34 ans, "citoyen du monde", intérêts divers, des études de langues infructueuses, la malhonnêteté intellectuelle et l'égoïsme en horreur ... bref, Moi moi moi Je je je ... who cares ...
Les hétéros assurent l’œuvre naturelle essentielle de procréer et donc de régénérer la société humaine. Sans les hétéros, point de société humaine. Le devoir des hétéros est donc absolu et spécifique. La procréation des hétéros n’est en rien due à un quelconque devoir... Vous confondez conséquence et devoir (=obligation).
La société exerce jusqu’ici ce devoir spécifique et absolu de reconnaissance vis-à-vis des hétéros par l’institution du mariage. Le mariage, dans ses diverses formes hétéros, est ainsi une institution méritoire inspirée par la nature. En quoi est-ce que l’accès au mariage par les homos retire cette reconnaissance aux hétéros ? Inspirée par la nature ??? Quelle autre espèce que l’homme dans la nature pratique le mariage ??
Or, par libre choix de l’homosexualité, les homos, dans leur spécificité en tant qu’homos qui manifestent et revendiquent des droits, renoncent à l’œuvre naturelle d’engendrer et de pérenniser la société. Ils ne renoncent pas à l’hétérosexualité : ils n’ont jamais été hétéro, comment pourraient ils y renoncer ? Les homos ne choisissent pas l’homosexualité. Qui serait assez con pour choisir volontairement d’être homo dans une société qui le condamne, dans des familles homophobes, dans des pays ou cela signifie la mort ? Quand avez-vous choisi l’hétérosexualité ?
Autrement dit, les manifestants homos par définition ne peuvent bénéficier d’aucun droit dans la société en tant qu’homos, encore moins bénéficier d’un droit tant soit peu moral. [...] La situation est comparable à celle d’un virus nocif qui viendrait réclamer son bon droit à loger dans un corps sain. La teneur (et la nature) de vos propos est bien notée. Pour rappel : L’homophobie est l’hostilité, explicite ou implicite, envers des individus dont les préférences amoureuses ou sexuelles concernent des individus de même sexe. L’homophobie englobe donc les préjugés sur l’homosexualité et les discriminations (emploi, logement, services) envers ceux qui la pratiquent. Au sens large, l’homophobie peut être généralisée comme la peur, la haine, l’aversion, le harcèlement, la violence ou encore de la désapprobation intellectuelle intolérante envers l’ensemble de la communauté LGBT. « De même que la xénophobie, le racisme ou l’antisémitisme, l’homophobie paraît être une désignation de l’autre comme le mauvais contraire, inférieur ou anormal.
En revendiquant le droit au mariage, pire en se le faisant octroyer, les homos s’accaparent d’une valeur éthique naturelle indue spécifique aux hétéros. La morale n’existant pas dans la nature, une « valeur éthique » ne saurait être naturelle. On est dans l’idéologie religieuse là. Le mariage civil n’est pas concerné par le religieux. Un violeur en série hétéro perpétue l’espèce, peut-on parler là de la « valeur éthique naturelle » que vous évoquez puisqu’Il agit bien en faveur de la régénération de la société que vous définissez comme un devoir absolu et spécifique je crois ? Une autre définition : Accaparer : Amasser un bien en grande quantité pour en provoquer la rareté et le revendre à un prix élevé. Prendre quelque chose entièrement pour soi, au détriment des autres ; s’en emparer : Accaparer tous les pouvoirs. Attirer quelqu’un près de soi sans le laisser s’occuper des autres : La cliente accaparait la vendeuse. Occuper exclusivement quelqu’un, lui prendre tout son temps ; absorber : Les enfants l’accaparent beaucoup.
Les hétéros se retrouvent donc spoliés dans leur spécificité de dépositaires de la valeur éthique institutionnelle qui fonde la société. Le sens même du mariage se trouve ainsi dévoyé. Le sens du mariage que vous décrivez est celui du mariage religieux, pas du mariage civil. Les homos n’ayant pas accès au mariage religieux, le sens de ce dernier ne se trouve en rien dévoyé.
Ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord c’est votre postulat de départ.
Vous êtes dans le symbolique.
Alors que pour moi la réalité prime. La réalité c’est que le renouvellement des générations n’a rien à voir avec le mariage, puisqu’il existe sans ce dernier, il ne peut en constituer une condition préalable, ni même symbolique puisque son non respect n’entraîne pas la déchéance de ce mariage. (c’était le cas dans le mariage religieux, qui avait cette cohérence, mais qui n’est pas respecté depuis belles lurettes par ceux qui prétendent le défendre/promouvoir).
La nature ne se soucie pas de symboles, la vie saisie la moindre chance pour se manifester et exploser, les animaux ne se marient pas et n’en perpetuent pas moins leurs espèces...
Quant à la Loi, elle est là pour organiser le vivant, l’existant, le réel... en l’occurrence la loi sur le mariage civil légifère sur la réalité d’un couple qui veut devenir une nouvelle entité dans la société, et si elle organise aussi les scénarii potentiels de ce que deviendra ce couple, ces derniers ne sont pas sa raison première ni sa finalité (ainsi on ne peut penser que la finalité du couple est le divorce parce que la loi l’organise, il ne faut donc pas non plus raisonner de cette manière pour l’enfantement).
Un hélicoptère vole, sans ailes... c’est la réalité...
« Doit on interdire l’adoption aux célibataires ? » La réponse est probablement oui, tant que le nombre de parents candidats à l’adoption est supérieur au nombre d’enfants en attente d’adoption, ce qui est le cas actuellement en France. Rappelons que l’ouverture de l’adoption aux célibataires en France remonte à l’après-guerre, à une époque où le pays devait faire face à un nombre d’orphelins tout à fait extraordinaire. Si une telle situation était amenée à se reproduire, il serait toujours temps d’autoriser ponctuellement à nouveau des célibataires à adopter, et pourquoi pas, toujours ponctuellement, à des couples de personnes de même sexe. C’est toujours là, l’intérêt supérieur des enfants qui doit primer.
Sur cette question, vous faites preuve de cohérence, et si je ne partage pas forcément votre avis, j’en respecte la validité et la logique. Je tiens cependant à vous faire remarquer que si la loi sur le mariage sur tous ouvre théoriquement l’adoption aux homos, elles ne concernera probablement qu’un petit nombre de personnes, et très probablement dans les situations où l’un des deux partenaires est le parent biologique de l’enfant. Ainsi dans ces cas c’est bien l’intérêt supérieur de l’enfant qui primera puisque l’adoption légale par l’autre partenaire, celui avec qui il vit, qui l’élève et qui est déjà un référent actif et affectif dans sa vie, protégera ce lien. Dans les autres cas d’adoption, les commissions d’adoption n’ayant en effet pas besoin de justifier
leurs refus, le plus vraisemblable est que ces dernières auront tendance
à privilégier des couples « classiques » au détriment des couples
homosexuels , il ne faut pas présumer de l’intégrité des personnes chargées de cette évaluation dont le professionnalisme garantie, je pense, que les choix de placement seront fait dans l’intérêt de l’enfant placé, et si cet intérêt leur semble meilleur dans un couple homo que dans un couple hétéro ou une famille monoparentale pourquoi contester leur expertise ?
Je suis par contre moins convaincu par votre première réponse qui ne me semble pas cohérente sans y apporter quelques précisions supplémentaires.
« Doit on interdire le mariage aux hétéros stériles ou meno/andropausés ? » Non. Il n’est pas question d’interdire quoi que ce soit à qui que ce soit, mais de ne pas donner à la loi le pouvoir démesuré de changer le sens des mots. Le mariage était jusqu’à récemment l’union d’un homme et d’une femme ayant vocation naturelle à diffuser la vie (rien ne les y obligeait, mais c’était le sens de leur union).
Si le but du mariage est de fonder une famille par voie naturelle (je résume ce que je comprends de votre propos), il ne devrait pas s’appliquer aux couples stériles ou meno/andropausés, qui ne le peuvent pas. Ou alors ce n’est pas le but du mariage.
Vous semblez baser votre problématique sur une question de sémantique directement reliée à la définition du mariage évoquée ci-dessus :
Rien n’interdit à un homosexuel de s’unir avec un autre homme, rien n’interdit non plus que la loi républicaine accorde à leur union un statut légal similaire à celui du mariage, mais cette union ne sera pas un mariage parce qu’elle n’est pas l’union d’un homme et d’une femme et qu’elle n’a pas vocation naturelle à fonder une famille. C’est bien sur cette affaire de filiation que ces deux types d’unions diffèrent fondamentalement. Confondre les deux, c’est inévitablement ouvrir la voie à des modes de filiation artificiels : adoption (c’est fait), PMA dont GPA (cela reste à faire).
Autrement dit, vous êtes d’accord pour que les couples homos et hétéros aient des droits similaires... mais sous une appellation différente ? Quel intérêt d’appeler de deux façons différente la même chose quand il suffit de faire évoluer le sens des mots pour qu’ils soient conformes à la réalité ? Les langues évoluent et se réajustent sans cesse... Bon ces droits accordés ne sont pas si similaires que ça puisque vous développez : La différence entre ces deux versions du mariage dans votre argumentation ne repose que sur le fait que le mariage est une union ayant vocation naturelle à diffuser la vie... or ce n’est pas la définition du mariage civil, et on en revient à ma question initiale, car si ça l’était, on passerait un test de fécondité avant de se marier et tous les couples hétéros ne pourraient y avoir accès (3 à 4% des couples sont stériles - les couples andro/ménopausés qui n’ont plus vocation naturelle à donner la vie)...
Pouvez-vous donc préciser ce que vous entendez exactement par « vocation naturelle à diffuser la vie » ? Sommes nous ici dans le symbolique et la potentiel comme d’autres le soutiennent ? Il me semble moi que le mariage laïque, en tant que loi doit reposer sur le réel.