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Luniterre

Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires





  • Luniterre Luniterre 6 juin 14:30

    @La Bête du Gévaudan

    « les robots ne sont que des outils entre nos mains... »

    Non, c’est de plus en plus une illusion >>> ils sont nécessairement, et de plus en plus, entre les « mains » de l’IA générative, ce qui vous échappe, comme cela échappe encore à beaucoup de naïfs addicts de ce truc, et surtout, comme cela « échappe » à ses créateurs, bien que certains en aient pris conscience et commencent à se « rebeller » contre leur propre création et « créature », bien qu’il soit probablement déjà trop tard, à moins d’un réveil brutal et rapide des consciences, mais on ne voit pas encore d’où il pourrait venir.

    Le « réveil » risque donc d’être fort « brutal » mais surtout, trop tardif, le cas échéant : ainsi s’écrit l’histoire des civilisations, comme celle des espèces, l’humanité étant, pourtant une espèce supposément « civilisée » !!!

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 6 juin 14:20

    @La Bête du Gévaudan

    "Le robot n’est rien d’autre qu’une machine. De même, on rémunère le four du boulanger ou la voiture du taxi. Et nos ancêtres rémunéraient déjà la charrue du laboureur ou la sagaie du chasseur.

    Cela ne conduit pas à l’appauvrissement du travail mais, au contraire, à son enrichissement. Face à la même quantité de travail, la machine offre toujours plus de richesse en échange."

    Ce qui vous échappe complètement, c’est la différence entre la machine comme instrument et complément du travail productif humain et la machine robotique complètement autonome et mue par l’IA générative !

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 6 juin 10:52

    @La Bête du Gévaudan

    Voilà un manifeste « libéral-libertaire » qui a le gros mérite de s’assumer pleinement et, dans la foulée, celui de renvoyer Mélenchon et sa clique banco-centraliste « de gauche » à leurs vraies valeurs, celles du papier à usage unique et définitivement non recyclable...

    Ceci dit, comme on vient de le voir, il y a désormais un gros os dans le potage libéral : l’« os » métallique du bras d’honneur que nous font déjà les robots « animés » par l’IA générative !

    Le « gaulois réfractaire » authentique ne peut évidemment pas survivre sous la forme d’un robot guidé par l’IA générative, et s’il reste humain, cohabiter durablement avec cette nouvelle espèce, précisément l’antithèse de la liberté humaine.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 6 juin 10:02

    @La Bête du Gévaudan

    En vous relisant, éventuellement, avant d’envoyer le post, vous auriez du mesurer la contradiction interne de vos propos :

    « Le capitaliste propriétaire des robots doit trouver des clients : il doit donc vendre à un prix abordable à la classe populaire. En retour, il recevra des services.

    Pour moi il n’existe pas de différence entre les biens et les services. Ce sont en réalité tous des services. On paye aussi bien le boulanger (pour son pain) que le coiffeur (pour une coupe). Les consommateurs vont donc acheter à bas-coût les services produits par les robots. En échange, ils produiront eux-mêmes de nouveaux services non-robotisés. »

    >>> le pseudo « capitaliste propriétaire des robots », que ce soit Bezos, Musk ou un autre, n’est jamais qu’un seul individu avec ses besoins individuels en biens et services qui ne sont jamais que ceux d’un seul individu, aussi mégalomaniaque soit-il ! Par conséquent il ne peut y avoir d’équilibre dans l’« échange » entre lui et la foule des consommateurs populaires, qui, eux, travaillent tous, chacun en tant qu’individu également, pour échanger le « produit » économique de son travail en services rendus à ses semblables contre des biens produits finalement par une armée de robots, et non pas par Mrs Bezos, Musk, ou quelques autres individus devenus en quelque sorte les « maîtres des robots »...

    Non, au delà des implications financières à grande échelle, l’échange réel se fait donc bien entre une armée de robots et la foule des consommateurs, c’est à dire quasi directement entre le cycle de renouvellement du capital fixe, celui des machines robots, et le cycle de renouvellement du capital variable, celui du travail humain du secteur tertiaire, « improductif » en termes de biens matériels.

    Il y a donc bien une confrontation insoluble en termes d’échange des produits du travail, une contradiction qui n’existait donc évidemment pas du temps de Bastiat, quand il s’agissait encore d’échanger les produits du travail de la classe ouvrière industrielle en pleine expansion contre les services des travailleurs du secteur tertiaire, lui même en train de prendre son envol en termes de développement économique.

    C’est ce qui manque complètement dans l’analyse de Bastiat en termes d’analyse de production de la valeur économique et de la circulation du capital, même à son époque, parce que précisément il veut absolument confondre production de biens et de services, alors qu’il persiste toujours une différence, quoi que l’on fasse :

    Tant que le boulanger est quasiment un artisan ouvrier qui produit encore essentiellement le pain à la sueur de son front et avec sa force de travail humaine, il peut encore éventuellement l’ « échanger » contre la « sueur » du coiffeur qui lui coupera les cheveux, mais si demain le coiffeur est un robot, et même à supposer qu’il lui coupe aussi bien les cheveux, et pour « moins cher », je doute fort que le robot se rende ensuite à la boulangerie pour y acheter du pain dont il n’a évidemment que faire !

    >>> alors que selon vous >>> « Les consommateurs vont donc acheter à bas-coût les services produits par les robots. En échange, ils produiront eux-mêmes de nouveaux services non-robotisés. » >>> en vous relisant, vous auriez du normalement percevoir le non-sens de votre phrase.

    >>> le boulanger ne produit pas pour les robots, et même et surtout, du reste, s’il est un jour prochain lui-même remplacé par un robot, et un robot n’aura jamais pour fonction de couper les cheveux d’un autre robot !

    >>> On ne peut donc que constater ces deux tropismes fondamentaux de l’évolution actuelle de la société :

    1 _ le cycle de renouvellement du capital fixe, celui des machines, tend à s’autonomiser de plus en plus complètement du cycle du travail humain productif et du cycle de capital productif qui va encore avec.

    2 _ l’autonomisation de plus en plus poussée des machines robotiques, grâce notamment à l’IA générative, tend à autonomiser complètement leur propre cycle de reproduction, indépendamment des besoins humains réels.

    >>> le point de bascule se produira par la mise en réseau IA de l’extraction des ressources naturelles avec le cycle de reproduction des machines robots

    >>> les « apprentis sorciers » Bezos, Musk et autres, aussi « géniaux » soient-ils, seront alors eux-mêmes réduits au stade de larves inutiles, sinon de parasites à éliminer, par leurs propres créatures robotiques.

    Luniterre

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