Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
ddacoudre, tu te trompes lourdement : la monnaie c’est du vent si elle ne se base pas sur l’économie réelle. Une « institution » ne garantira jamais la monnaie si celle-ci n’est pas en adéquation avec la réalité économique. C’est quoi la garantie de l’État zimbabwéen en ce qui concerne la monnaie locale ? Tu sais, ce pays où l’inflation atteint les 200.000.000% en 2008.
minidou, le message est : sans banque centrale et sans manipulation monétaire d’icelle sous les ordres des politiques, une économie se porte mieux.
Sinon d’autres exemples d’État sans banque centrale ? Fastoche : tous les pays et toutes les nations du monde depuis la préhistoire jusqu’au 19e siècle, les États-Unis qui ont vécu la moitié de leur vie sans banque centrale, Hong Kong qui est devenue prospère sans banque centrale jusqu’en 1993, etc.
Le secteur tertiaire représente les 3/4 de l’économe panaméenne... c’est vrai... juste comme en France, tiens. De fait, le Panama possède le plus grand centre financier d’Amérique latine. Bref, ce pays joue un peu le même rôle que la Grande-Bretagne pour l’Europe ou Hong Kong pour l’Asie. Sinon, le Panama reste quand même le 10e (sur 20) pays exportateur de biens de l’Amérique latine (ferraille de fer, aluminium, cuivre, textile, machines légères assemblées, banane, café, etc.)
Sinon, les américains ne soutiennent artificiellement en rien la monnaie panaméenne : celle-ci ne concerne en rien, pour ainsi dire, l’économie panaméenne car cette monnaie n’existe qu’en monnaie métallique de centimes et ne sert, en fait, qu’en termes de comptabilité (comme l’ancien ECU européen).
Dire que le Panama use de la Fed américaine a aussi peu de sens que de dire que la France le fait : le Panama, comme la France, pour obtenir des dollars doit soit les échanger contre d’autres devises soit les acquérir en échange de biens ou services réels. Sinon, oui, il existe une monnaie officielle au Panama, mais elle n’a légalement pas de cours forcé. Et, bien sûr, il y a eu des années ou l’inflation a été élevée au Panama, ce qui est parfaitement logique pour un petit pays ouvert à l’économie mondiale ; mais sur le long terme, même en tenant compte des périodes de crise comme les chocs pétroliers des années 70’, l’économie panaméenne a toujours connu une inflation très basse et toujours plus basse que la presque totalité des économies du reste du monde. De fait, depuis 1961, l’inflation moyenne au Panama a été de 3% (seulement en 1974 et en 1980, lors des deux chocs pétroliers, le Panama a connu une inflation à deux chiffres, 12% et 10% ; par contre durant la même période, ce pays a connu 4 années avec une inflation négative).
Quand à la situation socio-économique du Panama, rappelons que ce pays possède le meilleur indice de développement humain de l’Amérique centrale et se situe parmi les pays développés à une honorable 60e place, devant la Bulgarie, la Roumanie, le Belarus, la Russie, le Brésil, l’Ukraine, etc.
minidou, où cherches-tu que Carlos Rangel propose aux Latino-américains d’oublier toute idée de justice ? Ce qu’il dit justement c’est que le problème des Latino-américains a été d’avoir voulu trouver cette justice dans des constructions philosophico-politiques pernicieuses et contre-productives, n’ayant comme seul avantage de leur pouvoir donner une bonne conscience à peu de frais.