Il y a une chose importante (même deux en fait) qui sont ici oubliées.
La première, c’est que le procès est surtout politique. Aucun dirigeant japonais n’a intérêt à ce que le fleuron de leur industrie soit acheté et, comme ils ont des lois abusives tirées des mêmes lois américaines, ils peuvent largement briser qui ils veulent et contre toute logique.
Le procès est une humiliation faite à Ghosn. Sinon, il n’aurait pas été dans ces conditions de détention inacceptables et le procès n’aurait pas été qu’une vaste mascarade.
La seconde, c’est qu’au Japon le procès est vu comme une humiliation — pour les individus et probablement ici pour le pays. Si le gouvernement avait voulu aller au bout de son action, il lui aurait été impossible de fuir — le Japon possède parmi les meilleurs services secrets du monde. Mais le pays aurait également dû faire face à ses nombreuses failles démocratiques, critiquées ensuite par les presses du monde entier.
Cette « fuite » est donc un moyen d’évacuer le problème mais il y a, probablement et ce depuis des mois, des discussions « hors circuit » (spécialité japonaise) entre la France et le Japon. Et quelle belle occasion de retrouver un « premier de cordée » !
Chaque génération met en cause les génération précédentes. C’est un fait et honnêtement tant mieux. Si les « vieux » étaient capables d’écouter les « jeunes », nous serions dans une société idéale où la cohésion sociale serait parfaite — sans parler du reste.
La fin de l’ascension sociale est, en effet, l’un des reproches qu’on peut faire comparé à notre époque. Certains diront que c’est à cause « de la crise économique » ou plus simplement des entreprises, ce qui est vrai, mais ils en sont également responsables.
Ce sont eux qui ont élu les « élites » qui ont progressivement détruit notre société — ce que nous continuons hélas à faire. Eux qui n’ont pas bougé d’un pouce pour aider la jeunesse à s’insérer dans la vie active. Qui votent continuellement pour n’importe qui leur promettant la lune, qui n’ont pas obligé le pouvoir à aller dans le sens du progrès social et se sont contentés d’aller « dans le sens du vent ».
Par contre, il faut reconnaître que les générations précédentes élèvent et éduquent leurs descendants c’est certain. C’est là, je crois, le seul mérite à leur attribuer (pour ceux qui en ont fait l’effort).