Même ce que l’on fait ici me semble finalement inhumain : nous parlons avec des personnes que nous ne voyons pas, voir que nous ne verrons jamais !
Sinon, je souscris à votre description de l’usine parisienne, je comprends votre ressenti. Ce fut pour moi un véritable choc au retour de mon voyage sur les côtes bretonnes, où je n’avais ni voiture, ni maison, mais absolument tout l’espace et le temps dont j’avais besoin.
Mais dites-vous que c’est seulement notre point de vue partagé. Je pense qu’en effet, la plupart des éléments dociles qui servent de rouages à la grande horloge de la « société » dominante contemporaine sont véritablement des serviteurs dévoués à la cause. Malgré tout, ce qui compte c’est de savoir comment vivre autrement !
Je te dis merci également ! ça faisait quelques semaines que je voyais ce mot étrange sur le net sans savoir vraiment ce que cela signifiait, et c’est en lisant ton article que j’ai eu envie d’amorcer une petite recherche.
Mon cursus c’est la Sociologie et l’Anthropologie alors je suis quelque peu habitué à analyser les dynamiques culturelles d’aujourd’hui et d’hier. Tout est lié et nous restons des humains quoiqu’il arrive. C’est pour cela qu’il faut se méfier de ces évolutions sociétales qui sont presque totalement planifiées par les maîtres marionnettistes disciples d’Edward Bernays.
Ravi d’avoir pu apporter ma participation à la réflexion sur le « swag » pour l’élargir au-delà !
Je suis totalement avec toi Olivier, mais sur le SEL je me suis posé une question toute bête :
Qui contrôle les « crédits horaires » ? mmh..
Je serais plus en faveur d’un système du tout gratuit, donc l’éducation au partage et à la participation y serait un pilier fondamental.
Sinon on pourrait revenir à l’étalon-or comme monnaie, en lui attribuant une valeur temps-énergie nécessaire à son extraction, comme toutes les autres choses qui seraient données en échange.
Un simple petit appareil portable à batterie écologique si possible, rechargeable manuellement ou par l’énergie solaire, suffirait à mesurer la pureté d’un échantillon d’or aussi rapidement ou presque que de peser des légumes. N’est-ce pas ?
Salut Fabien et salut à tous, il est en effet intéressant de penser ce phénomène « swag » qui prend de l’essor par transmission sociale et médiatique.
Je trouve ça bien de faire de l’humour mais il me semble Fabien que tu es passé à côté de certaines choses sur la « swag attitude », et tu es passé tout près !
Pour ceux qui veulent réellement analyser le « swag » sous une perspective psycho-socio-anthropologique, une méthode qui selon moi s’avère efficace est de taper « swag » dans Google Images puis de survoler les résultats qui donnent un bon aperçu d’ensemble, on peut ensuite butiner ceux qui interpellent.
Pourtant la photo que tu as mise pour illustrer l’article résume parfaitement la philosophie du mouvement. Trois éléments :
- La casquette : mélange de hip-hop fifty cents et de vintage hipster avec le logo superman. Très important, c’est elle qui est en couleur et la personne de dos est en noir et blanc. Cela connote l’importance totémique et presque mystico-religieuse de cet attribut pour les « SWAGG » (avec deux G ce que tu n’a pas relevé d’ailleurs).
- La main qui fait un signe : cet éléments revient sur de très nombreuses photos associées à « swag » sur Google Images, il a été emprunté aux rappeurs méga-stars comme Jay-Z. Il compense le manque d’expression des « swagg » et sert de signe de reconnaissance entre « initiés ». La différence avec les vraies confréries (franc-maçonnerie par exemple), c’est qu’il n’y a aucune recherche et pensée derrière ces signes qui ne sont donc même pas « secrets ». L’appartenance à la « confrérie swagg » ne nécessite que l’achat de quelque breloques, de CD, et quelques heures d’endoctrinement avec des « swaggs » accomplis.
- L’humain lui-même : malheureusement et il fallait s’y attendre, la personne est réduite à ses possessions matérielles, ici les vêtements et breloques, et à sa conformité avec les codes de la « marque swag ». La photo résume parfaitement cette règle avec la personne en noir et blanc et vue de dos, pendant que l’Objet casquette sacralisé est vu de face, en couleur. Notons que souvent les « swaggs » se cachent derrière la visière de leur casquette, derrière leurs mains ou de lunettes à grands carreaux teintés ou non.
Nous avons oublié de le mentionner, mais être « swag » selon l’Evangile des mass-medias, c’est aussi fumer de la drogue et avoir un flingue. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre de cool dans la vie ?
Cela ne m’étonnerait guère que les références au « swag » se multiplient dans les productions « cinématographiques » (plutôt ciné-propagandistes) futures, bien que pour l’instant ce soient plutôt les clips avec les icônes précédentes. Peut-être un début de « swag » dans le récent Spring Breakers (avec Selena Gomez, associée aux icônes du swag justement) :
Pour ceux qui veulent aller plus loin sur les nouveaux styles urbains et commerciaux, que l’on peut qualifier de « néo-tribaux » parfois, vu que les personnes sont divisées en clans immiscibles qui peuvent parfois se jalouser ou s’imiter.
- Le « juggalo » : http://en.wikipedia.org/wiki/Juggalo  ;  ; (voir aussi le documentaire assez flippant) Style très proche du « swag », aux origines clairement cathartiques, voir « Insane Clown Posse »