Militant communiste sur Montpellier.
40 ans
Après un echec scolaire, j'ai repris mes études pour faire du droit. Passionné de politique, de philosophie, de cinéma et de capoeira.
J’ai bien peur que l’éducation populaire, celle qui permet de se former tout le long de sa vie... sente le sapin.
D’une part parce que nous sommes sous le règne du "1 euro dépensé doit etre un euro utile", entendons par là, à court terme. Ce principe qui se croise avec le mythe de la dette zéro... les subventiosn vont fondre comme neige au soleil.
D’autre part, l’éducation populaire peut se trouver sur certains aspects en butte contre les services à la personne... Et c’est pas ces Olibrius qui militent pour l’éducation qui vont saccager les joies du marché juteux. En cela, le président a fait un choix clair et net !
J’ai bien peur que la justice des mineurs soit effectivement en danger. Voila ce qu’est la politique pénale par l’émotion, ou comment prendre des parts de marché avec des faits exceptionnels.
Voila ce qu’ils appellent la réforme pour plus de progrès : revenir à une situation d’avant 1945...
Une société qui a peur de ses enfants, donc de son futur ; une société qui pense que ses enfants auront une vie moins bonne que leurs ainés conduit à cela : on gère la délinquance juvénile avec de faibles moyens et de mauvaises lois pour un moindre cout.
Cette volonté de remettre en cause la justice des mineurs est à rapprocher de la volonté de dépister des comportements déviant dès trois ans !
Sur le fond, je suis bien d’accord avec vous... Mais ne le sous-estimons pas !
C’est la stratégie qu’ils emploient : on lance le buzz sur quelque chose avec laquelle ils sont idéologiquement d’accord et on voit les réactions des français... Ils ont les Spin doctor qui vont avec !
Sous couvert de fameux "experts" et de discussion dans les fameux ateliers de l’UMP, ce discours permet de remettre en cause le service public de la maternelle parcequ’au fond, c’est ça qui est visé : scolarisé trop tot les enfants favoriserait les comportements délinquants (Pour les magistrats cela relève de Mme Irma), ce qui sert leur volonté de mettre en place les jardins d’éveils (et qui pourraient etre géré par le privé avec des qualifications moindre que les instits).
Artcile interessant bien que j’ai quelques desaccords vu que l’espace en tre le PS et le NPA n’est pas si inoccupé que cela... (vu que les médias ne parle pas du PCF, et ils n’en parlent pas avec un brio et une constance !!).
Je suis pas sur que le PS reste figé : les élections européennes peuvent lui servir à se ressouder, Hamon peut etre mis en avant pour "assécher" l’espace ouvert au PG, au PCF, etc, il peut jouer aussi l’alliance avec les chevènementistes (et ce qui est vrai pour les européennes, peut etre valable pour les autres élections). La campagne n’est pas lançée, donc prudence sur les pronos.
Pour ce qui est de Die Linke, la situation n’est pas si facile que cela. Elle doit composer avec des cultures politiques très différentes (comme le NPA d’ailleurs). C’est pas le cas du PG, c’est peut etre un plus pour lui... Enfin, Die Linke gère avec le SPD au niveau local mais pas au niveau national. Bref, c’est le meme problème qui existe en France depuis 1920. Le problème se posera pour le PG comme pour le NPA.
Si le NPA se dit intressé, pour ce qui est des européennes, il peut se la jouer perso comme il l’a fait à la présidentielle quand le rassembelemnt était en discussion. Leur congrès n’a pas encore eu lieu. C’est l’effet d’aubaine en joutant le vote protestataire contre l’Europe.
Ce qui est interessant à l’accord du PG pour faire campagne avec le PCF, c’est qu’il souscrit à une démarche discuté tant au sein du PCF que du PGE - European Left : Le "NON" de gauche a eu une visibilité en France, aux Pays Bas et en Irlande mais il aura de force que s’il arrive à avoir une représentativité au niveau européen. Cela demande plusieurs choses : s’il faut réunir les force du "non" de gauche en France, il faut aussi aller au delà et avoir une campagne européenne et pas seulement nationale (et ce n’est pas si évidant !).
Bref, un travail aussi passionant que passionné dans les prochains mois...
Bon courage pour samedi.
Matéo 34.
NB : le PGE - European Left n’est pas un parti stricto sensu : c’est une confédération de parti (PCF, Rifondazione communista (It), Jeunesse socialiste (Pologne), Die Linke, KPO (Autriche), etc.) et de fondations (G Péri, R. Luxemburg, etc.)