Ce texte ( que je n’aurait jamais lu si vous ne l’aviez sorti d’on ne sais où) me semble assez juste, en particulier la conclusion, en gros caractères. On y trouve, de plus, un certain humour (+ ou - macabre), c’est peut-être cela qui vous dérange le plus.
*Quand Morice s’y met, cela simplifie les choses, il suffit de penser le contraire pour être dans le vrai.
Dans les années 90 les OGM de Monsanto pouvaient faire illusion. Surtout après leurs films propagandistes que les spécialistes de la manipulation intellectuelle savent si bien faire : Les OGM allaient sauver le Monde de la famine, preuves visuelles à l’appui.
Les semenciers Européen allaient voir ce qu’il allaient voir. Bien sûr, faire face à ce tsunami par l’interdiction de leur utilisation sur notre territoire, au nom de la qualité, de la part de ceux-ci, aurait paru être un barrage commercial et ils se sont embarqué à leur tour dans une recherche d’OGM pour pouvoir faire face (bien que trop tard).
Les commerciaux, qui ne voyaient pas ( du fait de leur formation) ce qu’étaient fondamentalement les OGM (il faut une formation de biologiste pour bien le comprendre et devenir viscéralement contre cette transgression Prométhéenne), éblouis par l’esbrouffe Monsantoesque, ne les ont pas remis en question. Pour faire face et ne pas disparaître, ils se sont donc trouvés dans l’obligation de promouvoir la recherche OGM pour assurer la pérennité de leur entreprise... Les « faucheurs volontaires » qui ont tant énervés ces mêmes commerciaux, ont en réalité sauvé les semenciers Français de ce tsunami. Auront-ils compris, enfin, que c’est la voie de « la qualité » qu’il faut défendre et que les OGM ne sont qu’une vaste fumisterie.
Bilan, 20 ans après. Maintenant on sait. Monsanto a choisi, dans sa précipitation, les pires OGM, puisqu’il cherchait, en fait, à faire d’une pierre coup double : envahir le marché des semences et vendre son poison, le Roundup. Il a obtenu un rejet généralisé (on n’en est qu’au début) et on peut les remercier d’avoir jeté un discrédit total sur l’ensemble des PGM en plein air. Monsanto est attaqué de toute part pour ses méthodes commerciales, le non intérêt de ses produits : Les semences classiques des producteurs Français (limagrain par ex) sont excellentes et donnent de très bons résultats (je ne vois pas, là, du tout, l’intérêt des OGM qui ne peuvent s’imposer que par des méthodes commerciales de pirate, comme on le voit au niveau de la commission Européenne, et on sait ce qu’il sont capables de faire...) et surtout le risque pour la santé qu’ils font peser sur les agriculteurs producteurs particulièrement exposés lors de l’utilisation du roundup + adjuvants et sur les consommateurs, ce que semblent prouver les travaux, bien faits, de G.E.Séralini.
Les PGM en plein air ON N’EN VEUT PAS : C’est tout simple ON N’EN VEUT PAS ! chez-nous ou ailleurs. => un point c’est tout !
Vous parlez « de conflit d’intérêt » pour les travaux de Séralini. Je vous signale que c’est exactement ce point dont avait à débattre le tribunal correctionnel de Paris, lors du procès en diffamation demandé par Séralini contre M.Fellous (Institut Pasteur) qui pour invalider ses travaux l’accusait justement de cela.
Le Tribunal correctionnel en donnant raison à G-E.Séralini à ouvert la possibilité d’ouvrir le débat scientifique au sujet du danger que représentait la consommation d’OGM Roundup résistants lorsqu’ils avaient justement été traité par ce produit + ses « adjuvants ». C’est très important : enfin les OGM traités, ou pas, pouvaient êtres soumis à la question par les scientifiques.
Jusque là, ils n’étaient connus que par les essais effectués par les « scientifiques » de Monsanto, sur 90 jours. => là on ne parlait pas de « conflit d’intérêt ». Ce qui est scandaleux c’est que toutes les décisions Européennes concernant l’utilisation des OGM ne se soient appuyées que sur ces seuls travaux, scientifiquement HAUTEMENT CRITICABLES !
Si vous défendez une recherche scientifique « non biaisée », interrogez-vous sur la validité des expériences de « mise sur le marcher » qui sont entierement contrôlées par Monsanto et non remises en question par « les experts » de la commission Européenne.
Jusqu’à preuve du contraire les travaux de Séralini sur plus de deux ans de vie des rats d’expérience, sont les seuls qui ressemblent à qque chose de scientifique. Tant qu’ils ne seront pas refaits de manière honnête par plusieurs laboratoires indépendants et fiables, ce sont eux qui feront référence. Désolé !