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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 10 mai 2007 22:56

    La nouvelle vient de tomber,

    Malgré les avertissements incessants de Courouve, Aubusson vient de tomber aux mains de hordes d’Afro-Islamistes polygames. La charia a été décrétée. Les caisse d’allocations familiales pillées. On parle de malheureuses creusoises excisées de force, de milliers de moutons égorgés dans les baignoires.

    Nous sommes malheureusement sans nouvelles de notre courageuse sentinelle.



  • masuyer masuyer 10 mai 2007 22:50

    Le chanoine Falc’hun émettait aussi l’hypothèse du gaulois pour expliquer la différence important entre le breton dit vannetais et le breton dit KLT. D’autres linguistes notent que les phénomènes de palatisation sont courants dans les langues romanes.

    Pour ma part, je n’ai pas les compétences requises pour trancher. Je pense néanmoins qu’il restait des locuteurs du gaulois (pas seulement en Armorique d’ailleurs) à l’époque ou les bretons ont débarqués d’outre-Manche. En effet, le breton semble s’être répandu très vite (et très loin vers l’Est puisque on trouve des toponymes bretons très loin de la zone où il est encore parlé). Cela me parait difficile si les populations en place ne parlaient uniquement qu’une langue romane (latin) étant donné les fortes différences entre les langues romanes et celtiques.

    Pour avoir un tout petit peu étudié l’Atlas Lingusitique de Basse-Bretagne de Pierre Le Roux, et la grammaire de Francis Favereau, il semble que chaque région ait conservé des archaïsmes dans sa variante dialectale mais pas sur les mots ou points grammaticaux. Il apparait aussi que les archaïsmes se soit souvent mieux maintenu dans les franges (du territoire), ce que montrerait d’ailleurs votre exemple.

    Pa ’h oc’h gwenedour a lârin c’hwi deoc’h.



  • masuyer masuyer 10 mai 2007 22:27

    Tout a fait d’accord avec vous Armand (cette fois-ci smiley),

    D’ailleurs je n’ai pas dit autre chose. Les langues celtiques sont une famille, comme les langues romanes ou germaniques par exemple. Elles comprennent deux branches l’une continentale (le gaulois par exemple) et l’autre insulaire. Les langues celtiques encore parlées aujourd’hui sont toutes de la branche insulaire. Cette branche se divise par ailleurs en 2 rameaux, l’un dit britonnique (Gallois, Breton, Cornique) et l’autre dit goidelique (Ecossais, Irlandais, Manxois). Le breton moderne (au sens linguistique du terme) me semble plus proche du cornique que du gallois. Par contre, j’approuve complètement votre point de vue sur la différence de statut entre le breton et le gallois.

    Et je vous félicite de noter la désaffection de l’aristocratie pour le breton dans les causes de son déclin, car c’est un point souvent sous-estimé et notamment par certains défenseurs actuels de la langue bretonne qui n’accusent que la politique répressive de l’Etat Français (que je ne nie pas).

    J’admire d’ailleurs le peuple breton (je ne le suis pas moi-même) pour avoir conserver sa langue 5 siècles après que ses élites l’aient abandonnés. Peuple breton, qui a, contrairement à ce que d’aucun pense, produit une littérature (orale principalement) fort riche.

    Dernier point, le premier dictionnaire français est breton. Il s’agit du Catholicon (1492 si ma mémoire ne me trahit pas), qui est en fait un lexique franco-breton à l’usage des clercs.

    Je ne dois rien vous apprendre, vous semblez bien connaître le sujet, ce qui ne m’étonne guère puisqu’il me semble que vous m’avez dit vivre dans le quartier de Montparnasse.

    A propos de Montparnasse une petite anecdote. Dans les années 50 (je crois), une habitant de Plouyé (Centre-Bretagne, Finistère), Catherine Guern (dites Katrin Youn), célèbre et talentueuse chanteuse de gavotte (la meilleure à mon avis) avait décidé de rendre visite à sa fille à Paris. Elle prit le taxi qui la conduisit en à la gare. Elle débarqua à Paris, qu’elle ne connaissait pas et demanda à un passant où logeait sa fille en n’indiquant que le nom de celle-ci. Et bien elle y fut conduite aussitôt. Légende locale ou illustration du village breton qu’était Montparnasse à l’époque je ne saurais vous le dire, mais la l’histoire est belle.

    Keno dit Armand



  • masuyer masuyer 10 mai 2007 19:00

    Bonjour dit Ar Brezonneg, mechañs ya mat an traoù ganit.

    Je continuerai en français afin de ne pas éveiller des suceptibilités éventuelles de certains lecteurs.

    Je ne connais pas l’ouvrage dont vous me parlez mais je vais me le procurer. Le problème des études celtiques c’est qu’elles sont un peu délaissées par les chercheurs. L’autre problème, c’est que pour avancer sur le sujet il faudrait que les linguistes, les philologues et les archéologues travaillent plus souvent de concert, mais le monde de la recherche est ainsi fait que chacun prêche un peu pour sa paroisse.

    J’ai lu quelques ouvrages de Jean Markale qui me laisse pour ma part un peu dubitatif. Mais vous avez raison de noter que les études celtiques sont souvent l’objet de querelles épiques (et encore c’est un euphémisme). L’Université de Rennes 2 a souvent été le siège de batailles homériques, sans compter les conflits avec l’UBO.

    Je souhaitais par cet article, comme avec mon article précédent « Quand les Bretons étaient étrangers en France » (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23411), apporté quelques faits concrets pour réfléchir sur l’identité et les relations à l’autre. Et je trouve que certains s’appuient un peu trop sur leurs « ancêtres les gaulois » pour revendiquer leur pouvoir sur un bout de territoire, voilà tout.

    Merci pour votre commentaie ha ’benn ar wech all a lâran dit.



  • masuyer masuyer 10 mai 2007 18:45

    Le breton est une seule et même langue d’un point de vue linguistique. Il existe des variations grammaticales et lexicales d’une région à l’autre mais rien de vraiment insurmontable. Le phénomène de dialectisation c’est en fait accentué au XXème siécle puisque le développement du français a créé une situation de diglossie. C’est à dire que le breton devenait la langue de l’intime quand le français devenait de plus en plus la langue d’échange avec l’extérieur.

    Le français, je ne parle pas des patois (terme péjoratif car il s’agit bel et bien de langues), connait aussi des variantes lexicales et grammaticales d’une région à l’autre. Cette différence s’atténue de nos jours par le développement des médias et la mobilité géographique.

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