• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Mango

Mango

Enseignante spécialisée (handicap mental), et avant ça : lycéenne (philo, lettres), caissière, auto-stoppeuse, vendeuse de sandwichs dans le métro, serveuse, secrétaire de direction, assistante dentaire, tour opérator, chef d’entreprise, assistante de tourisme, monitrice d’auto-école... et accessoirement : mère de famille nombreuse, épouse, ex-épouse, maîtresse, comptable, blanchisseuse, intendante, cuisinière, éducatrice, dresseuse d’animaux, femme de ménage, juriste, diététicienne, esthéticienne, premiers secours, amie de toujours, bonne copine, amie de toujours qui accueille les bonnes copines... Tout ce qu’une femme se doit de faire sans faillir, et aussi : diplomate (par nécessité), polyglotte (par don), aventurière et provocatrice (par goût). Humaniste (par "naïveté" ???). En tous les cas, VIVANTE (par curiosité).

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 397 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Mango Mango 14 février 2008 16:43

    Heureuse de lire quelqu’un qui s’en souvient !

    Après s’être beaucoup gaussé de l’épisode et malgré les réactions indignées des gens de terrain, dont je suis, qui clamaient haut et fort que les moyens pour appliquer cette loi, par ailleurs remarquable dans l’esprit, n’étaient pas accordés et qu’ils ne le seraient probablement pas par un gouvernement qui avait pour priorité de faire revenir "Jauni" et autres patriotes de la même trempe dépenser ses sous chez nous, on a décidé de faire confiance à un roublard même pas fichu de regarder ses détracteurs dans les yeux.

    On a le président qu’on mérite.

    La campagne TSS (tout sauf Ségolène), n’a pas été moins virulente que l’autre, et on en subit aujourd’hui les conséquences.

    Je n’ai jamais été fan de Royal, mais il faut reconnaître qu’il lui aurait été difficile de faire pire que notre actuel président.



  • Mango Mango 14 février 2008 16:17

    Excellente analyse : je me suis fait exactement les mêmes réflexions ce matin, tout en déplorant que les journalistes ne soulignent pas plus systématiquement ces incohérences et ces contradictions.

    Vous l’avez fait : merci !

    Cordialement



  • Mango Mango 13 février 2008 19:59

    @ Bipdan.

    Je suis heureuse de lire votre témoignage.

    En effet, des gosses dépressifs à 5 ans et demi (le plus jeune que je connaisse), ça existe.

    Les petites pilules ou gélules du bonheur, ça évite de se poser des questions douloureuses.

    Chez les "pauvres" - j’ironise, bien sûr...-, ça passe par parents chômeurs, puis accessoirement alcoolos ou toxicos, on vous colle une assistante sociale sur le paletot, plus une assistante familiale du style "dame patronesse" qui roule en Mercedes et se distrait avec "ses pauvres", qui rapportera que les gosses étaient encore en pyjama, mercredi à 11 heures, ce qui est "profondément déstructurant"... A ce compte là, ça fait longtemps qu’on m’aurait retiré mes trois gosses, dont l’aîné, normalien, a passé de nombreux mercredis et même des week-ends en pyjama. Que le môme déprime après avoir vu ses parents paniquer, sombrer, et pour finir se retrouver dévalorisés sur le plan social ET familial, ça étonne quelqu’un ? E pourtant, c’est le gosse qu’on assomme pour qu’il "se calme" !

    Pendant ce temps, le mec qui a délocalisé pour faire plus de bénéfices alors qu’il faisait déjà des bénéfices, et mis les parents au désespoir, on s’en occupe pas.

    Chez les classes moyennes on a deux options : la famille monoparentale avec la mère faiblarde et geignarde pas foutue de se faire respecter : dans ce cas, pas de soucis... On traite la mère et les enfants, d’autant qu’ils ont une bonne mutuelle : on voit pas pourquoi on se priverait.

    Il y a aussi la famille qui a un complexe d’infériorité : ils ont des thunes mais ils le doivent à papa, à maman, ou parfois seulement à leur astuce ou à leurs mains... C’ est mal vu. Il en faut un dans la famille qui fasse des étincelles dans un domaine encore inexploré : études, arts, sports, littérature... Et vas-y que je te colle une pression monstrueuse sur le gamin qui se retrouve à 5 ans avec un emploi du temps de ministre. Maman pleure quand il n’est pas premier au conservatoire, papa le boude quand il n’a pas ratatiné son adversaire sportif, la (le) prof n’est qu’un nul s’il ne sait pas débusquer l’étincelle de génie qui couve chez l’enfant...Il craque ? "Non, vraiment Docteur, on ne sait plus que faire ! Il a tout, TOUT !" . Pas de panique : quelques gélules..

    Les classes supérieures supportent mieux la dépression de leurs rejetons. D’abords, ce n’est pas une honte, c’est presque un rituel de passage. On peut payer une armée de psys, éloigner la marmaille dans un internat deluxe, et au pire, s’il s’en met plein le pif, quelle que soit la substance, il n’est pas obligé d’arracher le sac des vieilles dames pour s’en procurer. C’est la dépression chic et romantique , celle qui booste la créativité, car nul doute que le fruit de vos cafards sera publié, exposé, édité... Il est certes plus facile de valoriser vos idées noires et vos désintox successives en tant que fils ou fille de... qu’en tant que SDF cinquantenaire dans un carton sous le périph’...

    Et puis c’est connu : les gens riches travaillent beaucoup ! Nous n’avons aucune idée, nous, pauvres cloportes, de leurs responsabilités, de leurs obligations... Comme, par exemple, essayer de gagner plus en mettant au chômage une famille entière, qui sombrera, et dont les enfants... etc

    Mais heureusement, on pourra prescrire du Prozac dès huit ans !



  • Mango Mango 13 février 2008 16:28

    Vous êtes bien optimiste ou d’une naïveté qui vous honore !

    Je travaille en établissement spécialisé en tant qu’enseignante : nous y accueillons des enfants souffrant de trouble de la conduite et du comportement dans des classes à effectif très réduit, mais aussi en internat , semi internat. Ils peuvent également bénéficier sur place de prise en charges thérapeutiques ou rééducatives. 

    Eh bien vous seriez abasourdi de voir de quelle façon ces enfants ont été drogués, dès le plus jeune âge, au point parfois de devoir être hospitalisés (chutes de tension, comas...), et pas toujours au sein de familes plus ou moins responsables, mais hélas aussi dans des foyers d’accueil.

    Souvent, la première préoccupation de l’équipe médicale est de procéder au sevrage. Certains n’ont pas encore 6 ans, mais sous camisole chimique depuis l’âge de 12 ou 18 mois, ils ont "zappé" un nombre impressionnant d’étapes déterminantes dans le développement intellectuel et affectif. C’est une véritable catastrophe.

    Certains s’en remettent mais d’autres restent définitivement brisés, dépendants et terriblement vulnérables et manipulables.

    Et encore ne s’agit il pas là de prozac, mais ces "calmants" qui sont capables d’empêcher un enfant de faire les expériences de son âge, de gérer ses frustrations, son agressivité, ses angoisses, d’inhiber son expression et sa curiosité, il a bien fallu que des médecins les prescrivent !

    Ne croyez pas que je tire à boulets rouge sur tout ce que la pharmacologie peut offrir : loin de moi cette idée car j’ai beaucoup voyagé dans des pays qui n’y ont pas accès et j’en ai vu les conséquences.

    Je suis seulement très inquiète par cette médicalisation de "confort" à outrance, relayée par des pubs télévisées et des opérations de séduction organisées par les grands groupes pharmaceutiques.

    J’étais récemment chez une connaissance, mère d’une ravissante enfant de 7 ans qui venait de se gaver de pistaches, noix de cajou et autres biscuits salés qu’elle avait fait glisser à grandes lampées de soda (au moins 4 verres). La maman l’avait mise en garde à plusieurs reprises, mais sans conviction, laissant le tout à la portée de la gamine. La petite chérie s’étant plainte de l’estomac, elle obtint que son grand frère descende immédiatement à la pharmacie car il n’y avait plus de "Rennie", ou un truc du genre ! Même pas un "je te l’avais bien dit" et encore moins d’un "bien fait pour toi !" Rien... Je suppose que si la chérie n’arrive pas à dormir le jour où elle aura décidé de vider 3 bols de café en regardant un film gore à la télé, on sortira des "calmants".

    Cordialement



  • Mango Mango 12 février 2008 20:46

    @ Claude.

    Merci pour vos interventions et votre bon sens.

    Pour ma part, j’ai 3 grands enfants que j’adore, chéris et idolâtre, tous nés du même papa dont je suis aujourd’hui séparée mais qui reste très présent pour ses enfants.

    Ces 3 enfants, je les ai eus sous pillule pour le premier, sous stérilet pour le deuxième, sous pillule ET stérilet pour la troisième... Pour me charrier, les copines disent que je tombe enceinte en empruntant une brosse à dent... C’est un fait...

    Aussi, malgré l’enthousiasme du papa à chaque annonce de grossesse, j’ai dû me résoudre à recourir à l’ avortement , et j’écris bien "avortement", et pas "IVG", parce que le V de "volontaire" me gêne. 

    Ces interruptions étaient- elles réellement "volontaires" ? Bien sûr que non ! 

    Les considérations économiques et la pression sociale y sont pour beaucoup.

    On m’aurait donné les moyens d’élever 10 gosses, j’aurais dit banco !

    On considère trop souvent l’avortement comme un confort. C’est vrai que j’en ai vu des femmes qui avortaient en décembre pour pouvoir entrer dans leur combinaison de ski en février. Mais ça aussi, c’est de la pression sociale !

    N’empêche qu’à 47 balais, avec sous les yeux ces merveilles- c’est la môman qui parle !- que sont mes enfants, je porte encore le deuil de ceux qui ne sont pas nés, parce que ce n’était pas le moment, parce qu’on pouvait pas assumer, parce qu’on avait pas les moyens...

    Cellules, embryons, foetus... Peu importe comment on les appelle : ils sont bien présents, ces petits fantômes, dès lors que notre esprit leur a donné vie.

    Que chaque femme puisse choisir, réellement choisir, à quoi ou à qui elle donne chair.

    Les faits divers tragiques le prouvent : une femme est capable de nier un enfant jusqu’à le tuer. Elle est aussi capable de le faire vivre s’il n’est pas né.

    Laissez -nous le choix, comme disent les enfants : "pour de vrai".

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité