Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
Tu as tout à fait raison. J’avais inclus cela dans la « régulation et supervision des services bancaires et financiers » par la banque centrale. Dans un article, il faut bien résumer.
Le Panama n’a nul besoin de garantie des États-Unis puisque chaque dollar acquis par les Panaméens l’a été en échange d’un bien ou d’un service. Comme l’a été chaque dollar acquis par les Français. Le Panama bénéficie d’autant ou d’aussi peu de garantie qu’un Européen, qu’un Japonais ou qu’un Arabe des pétro-monarchies. Et si le gouvernement américain déconne et avilit sa monnaie, les Panaméens passeront tout simplement à une autre monnaie puisque au Panama aucune monnaie n’a cours forcé.
Comment ça « faux » ? Je répète ce que j’ai écrit : le balboa n’est employé au Panama que comme écriture comptable ou que comme pièces de monnaies de centimes. Or tu la vois, une économie européenne fonctionnant avec des centimes d’euros ?
On répète donc encore une fois : la constitution panaméenne interdit depuis son indépendance, en 1904, le cours forcé du papier monnaie. Donc, les États-Unis n’ont pas besoin d’intervenir, la constitution panaméenne permet aux Panaméens de refuser d’accepter une monnaie panaméenne en papier comme moyen de paiement.
mmarvin, tu as tort de comparer le droit régalien de battre monnaie que possédait les rois d’Ancien Régime (mais aussi une foultitude d’autres princes) au rôle des banques centrales actuelles. Certes, le roi pouvait battre monnaie, mais il ne pouvait imposer le monopole de sa seule monnaie - ainsi, dans le royaume de France, par exemple, circulaient parfaitement et servaient à payer le plus simplement du monde les écus ou les louis du Roi de France, mais aussi les doublon espagnols, les livres anglaises, les thalers allemands ou les ducats italiens. Ce qui fait que jamais les anciens rois n’ont pu manipuler la monnaie comme le font aujourd’hui les banques centrales nationales. Le Roi de France avilissait la monnaie nationale pour rentrer dans ses frais ? Ça marchait un temps et puis les gens laissait tomber cette monnaie dévaluée et commerçaient sur base d’autres monnaies étrangères plus solides et moins trafiquées (doublon espagnol, thaler allemand, etc.) Les rois d’Ancien Régime n’avaient ni le monopole de la monnaie, ni ne pouvaient diriger le sens du crédit, ni n’étaient prêteur en derniers recours des banquiers, ni rien de ce qui fait une banque centrale actuelle. Donc, oui, l’Humanité a parfaitement vécu pendant 10.000 ans sans banque centrale, comme, encore une fois, les États-Unis jusqu’au début du 20e siècle, Hong Kong jusqu’à 1993 ou le Panama jusqu’à aujourd’hui..