Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
« ... je préfère les gens qui relatent un vécu... »
Oh... mais je peux te raconter l’odyssée de ce, désormais, ami cubain qui a fui l’île il y a maintenant 15 ans et qui garde toujours en souvenir la chambre à air de la roue d’un camion sur laquelle il a erré deux jour en mer avant d’être repêché par les garde-côtes américains.
« Avant 1959, ils vivaient dans l’opulence et la liberté... »
C’est bien gentil ton homme de paille, mais les faits sont têtus : avant 1959, non seulement les Cubains n’essayaient pas de fuir l’île à tout prix comme aujourd’hui, mais des dizaines de milliers Européens (Espagnols, Italiens, etc.) y émigraient chaque année jusqu’à la veille de la prise de pouvoir par les castristes.
« Si Cuba a un meilleur système de santé aujourd’hui, c’est parce qu’elle a toujours été comme ça. Déjà avant le putch castriste. »
Tout à fait. Les cocos aiment bien nous bassiner avec cet aimable conte selon lequel le régime castriste aurait apporté la médecine au peuple cubain. Balivernes que tout cela : avant 1959, Cuba avait déjà le taux de mortalité infantile le plus bas d’Amérique latine et était même en meilleure position que des pays comme la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, l’Espagne ou l’Australie. En nombre de médecins par habitant, Cuba se trouvait au 3e rang de l’Amérique latine, juste derrière l’Argentine et l’Uruguay, et devançait déjà les États-Unis ou était comparable à la Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas.
« ...pourquoi ne parlez vous donc pas également du prix de la médecine cubaine par exemple. »
Oh.. la médecine à Cuba. C’est vrai, ça coûte pas cher. Mais on n’a rien non plus. Faut apporter soi-même ses draps, ses médicaments, etc. Parce qu’un pays qui connait une pénurie de savon et de papier hygiénique n’a rien à offrir en médecine au peuple - sauf pour la nomenkatura du régime, of course.