcones refusant l’outrage des ans, aux lèvres gonflées, au visage tiré, sans expression, tel un masque mortuaire...
Sans doute est ce qu’on attendait d’elle, égoistement.. qu’elle triche et use d’artifices pour nous éviter de nous sentir rattrapés par les ans, nous aussi en la regardant..
Là aussi elle s’est affranchie de tous les codes, de toutes les attentes.. On l’a cru superficielle alors qu’elle n’est qu’authenticité, on l’a cru égoiste alors que son dur combat contre la souffrance animale démontre au contraire qu’elle possède un coeur et que celui ci est grand comme l’univers...
selectif ce coeur ? oui, mais qui ne l’est pas à part les saints et les hypocrites ?
Il y a de cela une dizaine d’années alors que j’écrivais tranquillement en clôturant mes phrases d’un point, un seul... L’inspiration s’en est soudain allé on ne sait où
J’avais beau chercher, me creuser la cervelle ; rien ne venait...
C’est alors qu’un mot, un seul, s’est présenté à mon esprit... Il était, me dit il, le représentant et l’avocat de ses semblables que j’avais - ajouta t’il avec un soupir - parfois malmenés, souvent ignorés, et comble de l’horreur que je m’étais appropriée, méprisant ainsi la somme de travail que ceux ci fournissaient dans un but philanthropique qui semblait échapper à bon nombre de mes semblables...
Mais ce n’est pas là le pire ! continua l’empêcheur d’écrire en long en large et en travers... Tu nous parque, comme des moutons ; Toi qui aime tant ta liberté, tu nous enferme à double tour entre une majuscule et un point... Invention de tes semblables pour signifier que tout est définitif, que le sujet est clos. oui Tiens regarde ! tu n’est jamais fichue de nous épargner ce point après « clos » même par inadvertance, c’est dire...
— Mais mais mais, si je met des points de suspension à la place des points (quand j’y pense), vous allez tous vous échapper et ne jamais revenir ! tentais-je de plaider (maladroitement je l’avoue)
Nous crois-tu ingrats ? continua mon tortionnaire... Certes nous irons vaquer à nos propres occupations, pratiquer nos propres loisirs, tenir conseil, bref, mener notre propre vie une fois que nous serons lus... Mais cela, personne n’en saura jamais rien, car nous revenons toujours et autant qu’il est nécessaire, rapidement et discrètement...
Ce jour là, nous scellâmes un accord
Secret bien entendu...
enfin... jusque là ! ;)
Tiens, une délégation !? Je vais voir ce qu’il veulent et je r............................................. ;