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Marc Bruxman

Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.  

Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2006
  • Modérateur depuis le 07/09/2006
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Derniers commentaires



  • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:46

    Bonsoir l’enfoiré,

    Sur les interfaces vocales je ne suis pas du tout d’accord avec vous ! Imaginez un openspace dans lequel tout le monde parlerait à son PC. Imaginez que dans le métro vous parliez à votre smartphone ! Inimaginable !



  • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:42

    « Je ne suis pas non plus d’accord lorsque vous dites que »Ce modèle n’offre aucune résistance à l’innovation radicale" en parlant du modèle capitaliste financier."

    Je peux vous présenter plein de financiers qui s’accomodent très bien de l’innovation et même investissent dedans. Pourquoi ? Parce qu’ils savent très bien qu’il vont investir dans 100 entreprises que 80 vont bouffer tout le fric, sur 15 ils seront break even et les 5 autres vont largement payer pour tous les échecs. L’innovation radicale ce sont des profits radicaux.

    Les SSII que vous citez sont des sociétés de travail temporaires issu de l’ancien monde. Elles ne sont puissante que parce qu’elles servent d’institut de formation pour le gros de la main d’oeuvre informatique. Les génies ne les intéressent effectivement pas. Ils ont besoin de crétins qui vont faire avancer le projet lentement ce qui permettra de facturer plus de jours. Elles ne sont la que pour satisfaire des grands groupes dont le management n’est pas encore adapté au nouveau monde. Ces sociétés la vont se réformer ou couler sous leur poids. (Cf : Kodak).



  • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:36

    « Bien évidemment qu’il y a assez de travail pour tout le monde. Si on décide de produire de la qualité et plus de la merde. »

    Dans un monde ou l’évolution radicale est reine, il ne sert à rien de produire de la qualité comme vous dites. La merde tombera en panne au bout de quelques années mais ca tombe bien car les gens voudront la changer pour acheter le dernier truc mieux. Aucun intérêt donc ! ! ! !

    "Par exemple, si on veut manger autre chose que de la nourriture empoisonnée, il faudra diminuer de beaucoup la productivité du secteur primaire (sans pour autant toucher au rendement, voire en l’améliorant). « 

    La nourriture n’a jamais été aussi sure quoi qu’en disent les écotalibans. Ce mouvement de sécurisation va continuer. Le bio est un marché de niche et le restera.

     »Ce n’est pas la valeur travail qui est périmée, c’est la valeur profit, qui n’a jamais été morale (il faut bien le faire sur le dos de quelqu’un d’autre), profit qui conduit à un vol organisé qui devient de plus en plus intenable pour l’environnement et pour les volés. A quoi sert l’obsolescence programmée (les produits jetables) ? A nous rendre heureux ? Non à faire des profits plus gros en obligeant à une surconsommation (parfois consentie par la mode, hélas)."

    Le profit est ce qui fait marcher le monde car les gens ont besoin d’une carotte pour avancer. Vous ne changerez pas cela.



  • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:32

    Or, nous sommes passé depuis les années 70 dans une société post-industrielle.
    C’est la plus belle intox de tous les temps !

    « Surproduction ?
    non délocalisation »

    Vous délocalisez uniquement car la production n’est plus stratégique et ne rapporte plus rien. Si produire était stratégique personne ne serait assez con pour délocaliser et risquer de se faire voler sa techno par les chinois.

    « l’inovation qui fait la valeur du produit ?  

    Je préfère me passer d’e-pad plutôt que de nourriture... C’est vrai je suis d’une ringuardise ! ! !

     »

    Sauf que la bouffe, regardez combien touche le pécore du coin qui se fait chier à la produire. Il se fait un salaire de misére car on surproduit !


    "C’est ce que l’on a appelé l’économie de la connaissance. ?
    C’est vrai (pour une fois) il y a un nombre incalculable de titulaires d’une licence de lettres aux caisses des hypers..... Dans le temps un CAP suffisait ....« 

    Oui car les lettres ne sont pas une compétence valorisable.

     »Une seule conclusion : regardez le vrai monde et atterrissez !"

    C’est vous qui devriez attérir car si vous attendez le retour à la société industrielle vous allez attendre longtemps...



  • Marc Bruxman 27 juin 2012 18:29

    Bonsoir Bernard,

    Beaucoup de penseurs pensent que l’on est aujourd’hui dans l’ére post-moderne. Et nous sommes d’ailleurs dans une période de friction qui marque le passage vers cette ére. Je crois personellement que Mai 68 correspondait au début de ces frictions mais que nous vivons depuis dans des chocs continus : 1989 en est un autre, correspondant à la fin du communisme et donc à la fin des grands récits dont vous parlez avec justesse.

    Oui, le monde vit aujourd’hui dans le présent, il ne cherche plus à se justifier par rapport à son passé (qui parait irrelevant à cause de la vitesse du changement) ni à se projeter dans le futur qui inquiéte. Nous vivons dans le présent jusqu’à nos formes d’expression comme l’art contemporain qui n’est plus ancré dans l’histoire de l’art comme l’art moderne l’était.

    En fait, nous rentrons dans ce que Neil Postman a appelé « The Technopoly » : Les changements dans les moyens de communication rendent la mise en place de grands récits quasi impossible car la société ne peut plus se défendre contre le déluge d’information qui viendra attaquer tout grand récit (ce qu’il appelle le SIDA culturel). De plus en plus, l’état de notre monde devient justifié uniquement par l’état de l’art de la technique. Il faut prendre ici technique au sens large et ne pas englober seulement la technologie mais la démarche technicienne au sens large.

    Des auteurs comme Postman ou Ellul semblent regretter cet état de fait qu’ils ont très bien saisis mais qu’ils condamnent. Pourtant tout n’est pas noir ou blanc :

    • D’un coté cette nouvelle forme de civilisation nous apporte un confort sans précédent et un bon niveau de vie.
    • Cette forme de civilisation est la seule à permettre un changement radical rendu nécéssaire par l’épuisement des ressources. L’esprit technicien va devoir tourner à plein régime pour nous fournir les outils dont nous avons besoins.
    • Cette forme de civilisation, en annulant tous les grands récits aide à ce que la mondialisation se passe en paix.
    • Rien ne dit qu’une fois le processus de friction terminés de nouveaux grands récits ne parviennent pas à voir le jour. Ils sont juste à écrire « from scratch » ce qui complique clairement la donne. Mais les textes de Richard Stallman sur le logiciel libre par exemple ne sont ils pas une façon d’apprivoiser la civilisation technique et de lui donner un sens supérieur ?

    Une chose est sure c’est que ce changement sans précédent se produit également à une vitesse sans précédent. Mais il est finalement une sorte d’aboutissement logique de la période moderne et l’on peut se demander si finalement la période moderne ne correspondait pas aux frictions de la mise en place de ce nouveau monde. Nos arriéres petits enfants qui deviendront historiens pourront répondre à cette question, pas nous.

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