Peut etre pouvez vous donner quelques précisions quand à ce mode éducatif différent ? Tous mes enfants (qu’ils soient garçons ou filles) savent coudre un bouton ou faire sommairement un ourlet, cuisiner au moins basiquement, changer un bébé, repasser leur linge, peindre et bricoler un minimum ..) cela en fait des adultes autonomes et pas unisexes du tout :)
« Je me demande aussi comment les choses se sont constituées : le culturel devenant cellulaire par répétition et imprégnation ? Ou le culturel serait-il l’émanation de la biologie ? La question reste ouverte. »
je me la suis posée cette question... en gros « l’oeuf ou la poule » ? sans réponse... :)
Je ne maitrise pas trop bien le langage psychanalytique, aussi vous ne m’en voudrez pas, j’espère si je fais simple ?
En raison des différences physiques, hormonales et cérébrales garçons et filles ne sont pas semblables ni dans leur apparence physique ni par leur façon d’appréhender les choses. c’est un fait certain.
En tant que parents ne sommes nous pas là pour leur transmettre surtout les valeurs fondamentales qui permettent de vivre en société et notre amour ?
Il ne s’agit nullement de copier la femme, ni de l’ériger en modèle à suivre mais cette histoire d’identité me parait obscure...
Je vais faire crier certains mais tant pis.. est-ce inscrit dans les gênes que l’homme doit uriner debout ? n’est ce pas plutôt parcequ’il a son père ou ses frères en exemple ??? Lorsqu’ils sont tous petits et pas encore en âge de se mouvoir seuls, l’éducation au pot fait que garçons et filles urinent tous assis... est ce donc par mimétisme que l’enfant agit autrement lorsqu’il peut marcher ? est ce parcequ’ un adulte lui dit : " tu es un garçon donc tu fait pipi debout ???
ceci était juste un exemple.. assis ou debout ce n’est pas important... mais imposer bêtement l’un ou l’autre parce que cela doit etre ainsi ou, dans le premier cas pour ne pas salir la cuvette des toilettes me parait stupide...
S’il s’agit de cela nous contribuons à transmettre quelque chose qui n’a rien à voir avec l’identité mais plutôt avec l’idée que l’on se fait du comportement qu’un enfant doit avoir pour exister aux yeux de la société en tant que garçon ou fille... ce qui inévitablement engendre des différences de traitement..
Pour résumer le fond de ma pensée : bien entendu il faut définir l’identité sexuelle d’un enfant... sinon on court le risque qu’un garçon pense pouvoir porter plus tard un bébé comme sa maman ou bien qu’il attende à la puberté que lui pousse de la poitrine :) et pour une fille amenée a voir l’appareil génital d’un garçon, croire qu’elle est incomplète... (et paf le fameux complexe freudien :)
Mais n’est il pas suffisant de dire à celui ci : tu as des muscles et plus de force physique qu’une fille, tu as un pénis et elle un vagin et ta voix sera plus rauque que celle ci... idem pour la petite fille...
Le reste appartient à la personnalité de l’enfant.. qu’il se construit en choisissant parmi ses référents masculins ou féminins et parmi son entourage des éléments qui, en se rajoutant à l’acquis, en fera un être unique...
Proposons donc, pourquoi pas, un mode éducatif plus ouvert et diversifié...
et peut etre qu’un jour on arretera de traiter les garçon au tempérament enclin à la douceur, de tapettes ou de pédés, peut être les hommes cesseront de croire que les filles naissent avec la vocation du ménage ou du repassage inscrit dans leurs gènes.. et qu’on pourra se voir enfin comme étant avant tout des êtres humains que nous soyons de sexe feminin ou masculin plutôt que de rester figés dans ces rôles qui ont fait leur temps...
Il n’y a pas que du mauvais dans ce genre d’éducation... dommage que cela vire à l’extrême dans cette école !
On ne peut pas gommer les différences entre filles et garçons, la nature est ainsi faite que l’agressivité (sans connotation péjorative) est une des caractèristiques des hormones mâles, que celle ci a son utilité (sauf bien entendu dans les cas de dérèglement.)..
la chose qui me parait intéressante par contre, c’est l’opportunité du modèle éducatif suédois d’offrir aux enfants de sortir des rôles et comportements imposés justement en fonction de leur sexe...
Un garçon qui joue à la poupée (s’il en a envie bien sur) ne deviendra pas homosexuel plus tard pas plus qu’une fille qui joue avec des petits soldats...
Il y a eu comme cela un conditionnement transmis au fil des siècles de générations en génération qui fait qu’on a fait croire aux filles qu’il n’était pas dans leurs compétences ou leur rôles de bricoler par exemple et aux garçons qu’ils n’avaient pas à recoudre un bouton (qui sait il allait peut etre en apprenant un minimum de couture devenir gay ?)
On a fait violence à des générations de petits garçons en leur disant : « ne pleure pas, sois un homme mon fils ». réprimant par là même une émotion naturelle...
Bref l’éducation était stéréotypée...et elle l’est encore dans bien des familles..
L’idéal étant de laisser l’enfant faire ses propres choix.. et ne pas orienter ceux ci... proposer mais pas imposer...
Quel est la part de l’inné et celle de l’acquis dans nos modèles de société, je me le demande puisque nous enfermons nos enfants dans des rôles qui varient en fonction de nos traditions, de notre vécu, de nos transmissions au point que je me demande si tout ceci finalement ne s’inscrit pas dans les gênes au fil du temps modifiant nos comportements dés la naissance...
Cette émission très intéressante nous montre une approche différente de l’éducation à la suédoise et du mode de vie suédois en général... Il y a beaucoup de choses dont nous pourrions nous inspirer à profit....