@docdory La candidature Lepage a un sens dans la mesure où, contrairement à EELV,
qui est, de tous les partis français, celui qui est le plus violemment
opposé à la laïcité, elle a pris dans le passé des positions extrêmement
fermes en faveur de la laïcité.
Je ne sais pas où vous êtes allé pêcher çà mais c’est complètement faux pour EELV. La laïcité c’est la séparation etre la religion et le pouvoir. Or rien ne permet de dire que EELV soit favorable au retour de la religion dans le puvoir, c’est même l’inverse, EELV, c’est Joly, Cohn Bendit, Bové, Voynet, Lipitz, etc, et c’est tout sauf des fans de la religion.
pour le reste de votre post :
Après voter EELV c’est voter pour des « bobos » qui ont une vision utopique voire idyllique de la société, en particulier concernant le droit de vote ou la religion ou les particularismes régionaux. On a eu du mal à lutter contre ETA tellement ils étaient imbriqués dans le mouvement identitaire basque, idem pour les bretons et les corses, alors leur loi sur le sujet jn’est pas prête de passer y compris au niveau européen, car tous les pays de l’UE connaissent le même problème avec leurs populations respectives.
Concernant l’islam, dire que voter EELV c’est quasiment voter « pour le frères musulmans » qui je le rappelle non rien de laïc et de non violent puisque le Hamas ou Jama’a al-islamiya en font partie. Là c’est clairement NON. L’islam est comme toutes les religions composés de pratiquants modérés et d’extrémistes, mais rien ne permet de dire qu’EELV soutiennent ces derniers.
Oui le phénomène est bien celui là. Dispersion des voix UMP, car les électeurs de centre droite pouvaient être tentés de voter, Borlo, Morin ou Bayrou, mais pas vert ou socialiste (pour la majorité d’entre eux). En revanche vu le score du Modem sur les derniers scrutins, je ne pense pas qu’il soit cette fois ci, en position d’être le troisième homme comme en 2002. Le score de 16-17% est au moins à diviser par deux, je pense
Face au désaveu de la politique du gouvernement actuel, la plupart des centristes de droite sont tentés de se présenter, ils ne sont ni fédérés, ni organisés individuellement pour contrer les autres forces politiques.
Jean Louis Borlo, Hervé Morin, François Bayrou, Corinne Lepage se sont dit qu’ils avaient un coup à jouer en tentant de séduire l’électorat de centre droit qui ne soutiens plus L’UMP.
Certains ont peur de perdre le soutien de celle ci dans des élections à venir (législatives en particulier) et observent (Morin) encore ou ont renoncé (Borlo), d’autres n’ont rien à perdre, leurs mouvements n’ayant pas de visibilité suffisante pour exister au niveau national (Lepage, Boutin) ou alors espère se refaire une forme électorale (Bayrou).
Nul doute que chacun sait qu’il n’a aucune chance d’être élu, donc la seule alternative qu’il reste est qu’ils ont des soutiens idéologiques et financiers (lobbies) et que cela permettra de porter leurs idées ou leurs intérêts (ceux des lobbies).
A titre individuel, ils espèrent tous obtenir en cas de victoire de L’UMP, un poste ministériel ou un groupe parlementaire soit à l’assemblée nationale, soit aux européennes ou sur certains conseils généraux/ régionaux, etc.
C’est un positionnement, je capte les voix de tes déçus, et à l’issue du premier tour j’appelle au rassemblement, tu (me) nommes ministre de ... (telle personne), etc. Ainsi, moi et mes fidèles ont est sur d’avoir du taff durant les prochaines années. Et je pourrais ainsi concrétiser les idées des gens qui me soutiennent. La boucle est bouclée.
Pour Christine Boutin, c’est la même chose mais version catho intégriste, elle évite que trop d’électeurs de droite traditionnelle catholique ne trouve refuge au premier tour dans les filets du FN.
On observe çà dans tous les camps ( Union de la gauche, gauche plurielle,...). Alliances FN/RPR, RPR/UDF, ...
C’est vieux comme la politique et franchement c’est saoulant !
D’abord parce que c’est un jeu d’alliances et de lobbying. Et qui se fait avoir au final ? Les électeurs qui ne votent finalement pas pour leurs idées mais pour celles qui leur paraissent les moins mauvaises. Mais l’expérience montre que les gouvernements qui se sont succédés ainsi n’ont pas faits ce qu’ils avaient annoncés, et donc les électeurs ont le sentiment par la suite que gauche ou droite c’est pareil. D’où la radicalisation du vote contestataire.
Il reste donc à inventer un mode d’élection ou les Borlo, Lepage, Bayrou, Boutin, Joly, Mélenchon et autres pourront peser et apporter leurs idées sans que cela ne fasse le jeu des extrèmes et ne nous fasse revivre l’éviction d’un candidat majeur (Jospin 2002).