Dans cette affaire de « vrai travail » qui vise évidemment à discréditer les chômeurs censés ne pas « réellement » chercher d’emploi, je citerai Hugo :
« Le travail ne peut être une loi sans être un droit »
Bonsoir, c’est tout moche de voir une évocation de voitures fabuleuses créées par des mécaniciens de talent basculer vers des banalités sur les transports, fussent-ils automobiles. on ne parle pas de moyens d’aller d’ici à là, le propre du circuit étant de ne mener nulle part en terme de géographie. On parle d’un vecteur de plaisir, un plaisir aussi sensuel (puisque le corps tout entier est sollicité), qu’intelligent (la trajectoire, la gestion de la machine, la tactique) et qu’esthétique, autant dans la perfection des éléments mécaniques et de leurs agencements que dans la beauté des carrosseries sculptées par l’aérodynamique et formidables des forces qu« elles contiennent. un temps où le but (point à atteindre) n’est pas seul à compter, mais au contraire second après le plaisir du parcours, l’objectif en simple filigrane et le présent pleinement vécu, une dimension philosophique du »carpe diem", de l’attention portée à ce qui est en train de nous occuper, de vouloir vivre le moment au lieu de le laisser se dissiper dans une attente.
Au delà, ou en deçà de l’effet réel de la politique de ce président , il reste la profonde humiliation d’avoir été représenté, car c’est bien le fonctionnement de la démocratie, par l’immense vulgarité, fabriquée ou naturelle ,de ce président-vedette, ou people-président, et cela, il était temps que cela cesse,
Travailler plus pour... mais qui donc travaille pour Soi ??? Pour faire le Père Noël, oui, un peu, mais l’essentiel n’est-il pas ce qu’on apporte par sa présence... et qui s’oppose donc au temps passé ( vendu ? perdu ? ) au travail ...
Pour autant, que vient faire la spiritualité dans tout ça ??? Le travail fait société, sans plus, et élève l’homme au rang de citoyen, conscient qu’il y a outrance et ridicule à creuser piscine quand d’autres dorment sous les étoiles, à élaborer un dîner « presque parfait » quand certains visitent les boîtes à ordures, et qu’il n’est pas question de « collaborer » aux visées d’une firme, mais de participer à la marche du monde, tout simplement