J’ai bien compris vos arguments concernant la difficulté d’apporter la preuve des infractions que vous citez (conduite abusive sur voie centrale, pas de cligo, distances de sécurité, queue de poisson, etc....°
Seulement la solution existe depuis belle lurette aux USA : l’enregistrement vidéo.
Plutôt que de doter vos véhicules de radar Doppler embarqué pour détecter les survitesses, il serait plus logique de se limiter à filmer et à enregistrer au fil de l’eau le comportement des abrutis devant vous, sans pour autant vouloir transmettre dans la minute à Rennes l’enregistrement. A la fin de la journée, l’équipe policière pourrait extraire la partie constatant l’infraction et l’envoyer par exemple à Rennes pour envoi de la contravention.
Ainsi, avec ce genre de preuves, les réclamations (souvent abusives, je veux bien vous croire) fondraient comme peau de chagrin.
L’investissement en matériel serait assez limité, plus besoin de matériel sophistiqué embarqué comme l’envisagent les pouvoirs publics. Il suffirait d’une simple datation/horisation de l’enregistrement pour blinder le dispositif.
Avec une énorme campagne d’information préalable sur ce nouveau dispositif, je vous parie que les comportements dangereux que nous voyons en permanence diminueraient drastiquement et feraient baisser le nombre d’accident.
Il y a des gens dont c’est le métier de trouver et de mettre en oeuvre ce genre d’outils (qui existent déjà à l’étranger) . Que font-ils ? ......A moins que l’on considère que le contrôle automatisé est bien plus rentable (financièrement) pour les caisses vides de l’Etat.
Les résultats obtenus, parlons en. Je ne discute pas les chiffres donnés par la sécurité routière. Ils sont là et la baisse des victime est à la fois indéniable et heureuse. Des milliers de victimes ont ainsi été épargnées entre 1972 et aujourd’hui.
En revanche, la question à se poser est : pourquoi cette baisse ?
Chantal Perrichon nous martèle que cela est dû à la baisse de la vitesse moyenne des véhicules. Si c’est une des causes, c’est loin d’être la seule ! Citons pêle-mêle :
- Les ronds-points : ils ont remplacé les stop, feux rouges et autres balises, particulièrement accidentogènes. Désormais cela se limite à de la tole froissée.
- La suppression des routes à 3 voies non sécurisés. Ici encore, on ne comptait plus les face à face tragiques.
- un meilleure marquage des routes au sol permet désormais une meilleure visibilité de la route, notamment la nuit
- le contrôle technique obligatoire
- le permis à points qui a sensibilisé et impliqué les conducteurs, pas seulement sur le risque vitesse mais sur le comportement en général, même s’il reste beaucoup à faire.
- les constructeurs ont fait des efforts énormes en sécurité passive. Beaucoup de vies épargnées par une moindre agressivité des autos. Zone de sécurité passagers améliorée. Plus de tableau de bord en tole, des accessoires plus souples.
- Généralisation de la ceinture de sécurité à l’avant et à l’arrière
- Obligation des sièges auto
- Généralisation de l’airbag
Il serait donc faux de dire que la baisse indiscutable du nombre de victimes est principalement due à la baisse de la vitesse des autos. C’est pourtant ce que martèle le gouvernement pour nous faire avaler la multiplication insupportable des radars vitesse.
Ce langage est très peu reconnaissant envers les efforts énormes faits par la DDE et les constructeurs, même s’il reste beaucoup à faire.
C’est le problème des statistiques lorsque plusieurs mesures sont appliquées simultanément. Attribuer un résultat à chacune d’elle.