Je savais que vous alliez me sortir l’exemple (ou le contre-exemple) de ces deux femmes potiches, présentées comme des avancées des Noirs dans la société occidentale.
Quand les Arabes ont eu des rois, des présidents et des princes qui avaient du sang noir, vous, vous nous présentez des personnalités au rôle fictif.
En plus, Rama Yade n’est pas un produit du système esclavagiste dont nous parlons.
Il y a toujours eu des Noirs faire-valoirs dans les gouvernements occidentaux. Et c’est un mensonge de présenter Rama comme la première en France à occuper ce genre de poste, comme le fait souvent vos médias mensongers.
Quand à Miss Condi, elle est l’alibi des néocons US pour donner aux électeurs noirs l’impression qu’il y a des avancées dans leurs conditions. D’ailleurs ils ne sont pas dupes.
Ne vous en déplaise, vous Européens, n’auraient jamais eu un Sadate (dont la mère était noire) - pour ne citer que cet exemple - comme président, vous qui allez chercher l’origine des hommes et des femmes sur plusieurs génération pour voir s’ils n’ont pas une goutte de sang noir.
@Mordius
C’est quoi un intellectuel ? Je n’écoute jamais les élucubrations d’un BHL ou, pire, d’un NS.
« Quant au mythe de la gentille noire violée par le méchant maître blanc, je vous fais remarquer que 160 ans après l’abolition, un antillais jeune adulte aujourd’hui est au moins la sixième génération d’homme libre. Ça veut dire qu’il a 32 arrière arrière GP nés libres et 64 AAAGP qui ont vécu au temps de l’esclavage. Parmi ces 32 ou 64 ascendants il y a quasiment toujours un ou plusieurs (voire 1/4 ou la moitié) ascendants d’origine européenne. Et que ça vous fasse plaisir ou pas, c’est souvent ça qui est valorisé. »
Bien sûr, pour vous, il suffit qu’un crime se soir passé il y a 160 ans pour que ce ne soit plus un crime. Je pense que si certains Noirs, se blanchissent la peau, il doit bien y en avoir effectivement qui mettent en valeur leur « origines » européennes. Il y a des esprits faibles partout. Mais cela n’enlève rien au crime qui a été perpétré et à la souillure du sang noir que constituent ces viols.
« Alors est ce qu’enfoncer les antillais dans leur position de victime est vraiment utile pour eux, je ne crois pas. »
Personne ne cherche à enfoncer qui que ce soit dans une position de victime. Il s’agit de rendre justice à la mémoire des hommes et des femmes qui ont été bafoués dans leur dignité. C’est facile de lancer les mots magiques de « victimes » et de « victimisation » aux visages de ceux qu’on méprise encore à cause de ce passé, mais tout le monde n’est pas influencé par vos mensonges.
« Vous faisiez allusion dans un de vos posts à la psychiatrie... »
Je n’ai jamais parlé de psychiatrie dans mes posts. Relisez-les !
« ...il me semble qu’en l’occurence il n’y a rien de bien efficace sur le plan narcissique de s’entendre seriner à longueur de temps qu’on est un fils d’esclave et qu’il n’y a que ça d’important dans la vie... »
Ah oui ? Pourtant, vous autres Européens ne ratez aucune occasion de rappeler que l’arrière grand-père de telle personnalité était esclave. Quelle hypocrisie !
« Comme des personnes le disent plus haut, les esclaves étaient vendus par des tributs noires le plus souvent, et il est vrai que l’esclavage existe depuis 15 siècles dans les pays musulmans sans que cela n’émeuvent personnes. »
Bien sûr que d’autres peuples ont pratiqué et pratiquent encore l’esclavage. Mais aucun peuple n’a théorisé l’infériorité d’un groupe humain comme le Blanc l’a fait. Le Blanc a voulu faire du Noir un esclave éternel, quelqu’un qui est condamné à être dominée pour toujours.
Chez les Arabes, il n’y a rien eu de tel. Vous pouvez facilement rencontrer des princes à la peau noire chez les Arabes. Montrez-moi un seul prince ou homme politique Occidental à la peau sombre ! Parce qu’à la différence de l’Arabe, l’Européen considère qu’un enfant avec une femme noire n’est pas un être humain. J’ai bien dit « considère » et non « considérait » parce que ces choses là sont d’actualité. On se rappelle encore l’émotion de vos médias à la découverte d’une liaison entre un certain prince avec une jeune femme noire pas plus tard qu’en 2005.
La question récurrente dans tous les médias était la possibilité pour l’enfant issu de cette liaison d’hériter.
De même, il est indéniable qu’il y avait des esclaves en Afrique. Mais à la différence de ce qui s’est passé en Occident, leur descendants se sont mélangés au reste de la population. Bien malin est celui qui pourrait dire aujourd’hui qui est descendant d’esclave et qui ne l’est pas. Personne n’a théorisé leur infériorité génétique.
Chez le Blanc, le Noir est un être marqué du sceau de l’infamie pour l’éternité. Et c’est cela qui pose problème, bien plus que le devoir de mémoire ou les questions de repentance.
« Il y a sans doute une névrose de l’esclavage dans les peuples antillais, mais comme toute névrose, elle n’est pas la conséquence d’un préjudice subi, mais d’un conflit interne entre deux pulsions contradictoires : d’un côté la »tentation victimale« , avec tous les bénéfices secondaires qu’on peut en tirer (et pas seulement matériels...) »
N’importe quoi.
L’Européen ramène toujours tout à l’argent, aux bénéfices et aux intérêts. Il projette sa propre cupidité sur tous les peuples.
Des millions d’hommes et de femmes luttent pour retrouver leur dignité bafouée et vous, vous pensez que des siècles d’humiliation, de déshumanisation, de théorisation de leur infériorité ne sont pas des causes suffisante de cette névrose mais plutôt le désir d’en tirer des avantages matériels. Quel aveuglément !
« et de l’autre le désir de normalité dans une société française à laquelle les antillais sont profondément liés autant par la réalité de leur vie quotidienne que par le fantasme des ancêtres blancs dont ils ont tous sinon connaissance réelle, du moins conscience fantasmatique. »
Quand au « fantasme des ancêtres blancs », comme vous le dîtes, c’est plutôt plus un sujet de honte que de fierté pour ces hommes et femmes. Quelle gloire y a-t-il à tirer du fait que son ancêtre a été violée par son maître blanc et qu’on est le fruit, même lointain, de ce viol ? Et puis, quel fantasme y a-t-il donc à avoir un ancêtre blanc ? Vous croyez encore à la vieille connerie de l’amélioration de la race noire ? Pourquoi ne pas parler plutôt d’ « abâtardisation » de la race noire qui a été souillée par ce sang blanc.
Les Africains actuels sont majoritairement les descendants de ceux qui ont échappé à l’esclavage, qu’on n’a pas eu le temps de déporter.
Votre raisonnement consisterait à dire qu’en France, les collabos étaient majoritaires en 40. Ce qui serait une insulte aux nombreux résistants qui ont lutté contre l’occupation allemande.