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maharadh

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Parent et père « désenfanté » par le comportement irresponsable d’un agriculteur le 8.03.2003, c’est l’implosion de notre vie et la souffrance horrible et quotidienne que connaîsse malheureusement les parents à qui arrive ce cauchemar , chaque jour qui passe nous approche de la délivrance , notre devise est « l’amour est plus fort que la mort » c’est bien pourquoi nous sommes encore là pour témoigner et lutter contres les violences,toutes les violences les violences de toutes nature y comprise celle des mots. Le respect de la vie humaine devrait être la priorité de toute société qui se veut « progressiste » et qui de ce fait s’éloignerait de la barbarie.
Depuis nous tentons de survivre en faisant « avec » pour nos enfants et petits-enfants.
J’entretiens un Blog qui me sert de thérapie et m’aide à apaiser ma souffrance et surtout tenter de faire prendre conscience que les accidents quels qu’ils soient ce n’est pas toujours pour les « autres » si le risque zéro n’existe pas dans notre existence je ne crois pas non plus à la fatalité pour ceux qui en doutent chercher ce mot sur le « petit Robert ou Larousse ».

Tableau de bord

  • Premier article le 13/04/2009
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Derniers commentaires



  • maharadh maharadh 2 novembre 2008 12:15

    @fouadraiden,ami,

    Les religions, toutes les religions dont les ensoutanés et autres ayatollahs de tous genres, à coups d’ukases divers amènent, encouragent ou obligent leurs adeptes à se (faire)mutiler ou à arborer divers déguisements ou colifichets font partie de ce que j’abhorre au plus haut point. Les différentes formes de voiles imposés aux femmes par leurs imams, leurs maris, leurs frères, leurs pères, leurs mères font partie de ces colifichets qui ne méritent que la poubelle. De là à croire que l’islam soit la seule religion qui représente encore un danger sous nos belles latitudes, je ne peux m’y résoudre !

    Les signes chrétiens n’ont rien de triviaux (la croix, symbole par excellence de cette secte qui a très bien réussi n’est-elle pas un instrument de torture ?) !

    Le moindre petit coin de chez nous n’a-t-il pas son église qu’il convient de laisser au milieu du village et d’entretenir aux frais du contribuable ?

    Les propagandistes professionnels de cette fanfaronnade ne sont-ils pas entretenus, logés, payés aux frais des mêmes contribuables en Moselle / Alsace ?

    Peut-on un seul instant croire que la chrétienté est grabataire quand on connaît un tant soit peu son influence sur les décisions des responsables de nos sociétés, de Bush à Sarkosy en passant par Berlusconi et tant d’autres ?

    Employer des termes tels que islam conquérant et allogène c’est prendre le risque d’être mal compris et risquer d’en voir certains jeter de l’huile sur des braises nauséabondes qui ne demandent qu’à reprendre vigueur !

    Parceque, je me refuse à venir en aide aux sabres, aux goupillons et aux états quels qu’ils soient. Et ce, pas seulement par principe ou par attachement aux préceptes de l’un ou l’autre de nos vieux barbus bien à nous.

     Je m’y refuse car je sais que la moindre de leur prise de position aussi sympathique qu’elle puisse paraître ne vise qu’à affirmer, sauvegarder ou renforcer leur pouvoir. Ce qui passe nécessairement par la contrainte, l’exploitation et la répression plus ou moins flagrante de chacune d’entre nous.

    Je prétend que si cette fameuse école où l’on apprend à être libre et tout et tout faisait, ne serait qu’un tout petit peu, son boulot, une fille y entrant le matin en portant ce fameux voile l’aurait d’elle même jeté à tout jamais aux orties avant la fin des cours.



  • maharadh maharadh 1er novembre 2008 20:37

    @fouad,
    www.snopes.com/politics/religion/australia.asp

    Fouad, Un peu de pudeur svp.




  • maharadh maharadh 1er novembre 2008 16:37

    "Diarra en Cocagne"
    Je ne sais pas pourquoi on est venu ici. Papa dit que c’est à cause de méchants Messieurs comme Mkébéké. Sauf que Mkébéké est plus vieux et fou que vraiment méchant et que lui il ne faisait que lancer des cailloux après moi quand je passais trop près de son enclos, en allant à l’école à Doumba. En plus Mkébéké n’a presque plus de force et il vise très mal tandis que les méchants Messieurs ils ont des fusils qui tirent vite avec beaucoup de bruit et ils sont jeunes et forts et ils tirent juste. Tadji le sait, lui. Il allait à l’école comme moi quand la balle a traversé sa tête. Maintenant il ne doit plus jamais aller à l’école ; il a de la chance, il joue pour toujours dans les nuages. C’est vrai ! C’est maman qui me l’a dit. Papa lui m’a dit, "Nous sommes venus ici car c’est un beau pays où on ne tire pas sur les enfants parce que leur papa ne veut pas vivre comme on lui dit". Je ne sais pas ce que c’est exactement qu’un pays mais je trouve, moi, qu’ici il y a trop de grandes maisons qui ferment le ciel. C’est pour ça que le ciel est fâché et qu’il jette trop d’eau à terre et pas assez de soleil.

    Moi, ici, j’ai froid dans mon corps et dans ma tête. Je l’ai dit une fois à maman mais elle s’est fâchée : "Tu te plains trop facilement mon fils ! Pense un peu à ce pauvre Tadji". Parfois je ne comprends pas bien les grandes personnes : Tadji qui joue pour toujours dans les nuages a eu moins de chance que moi qui marche dans des flaques d’eau sale et des crottes de chien ? Faudrait savoir ! Mais il paraît que je saurai quand je serai grand …En attendant, moi je vois bien dans leurs yeux que papa et maman ont froid aussi. Enfin, c’est vrai qu’ici les gens ne me jettent pas de cailloux. Mais ils jettent parfois des regards ou des paroles qui font presque plus mal que les pierres. "Il faut prendre un peu sur soi si on veut mériter le bien-être qu’on nous offre" qu’il m’a dit papa. Je veux bien moi mais c’est comme quand on allait ramasser du bois avec Omoudé, mon grand frère ; je ne pouvais pas en ramener autant que lui. Et je vois bien qu’ici, c’est juste le contraire. Omoudé est forcément toujours plus grand et plus fort que moi, mais, maintenant, c’est moi qui prends le plus. Lui il rejette tout, il a "la haine" comme il dit. Je ne sais pas si c’est bien mais lui, au moins, n’a pas du froid dans les yeux, ça aussi je le vois bien.

    Pour l’école, ça, d’accord c’est plus chouette qu’à Doumba. D’abord c’est moins loin de la maison, enfin la drôle de boîte qu’on appelle la maison. Ensuite on n’est pas tous noirs. Y’a des roses, des bruns, des qu’on dirait qu’ils ont mal aux yeux parce qu’ils ont une crise de foie. C’est beaucoup plus joli toutes ces couleurs. On a tous un cahier, un livre, un bic et une place pour s’asseoir, ça aussi c’est bien. Puis dans la cour il y a des jeux et même un vrai ballon. En plus il n’y a presque pas de sable et il est enfermé dans un bac, c’est très bien. Mais surtout, surtout il y a Madame Nicole. Elle n’est pas aussi jolie qu’une gazelle mais elle est si gentille avec nous tous. Et elle a une belle voix qui ne crie pas, ça c’est le mieux.

    Aujourd’hui j’ai de la chance. Madame Nicole m’a dit "Aristide je voudrais que tu restes un peu près de moi après la classe". Je ne demande pas pourquoi parce que je pense avoir compris. Quand elle m’a dit ça elle avait les yeux un peu comme papa et maman. Je me suis dit "Elle aussi a un peu froid et elle compte sur moi pour lui raconter du chaud comme elle me le demande parfois, quand elle me dit de parler aux autres de mon pays d’avant". J’étais tout excité quand la cloche a sonné. Madame Nicole m’a dit qu’il fallait attendre un peu. C’est normal, quand on doit avouer qu’on a du froid dans les yeux c’est pas facile.

    C’est alors que les deux Messieurs sont arrivés et qu’ils ont parlé avec Madame Nicole. Elle avait l’air d’avoir de plus en plus froid et quand elle a tourné ses yeux vers moi j’ai ressenti comme un doute : j’ai eu l’impression que je n’arriverais pas à l’aider. Puis un des Messieurs a dit en se tournant vers moi : "Hé ! Le môme ! Ca te dit une balade en voiture de police avec sirène et tout. Viens ! On te reconduit chez toi". J’étais un peu étonné et je me suis tourné vers madame Nicole. Ses yeux étaient devenus tout pâles et brillants et elle n’a pas parlé de sa voix si douce. On aurait dit que cette voix ne voulait plus sortir d’elle. Elle m’a juste fait oui de la tête.

    Alors j’ai suivi les deux Messieurs. Ils avaient une grosse voiture avec une lampe bleue dessus et ils m’ont fait monter à l’arrière. "Allez Georges !", qu’il a dit celui qui avait l’air le plus gentil "Branche un peu la sirène que ce morpion rigole une dernière fois". Alors il y a eu un bruit insupportable et le gentil s’est retourné vers moi en disant "Alors, tu aimes ça ? C’est comme dans les films, hein !". Je sais qu’il voulait me faire plaisir mais moi ça me faisait peur alors j’ai été mal élevé, j’ai fait non de la tête et j’ai dit que ça me faisait peur et mal aux oreilles. "Éteins ça Georges", qu’il a dit alors, "Putain de gniards, mieux on leur fait, pire c’est !". Puis ils n’ont plus rien dit. On est arrivé là où est notre maison et on est monté à la boîte dans laquelle nous vivons. L’un d’eux a cogné fort sur notre porte en criant "Police de l’immigration, ouvrez !". Alors là tout a été très vite. Il y a eu des cris et des bruits de meubles qu’on bouscule.

    Un des deux Messieurs a fait éclater la porte d’un coup de pied. Odoumé était derrière la porte. J’ai entendu papa crier "Non !" Mais Odoumé a donné un coup de poing au premier policier et l’autre est intervenu pour le tenir. Ils l’ont frappé avec de grand bâtons noirs et juste avant que son œil gauche n’éclate j’ai compris que mon grand frère me hurlait avec son regard "File, petit frère ! Vas-t’en ! Fuis Aris ! Aussi vite que tu peux". Alors j’ai été lâche et au lieu de me battre près des miens je suis parti en courant, j’ai dévalé les escaliers. Tout d’un coup un homme est sorti sur un palier et il m’a attrapé comme on saisit un mouton qui ne veut pas se laisser tondre. "Viens petit, viens, ici ils ne te trouveront pas". J’avais très peur et j’ai fait pipi et caca dans mon pantalon. J’étais tellement honteux que j’ai décidé de m’évanouir. Je me suis réveillé dans un grand lit tout propre et moi aussi j’étais tout propre.

    Le Monsieur qui m’avait capturé me parlait avec une voix presque aussi douce que celle de Madame Nicole mais plus basse. Il m’a dit plein de choses gentilles et rassurantes. Avec la même voix, il m’a dit les même choses gentilles que me disait Madame Nicole avant qu’elle me laisse partir avec les deux méchants Messieurs. Alors je n’ai plus parlé même quand c’est la dame très douce qui est venue près de moi, ou l’ami du Monsieur. J’ai appris que le Monsieur s’appelait Jean-Marc et qu’il s’était trompé car quelques jours plus tard, alors qu’il discutait avec son ami, Madame Thyde, les policiers sont revenus et les ont emmenés. Moi c’est une jeune dame qui m’a pris la main et m’a dit "Allez toi ! Viens.". Je ne l’ai jamais entendu dire que ça. Il paraît que Monsieur Jean-Marc et Madame Thyde ont dû prendre 4 jours pour expliquer aux méchants Messieurs pourquoi ils m’avaient empêché de tomber dans les escaliers puis qu’ils m’avaient lavé et nourri.

    Décidément, j’aurai toujours du mal à comprendre les grandes personnes. Moi aussi j’attends. Je suis dans une grande maison avec d’autres enfants et seulement des dames toutes noires dont on ne voit que le visage entouré d’une drôle de fenêtre ronde et bordée de blanc. Le jour elles nous disent qu’on doit être sage et bien manger, sage et bien jouer, sage et bien prier, sage et bien écouter en classe, … Puis le soir elles nous disent qu’on doit être sage et bien dormir avec les mains au-dessus de la couverture. Je suis très sage car je crois que tout est arrivé parce que je ne l’ai pas été au bon moment. Je me dis que si je suis sage très fort, alors je reverrai peut-être maman, papa, mon frère et, pourquoi pas, Monsieur Jean-Marc et Madame Thyde aussi ; ce serait bien. Mais j’ai peur… Oh ! Maman, comme j’ai peur…



  • maharadh maharadh 1er novembre 2008 15:53

    Dans les périodes les plus sombres de leur histoire, quand le colonialisme faisait régner son ordre de mépris et de négation des droits les plus élémentaires, les musulmans n’ont jamais considéré que leur Dieu était "humiliable", ni que les figures idéales de leur culture pouvaient être facilement diffamées : leur lutte pour leur dignité faisait simplement appel à l’égalité des droits, et non à la fabrique de la vengeance aveugle de l’"humiliation" - une notion inventée en Europe, qui appartient au lexique ecclésiastique de l’abaissement, de la honte, de la mortification, bref, à l’imaginaire de l’orgueil. Quand on tue des civils en masse, quand on égorge des hommes devant la télévision au nom de l’islam, n’est-ce pas là l’atteinte la plus grave contre laquelle les musulmans devraient protester ? Combien l’ont-ils fait ?

    Le combat antiraciste pour le droit et l’égalité est aujourd’hui détourné, par le faux aiguillage de l’humiliation, vers la défense des mythes identitaires les plus terrifiants, vers le soutien à la religiosité des paranoïaques criminels, dont il blanchit les méfaits, en faisant de ses prédicateurs des victimes de notre liberté de penser, de parler et d’écrire. Nous parvenons aujourd’hui à cette situation de ségrégation où un homme ou une femme de culture musulmane a moins de légitimité à critiquer l’islam que des Européens de le faire pour le christianisme ou le judaïsme. Les premiers seront soupçonnés ou accusés d’"islamophobie", d’être les alliés objectifs de la droite raciste, alors que les seconds ne feraient qu’exercer un droit évident.

    Certains descendants des Lumières ne sont ils pas devenus aveugles aux lumières des autres ?



  • maharadh maharadh 1er novembre 2008 12:35

    @ Christoof et fallah,
    N’essayez pas de nous enfermer dans votre dogme.
    À ceux qui par leur silence complice ou leur soutien au voile dans les services publics utilisent leur bonne conscience et leur "tolérance" comme cache-sexe de leurs erreurs et de leurs abdications passées.

    Ils connaissent et reconnaissent si peu nos combats de femmes issues des migrations, de celles qui depuis leur enfance ont eu à subir ce qu’ils ne veulent pas savoir, parce qu’il est plus simple de tricoter de l’idéologie et des concepts à la tribune des conférences que d’être confronté aux cris et au sang des tribunaux pour enfants, aux mots qui défilent dans nos gorges en colliers de sanglots.

    Dans le passé, ils disaient et soutenaient le mot d’ordre : "Mon corps m’appartient". Certains n’ont pas vu le temps passer et l’utilisent encore (si, si !) comme justifications de leurs petites pulsions.

    Quand je dis que mon corps m’appartient, c’est que je sais dans mon corps et dans ma mémoire ce que cela signifie ! De générations en générations, les femmes de nos familles nous ont transmis leur aliénation derrière leurs silences et leurs paupières baissées, dans leurs pudeurs de femmes battues et polygamisées, contrôlées dans leurs déplacements, faits et gestes disséqués par le regard patriarcal. Tous les hommes sont nos pères quand il s’agit d’oppresser, de dénoncer cette jupe trop courte, ces longs cheveux au vent, les vibrations de nos corps et les marches rythmées de nos hanches dans les rues de Paris.

    Vous défendez les droits de celles qui se soumettent librement à des pratiques archaïques et rétrogrades. Vous êtes même soutenus par les pays musulmans les plus antidémocratiques, ceux qui instituent la charia et la sunna comme pratique législative.

    Et si nos combats contre le voile dérangeaient ces pays, si nos combats étaient soutenus par les femmes à qui on impose le voile là-bas ? Vous n’en reviendriez pas, encore une fois, comme ce fut le cas le 21 avril.

    Vous avez, sous prétexte d’antiracisme et d’anti-néocolonialisme, apporté un soutien aux plus obscurantistes des musulmans, alors que la majorité non voilée, athée, agnostique, voire croyante, pensait pouvoir compter sur vous pour une société de progrès. Vous retournez vos gants pour défendre le contraire de ce que vous défendiez dans le passé. Votre nouveau mot d’ordre est : "Liberté Égalité Fraternité pour les voilées !".

    Que chacun reste à sa place et les idéologies seront bien gardées ! C’est épuisant, ces féministes qui veulent à tout prix préserver leur dignité et affirmer la constance de leur libération !

    Notre parole serait moins audible que la parole de celles qui se soumettent aux dogmes religieux et cachent leurs cheveux et leur corps ? C’est tellement émouvant et rafraîchissant pour vous d’avoir un nouveau combat à soutenir, et qui plus est celui de "jeunes filles" voilées !

    Notre féminité affirmée et visible est aussi le résultat de vos combats passés : planning familial, droit à l’avortement, à la contraception, à la protection judiciaire.

    Vos mémoires seraient-elles défectueuses ? Pourquoi ne faites-vous pas le lien entre vos revendications passées et ce que la majorité d’entre nous sommes devenues ? Vous nous trahissez encore une fois sous prétexte que la loi exclut et serait raciste et colonialiste. Je suis arabo-berbère et mon père a été torturé par les militaires français !

    Que savez-vous de l’islam ? Que savez-vous de pratiques qui ne trouvent leurs sources dans aucun texte et qui datent des temps préislamiques.

    Depuis les années 1970, vous disiez vouloir des femmes libres, vous vouliez changer le monde. Nous sommes des femmes libres et souhaitons encore, nous, enfants des deux rives, changer le monde et tout particulièrement celui de nos soeurs qu’on insulte tous les jours en France si elles n’intègrent pas les codes de l’oppression. Et parce qu’il n’y a pas de frontière, nous combattons le code de la famille en Algérie qui institue depuis vingt ans un statut de mineures à vie pour les femmes.

    Je ne doute pas que vous serez pour ce combat- là. Mais il y a la Méditerranée pour vous protéger de la confrontation possible et directe entre les principes et les actes.

    Nous voulons tisser l’avenir avec le politique et non avec le culte. Vos comités de vigilance contre les partis d’extrême-droite et les intégrismes religieux sont bien silencieux devant les manipulations dogmatiques.

    Vous pensez que les filles voilées sont des boucs émissaires, mais que savez-vous des fausses victimes qui sont de vrais bourreaux, ou tout au moins qui contribuent à soutenir les dictateurs qui appliquent les codes religieux jusque sur nos terres ? Derrière le voile, il y a le refus de la mixité, le mépris des femmes.

    Vous pensez que l’école laïque offre des chances d’égalité alors que pendant des dizaines d’années vous n’avez jamais transmis dans vos classes la beauté, le savoir, la culture arabo-berbère. Si ces jeunes femmes fréquentaient Saint-Nicolas-du-Chardonnet, vous seriez déjà des milliers dans la rue à défendre la laïcité, alors que nous qui pratiquons la liberté absolue de conscience sommes à vos yeux les intégristes d’une République qui serait raciste et néo-colonisatrice.

    Alors, comme l’ont fait dans le passé les "salopes" qui déclaraient avoir avorté, j’affirme que, moi et mes amies, nous sommes les "nouvelles salope " non voilées qui fréquentons tous les lieux mixtes sans que cela pèse sur nos consciences. Je me battrai encore et toujours avec la majorité des enfants de migrants qui refusent d’être désignés par une appartenance cultuelle, réelle, présumée ou reconstruite au gré de vos lâchetés. Nous, les " nouvelles salopes ", heurtons vos habitudes et vos convictions parce nous déclarons que nos corps nous appartiennent.

    L’avenir sera celui de la réaffirmation de l’égalité des droits pour une République démocratique, laïque et sociale, et nous en serons les Mariannes à la peau mate, celles qui sont la cible du FN, enfants de la guerre de Libération, de toutes les libérations.

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