Tous mes oncles et tantes sont partis comme ça... sauf mon père.. Une sorte de géotrouvetou qui a installé dans sa cave une machine à mouvement perpétuel d’une dizaine de mètre de long avec des contrepoids qui pèsent comme un ane mort, des machins et des bidules récupérés à droite à gauche et qui forment un ensemble hétéroclite et surprenant...
Bref, celui ci un jour se voit lui aussi attaqué par le crabe..Hopital, traitement, désolation dans la famille en le voyant fondre jour après jour...
Le traitement échoue.. Tout le monde pense que c’est la fin.. C’est alors qu’un professeur (grand ponte respecté et craint de tous dans son service) passe le voir..
Mon père épuisé ouvre un oeil, les oreilles et entend le grand homme lui présenter « le menu »...c’est à dire « le traitement de la dernière chance »...
Le ras le bol s’empare alors de l’auteur de mes jours, celui ci se redresse soudain sur son lit et déclare, en pétard, tout de go :
« Y’en a marre de vos conneries et de vos traitements de m..... Moi je me casse d’ici !! joignant le geste à la parole avec son bras...
L’autre devient tout pâle croyant que mon père lui avait fait un »bras d’honneur« et voilà que les deux en viennent presque à se battre... :)))
Retour à la maison donc.... et guérison complète...
(attention : ce n’est pas un exemple à suivre.... :)
@Easy
J’apprécie énormément vos façons de voir les choses et votre lucidité sur nos automatismes et formatages... vous êtes ce que l’on appele un »être éveillé" :)
C’est un article plein de pudeur.. finalement il est plus facile de parle de sexe que du cancer et de cela que ca engendre comme boulersements dans la vie d’un malade et de son entourage...
On est là se sentant impuissant, ne sachant que faire que dire... alors on prend des conseils de peur d’être maladroit et de pas pouvoir soutenir efficacement celui qui souffre...
et là, les conseils sont pour la plupart : il ne faut pas en parler ! (s’enquérir de la souffrance, de la peur du malade) et orienter les conversations sur autre chose... distraire, papoter pour ne rien dire, sourire, faire le pitre, se montrer fort !
En ce qui me concerne, confrontée à cela dans ma vie (des proches), j’ai eu tout faux là... j’ai pleuré comme une madeleine, ait materné (bon faut dire aussi que je suis plutot mère poule de nature :) ait fait le clown pour faire rire... enfin un méli mélo qui m’a laissé oscillante entre culpabilité de ne pas être à la hauteur et questionnement permanent lorsque ma spontanéité prenait le dessus...
et trouver ces bon dieu de mots pour faire comprendre à l’autre que l’on peut entendre les aveux d’abattement, d’effroi et de colère qu’il ressent... qu’il peut les exprimer et qu’il n’a pas à les réprimer pour « nous épargner » parce que dans cette p... de société le mot d’ordre est « souffre en silence », soit positif, ne pleure pas, ne crie pas.. tait tes émotions !
Des sociétés ou on ne crie pas, on ne hurle pas sa colère, on ne met pas en mots ce qui vous bouffe émotionnellement mais qui finit par s’exprimer en maux.. ne servent pas l’humain mais un modèle qui nie de plus en plus notre nature profonde...
Ne dis t’on pas d’une femme qui vient de perdre son mari et qui, stoique en apparence ne laisse couler que quelques larmes vite essuyées : quelle dignité !!!
article courageux, couillu (je maintiens) , sans concession... du lourd quoi !
Quelle arme que l’auto dérision et là, je dois reconnaitre que tu es passé maître... j’en suis toute éblouie ;)
« Se sont pas fait chier les Doc’s ; Zont cambriolés une bille de roulement volée sur les roues du scooter du mec responsable des livraisons d’organes à implanter de l’hosto... »
MDR !
C’est l’histoire d’un « crabe » qui n’avait pas le sens de l’humour ; du coup, il ne pouvait que capituler et se rendre...
c’est ce que j’aurais fait à sa place, tu es trop fort !
"...Toutes les femmes que j’ai connues intimement aimaient par moment être dessus, mais elle avaient un orgasme plus fort (en général, car il y avait quelques exceptions) quand elles pouvaient s’abandonner à mon mouvement (à moi d’avoir le bon mouvement). Et comme homme l’orgasme est plus fort si je suis dans la position du mâle qui cherche que si je suis dessous.
Je pense qu’il y a là une piste à creuser«
Sans doute êtes vous plus à l’aise dans un role de »dominant« .. mais apparemment vous n’avez pas peur de »mettre en danger« votre identité sexuelle ou de perdre votre virilité en acceptant également la position »dominé« ...
On est loin de la position du missionnaire imposée par l’église là.. :))))
cela va sans doute être dur à creuser, je vous conseille à ce propos l’excellent livre intitulé » La plus belle histoire de l’amour« chez Points.. écrit par plusieurs historiens...
on y découvre des choses surprenantes comme la pudibonderie des romains dans leur vie conjuguale, romains qui pourtant allaient aux thermes ensembles hommes et femmes et possédaient des esclaves sexuelles...
Après, nous sommes issus de spermatozoides »dominants", homme ou femme, à la base il y en a un qui a su s’imposer , etre plus rapide ou plus malin que les autres... :)
A propos de ces dames, j’ai lu quelque part qu’au moyen age, ce genre de pratique était habituelle... depuis, nous portons petites culottes et jeans et la chose s’avérerait surement problématique :)))