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Marsupilami

Marsupilami

Polygraphe indépendant dans l’édition, le bouquin, le journalisme et divers autres trucs, je me passionne pour tous les savoirs, en particulier les sciences humaines et inhumaines, leurs relations et interactions et je suis susceptible de m’intéresser à n’importe quoi en général surtout si c’est drôle, insolite, transversal et pas normal.

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  • Premier article le 12/12/2006
  • Modérateur depuis le 06/03/2007
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Derniers commentaires



  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2006 16:33

    @ Sylvain Reboul

    C’est un peu étriqué. Les esprits libres ne souhaitent certes pas le retour du religieux et des politiques eschatologiques, mais qu’on le veuille ou non l’Homme a une dimension métaphysique (imaginaire, peut-être, mais cet imaginaire est réel) qu’aucune froide rationalité technolâtre ne pourra jamais abolir. Ce refoulement du métaphysique n’est qu’une parenthèse. Il resurgira là où on s’y attendra le moins.

    Rêvons, aussi.



  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2006 16:13

    Bravo pour pour ces échanges & commentaires de haute tenue. Tout et dit et fort bien dit.

    A propos du réel, quelques citations extraites de Le réel de Daniel Parrochia (éd. Bordas) :

    « Qu’est-ce qui échappe au réel, en effet ? Ne doit-on pas reconnaître à l’irréel (possible, illusoire, fictif), non seulement quelque degré de réalité mais peut-être, comme le veulent certains philosophes, une qualité d’existence tout aussi »réelle« que le réel, se fondant notamment sur l’idée que le désordre, par exemple, est une autre forme d’ordre ou que le néant est une autre forme d’être ? »

    « Comme le savoir, avec des découpages, ses configurations, ses frontières, va se déplaçant, ce genre de terme (le réel) n’indique-t-il pas alors le mouvement même d’une différence - celle qui sépare toujours la connaissance de l’inconnu... »

    « D’une façon générale, beaucoup d’expériences de psychologie expérimentale démontrent le caractère extrêmement labile de ce que nous appelons la »réalité« , et la toute-puissance de certaines représentations illusoires qui pèsent sur la manière dont nous ordonnons notre expérience. Toutes prouvent que notre conception de la réalité est largement fondée sur la confirmation ou non-confirmation qu’apportent à notre perception le témoignage d’autrui, l’autorité du savoir ou de ses représentants, et enfin notre propre implication personnelle dans la recherche ».

    « ... il faut beaucoup de fraîcheur et d’innocence (ou de courage et de confiance en soi) pour continuer de croire qu’on a raison de penser ce qu’on pense ou de voir ce qu’on voit quand un aréopage de personnalités, et non des moindres, s’ingénient à vous prouver le contraire. Le sujet soumis à une telle désinformation préfère en général confirmer l’opinion des autres, même si elle lui parait fausse, plutôt que de risquer de passer pour un fou : comme quoi la réalité dépend largement de l’existence d’un »consensus« entre les gens qui la perçoivent. Que le »consensus« ne soit, en général, pas arbitraire, mais au contraire fondé sur des arguments sérieux (quoique non nécessairement valides, ce qui peut être le cas dans les sciences), renforce encore la difficulté du changement. Celui-ci viendra d’ailleurs rarement de »l’establishment«  : c’est le jeune, le marginal, le rebelle qui, moins soumis qu’un autre aux anciens cadres, les ébranle, à condition, bien entendu, qu’il échappe lui-même aux conformismes dont il peut être, lui aussi, victime ».

    Résistons.



  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2006 14:56

    « Tout ça est vrai. Mais le véritable problème est celui des RAPPORTS DE PRODUCTION et de RAPPORTS DES FORCES SOCIAUX. C’est de ces questions, qu’il faut parler ».

    Tu as en partie raison. Le problème est éminemment politique. Mais si on change les rapports de production et les rapports sociaux sans rien changer dans nos habitudes de consommation démentes et sans s’attaquer au matraquage publicitaire et au productivisme à tout crins, nos sociétés resteront aussi malades dans une nature de plus en plus polluée.



  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2006 14:47

    @ Le Chat

    Ben oui. Le problème, c’est que pratiquement tout le monde, riches ou pauvres, veut le leurre et l’argent du leurre...



  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2006 14:37

    @ Maxim

    Vivre la simplicité volontaire (ce que j’ai toujours fait) n’est pas du tout assimilable à se « mettre dans la peau d’un humble », mais à se détacher d’un maximum de désirs et envies inutiles ou nuisibles. Une telle attitude conduit évidemment à une forme de marginalisation sociale, mais celle-ci est très relative et peut parfaitement se vivre en ville (je vis en ville et j’ai de nombreux amis et connaissances... qui ne sont pour la plupart pas des frénétiques de la consommation). Et puis il vaut mieux être marginal et vivre une simplicité volontaire qui ne nuit à personne que dans le consensus majoritaire qui se vautre dans la satisfaction obscène, impatiente, boulimique et fiévreuse de désirs et envies qui ne sont même pas personnels, mais le fruit d’un matraquage publicitaire massif. La simplicité volontaire est une forme de vie très heureuse.

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