@Taverne ... il faut maîtriser la dette et les déficits, il faut un plan d’aide aux PME. ... et aujourd’hui de nombreuses PME vont faire faillite faute pour le pouvoir d’avoir pris en compte ces deux éléments.
j’en compte trois : la dette, les déficits et le plan d’aide au PME.
Et expliquez nous en quoi la dette et les déficits sont responsables des faillites de PME. Personnellement, quand je regarde autour de moi, les TPE/PME qui font faillites, c’est les taux d’intérêt, le manque de trésorerie, les problèmes de gestion, de baisse d’activité qui sont le plus souvent les éléments majeurs de leurs faillites.
Il a soutenu le CNE jusqu’au bout, avant que la directive de l’OIT ne
marque la fin de l’expérimentation de ce contrat de travail destiné aux
jeunes avec période d’essai de deux ans. Il défend depuis le contrat de travail unique ou universel qui prévoit une période d’essai
de 6 mois à un an, des indemnités chômages forfaitaires dont il nous
affirme qu’elles seront plus avantageuses sans donner de précision.
Cette proposition vient du MEDEF (googlez flexisécurité ou contrat de
travail unique), elle est également reprise par l’UMP, NDA
(debout la république) et le FN.
Dans ce nouveau contrat, on parle de
garantie progressive (prorata temporis), les salariés de la tranche
1 à 1.8x le SMIC de moins de 3 ans d’ancienneté ne toucheront presque
rien. Et à condition que les partenaires sociaux s’entendent,
puisque FB ne fait que proposer. Comme les nouveaux partenaires sociaux ne seront plus les syndicats mais les CE (NDLR voir plus
loin, autre proposition de FB), les syndicats de branches ou
nationaux auront encore moins de poids pour négocier. On imagine la
suite, … Il faut vraiment être naïf pour penser que cela va se passer
autrement.
Il y a donc une volonté manifeste de déréguler le marché
du travail.
FB a voté l’abrogation de la loi « Jospin » de modernisation sociale
qui permettait de limiter les licenciements (avec notamment un droit
d’opposition des comités d’entreprise en cas de licenciements). Position
déjà défendue par le MEDEF sous l’ère Sellière. Sources : http://www.assemblee-nationale.fr/1... http://www.assemblee-nationale.fr/1... http://62.23.0.205/main/core.php?pag_id=1079
Curieux tout de même de prétendre aujourd’hui vouloir renforcer le
rôle des salariés au conseil d’administration des entreprises quand on
soutenu et voté la fin du droit d’opposition aux licenciements
économiques auparavant.
On a l’impression qu’il découvre benoîtement des réalités
Il nous propose aussi :
« Les comités d’entreprise sont déjà le lieu légal et obligatoire de
l’information et de la consultation des représentants des salariés sur
la vie de l’entreprise. Il faut étendre leur rôle à la négociation des
conditions de travail et des rémunérations. »
C’est clairement un
coup de couteau aux organisations syndicales dans les entreprises, puisque ce
sont des prérogatives des délégués syndicaux. Dans bon nombre
d’entreprises, le CE est souvent une sorte de comité des fêtes, et cela
fait longtemps que le patronat voudrait voir ce transfert de pouvoir de
négociation des syndicats vers des personnes qui n’ont bien souvent ni
le sens, ni le goût, ni le temps, ni les connaissances pour négocier les
salaires et les conditions de travail. C’est du pain béni pour les
employeurs, nous avons vu ce que la négociation d’entreprise a donné
avec les 35h, tous les salariés des entreprises qui n’avaient pas de
syndicat se sont faits avoir sur les compensations et/ou sur la rigueur
salariale qui a suivi. Donc çà promet !!! Source : http://www.travail-emploi-sante.gou...
Ou encore ceci :
« La culture de la cogestion est bienfaisante. Tel est mon
affirmation, et telle est une des principales raisons du retard français
par rapport à la réactivité du tissu économique allemand. Participation
aux résultats, mais participation à la stratégie et à la décision dans
les entreprises de plus de 500 salariés les représentants des salariés
dans les conseils d’administration des entreprises avec droit de vote. »
Acte. Les salariés pourront voter ! Seront-ils pour autant à égalité avec les
actionnaires ? Bien sûr que non.
Parce que FB n’ira pas expliquer aux
investisseurs et aux chefs d’entreprises que désormais en France, le
salarié peut avoir le même poids décisionnel qu’eux. Et combien même,
dans une entreprise chacun à son rôle, le marketing, la gestion du
personnel, la négociation commerciale, l’ingénierie cela s’apprend.
Prétendre le contraire c’est faire comme MLP l’autre soir sur un plateau
télé avec l’apprentissage, c’est-à-dire du POPULISME. Donc quand un
chef d’entreprise voudra arrêter une activité pour se concentrer sur une
autre, il ne pourra le faire que si les salariés sont d’accord ? Cela n’a pas de sens.
Il nous dit encore :
« Une négociation nationale autour de la rénovation du climat social dans l’entreprise Ce
sujet est crucial. L’adaptation de l’entreprise à son environnement, à
la conjoncture, exige l’association et la participation des salariés et
de leurs organisations syndicales à la réflexion stratégique dans
l’entreprise. La guerre froide sociale est un facteur de blocage. »
Donc
déjà il vient de nous expliquer que les élus CE remplaceront les
délégués syndicaux, donc on se demande quelle droit et quelle légitimité
il restera à ces derniers.
NS
nous avait expliqué il y a cinq ans qu’il avait convoqué à l’Elysée
Mr Mittal pour lui dire sa « façon de penser », ce dernier lui avait
répondu qu’il pouvait lui accorder un rendez-vous chez lui à Londres !
Un an après il annonçait 600 licenciements. Alors les propos
démagogiques de FB sur la stratégie alors qu’il a voté pour les
privatisations et la libéralisation des services publics ….on sait à quoi s’attendre. Source : http://www.centerblog.net/politique...
« Des accords cadres dans les branches Les accords majoritaires
dans les entreprises ne pourront s’imposer aux salariés minoritaires que
s’ils sont encadrés par des accords-cadres fixant, dans les branches,
le cahier des charges de ces négociations et les marges admissibles des
évolutions envisageables. »
On peut se dire que ce n’est pas une nouveauté puisque tous
les accords d’application concernant les conventions collectives,
salaires, conditions de travail, retraites, maladies,…) se négocient de
cette façon depuis la loi du 25 mars 1919, mais à bien y regarder c’est beaucoup plus subtil que cela.
Les négociateurs fixeront avant les règles de la négociations et qu’en cas de désaccord, aucun salarié ne pourra faire grêve contre cela. Donc il suffira que l’employeur ne cède rien pendant la négociation ou qu’un négociateur accepte et les autres ne pourront piper mot ! Du grand art en matière de dialogue social en somme !
Et le dernier point sur ce thème :
« La culture de la
cogestion est bienfaisante. Tel est mon affirmation, et telle est une
des principales raisons du retard français par rapport à la réactivité
du tissu économique allemand. »
Chacun sait que le mur de Berlin
n’est pas tombé et on nous bassine tout le temps avec le « MODELE
ALLEMAND ».Mais on oublie presque tout le temps de nous parler de de la
précarité des salariés allemands qui sont pour un tiers en dessous du
smic avec des emplois à temps partiel et dont tous les économistes
s’accordent à dire que ces emplois bon marché ont dopé l’économie
allemande au prix d’un coût social qui risque d’être catastrophique dans
les 15 ans à venir. Que vont toucher comme retraites ces travailleurs
précaires, jusqu’à quel âge devront ils travailler. Source : http://www.cairn.info/article.php?I...
La guerre de Bosnie n’a épargné personne parmi les populations civiles. Certes les bosniaques et les croates n’ont pas été des enfants de coeur comparé aux serbes. Mais il ne faut pas oublier que ce sont les serbes les premiers qui ont été guidé par un nationalisme débridé à commettre les pires exactions.
J’étais en Bosnie d’abord sous le mandat de la FORPRONU 1992, puis de L’IFOR 1995 , les femmes violées dans les caves, les enfants mutilés et massacrés, etc. ne sont pas un fantasme de BHL ou de TF1 mais une réalité.