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Lucilio

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Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état... 

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  • Premier article le 19/01/2010
  • Modérateur depuis le 22/02/2010
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Derniers commentaires



  • Lucilio Lucilio 18 février 2010 17:40

    Bigre,


    Si tu regardes la liste des pays possédant le meilleur indice de développement humain, tu ne trouveras effectivement que des pays occidentaux ou assimilés (Hong Kong, etc.)
    Non, le problème n’est pas de simple gestion, mais de droit et de respect du droit - d’où l’idée de ville à charte.
    Enfin, je ne vois pas trop les « termes des échanges internationaux », le capitalisme ou les multinationales à la base de la misère en Haïti. Par contre, on peut parfaitement observer dans ce pays la profonde corruption du système politique, l’absence presque total du droit, notamment du droit de propriété, etc. et lier tout ceci à la situation catastrophique de ce pays.


  • Lucilio Lucilio 21 janvier 2010 18:11

    minidou,


    Oui, les Chiliens apprécient la supériorité du système de pension par capitalisation. Après 30 ans d’existence, le système fonctionne très bien : la couverture sociale est supérieure (près de 70% des travailleurs chiliens cotisent pour leur pension - alors qu’avant la réforme seulement 51% étaient affiliés à la caisse générale des pensions de l’État) ; l’immense majorité a opté pour le modèle privé ; la pension moyenne est de 638US$ par mois, une somme appréciable pour l’Amérique latine (ceux qui restèrent dans le système public ne reçoivent que 270US$) ; quand ils prendront leur retraite, plus de 70% des travailleurs peuvent déjà compter sur une pension supérieure à la pension minima ; une rentabilité de 4% des fonds privés - la rentabilité moyenne des fonds privés de pension ayant été au Chili de 10% durant 30ans - permet de garantir aux travailleurs ayant cotisé durant toute leur carrière une pension égale à 70% de leur salaire ; et une augmentation de 1% de la rentabilité des fonds se traduit par une augmentation de 30% des pensions.

    Quant aux inégalités de revenus au Chili, il suffit de rappeler que le pourcentage de Chiliens vivant sous le taux de pauvreté et comparable à la moyenne européenne. Et qu’aujourd’hui, plus aucun Chilien ne quitte son pays pour des motifs économiques : au contraire, le Chili attire en masse Péruviens, Boliviens, Équatoriens et même Argentins.


  • Lucilio Lucilio 19 janvier 2010 23:13

    Quant au pourcentage de la population chilienne vivant en dessous du seuil de pauvreté, l’enquête CASEN du gouvernement chilien l’établissait à 13,7% en 2006. Pour mémoire l’INSEE indiquait qu’en 2007 13,4% de la population française vivait sous le seuil de pauvreté.




  • Lucilio Lucilio 19 janvier 2010 23:03

    Encore une fois, HELIOS, vous êtes bien gentil de nous rappeler qu’une moyenne n’est qu’une moyenne, mais je vous renvoie, à mon tour aux chiffres des comptes nationaux chiliens qui indiquent bien que le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat s’établissait bien à près de 15.000 dollars en 2009, qu’il a été multiplié par trois depuis 1990 et par cinq depuis 1980  :



  • Lucilio Lucilio 19 janvier 2010 20:58

    HELIOS,


    Vous dites des sottises lorsque vous affirmez que « vous ne pouvez ignorer que les 15 000 dollars ne correspondent pas du tout au revenu moyen, mais a la valeur mediane ». Le PIB par habitant représente justement une moyenne : on divise le PIB du pays par le nombre d’habitants. Or, en 2008, le PIB du Chili en parité de pouvoir d’achat s’élevait à quelques 245 milliards de dollars. Ce qui, divisé par 16 millions de Chiliens, nous donne bien quelques 15.000 dollars par habitant. C’est bien une moyenne, ce qui veut, bien sûr, dire que beaucoup de Chiliens ont un revenu supérieur et beaucoup d’autres un inférieur. Ce qui importe de voir, c’est que ce PIB moyen par habitant en parité de pouvoir d’achat était inférieur à 3.000 dollars en 1980, contre 15.000 aujourd’hui. La richesse des Chiliens a donc bien été multipliée par cinq à partir du moment où a été libéralisée l’économie du pays.

    Certes, cela ne reste toujours qu’une moyenne et l’on peut imaginer qu’une petit minorité dispose de tout la richesse et que l’écrasante majorité des Chiliens croupit dans la misère. Mais ce n’est pas le cas, puisque le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire qui ont un revenu inférieur à la moitié du revenu médian, représente entre 14 et 16% de la population, c’est-à-dire un taux plus ou moins équivalent au taux moyen de l’Union européenne.

    En conclusion, oui, le système économique mis en place par les Chicago Boys a rendu les Chiliens plus prospères, et, non, ce système n’est pas plus socialement injuste que la moyenne des pays membres de l’Union européenne.
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