Medhi ! Je ne suis pas gagné par cette paranoïa je l’avoue imblement ! Je vous invite à découvrir la pensée d’Averroés et la confronter à celle de Ghazali, ce sont deux islams radicalement différent. Je vous invite à lire la poésie d’Arabi, un soufiste, on à beau être athée comme je le suis, on ne reste pas insensible à sa poésie...vous parlez de discours identitaire proné par des imams, c’est possible mais je vous rappel que l’on est en France dans un cadre laïque et ma foi, les musulmans croyants que je cotoie, ne m’ont pas semblé des personnes qui avaient envie de renversser la république. Maintenant il peut y avoir une recherche identitaire, les sociologues et principalement l’école de Chicago expliquent trés bien ces phénoménes d’acculturations et de contre acculturations, Bourdieu n’est pas mal non plus sur l’éclairage qu’il apporte sur la relation dominant/dominé. Comme je vous le disais je ne suis pas gagné par cette paranoïa, il faudrait récréer les conditions de la guerre d’Algérie pour arriver au scénario cauchemardesque que vous évoquez.
Medhi ! Ce que vous dites n’est pas faux mais il n’y a pas si longtemps, on a vu une émission sur les cathos intégristes et à l’école on leur apprenait la haine de l’autre, le racisme, l’antisémitisme...c’est vrai que ces intégristes existent dans toutes les religions mais il faut raison garder et ne pas exagérer. Ne prenons pas les Musulmans pour des moutons de panurge, ils ont la chance d’habiter en France et de pouvoir vivre sous un régime laïque, alors s’ils étaient si manipulés que ça, on en aurait vu beaucoup plus défiler dans les rues....ce que je voulais dire c’est qu’à chaque fois que l’actualité parle de la burqa, du voile, du hallal....je me sents visé, alors que je suis fonciérement laïque tendance anticlérical mais je différencie entre religion et culture. Malgré cela les regards me désignent et sitot que l’actualité parle des Musulmans, en mal, bien sur, je me dis et m...alors je courbe l’échine et j’attends que ça passe. La plupart des Musulmans ou identifiés comme tel d’aprés le faciés, le nom, font de même, d’ou ma réaction provocatrice.
La constitution de 1793 qui n’a jamais été appliquée est une source constante d’inspiration : Voici l’Article 28. – « Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures ».
Une constitution n’est pas figée, elle est en interaction avec les générations nouvelles et l’évolution de nos sociétés. L’esprit des républiques découlent de principes simples contre lesquelles ont ne peut déroger, Liberté ; Egalité : Fraternité.
La grande majorité des Musulmans coyants ou d’« apparence » musulmane ne se sont pas manifestés, on ne les a pas vu, pourtand c’est eux identifiable à leur faciés qu’a chaque fois l’on désigne mais la grande majorité qui soit disant pose probléme alors qu’ils sont nés là, ont été à l’école laïque et républicaine et ma foi representent toutes les sensiblités sont considérés comme un bloc monolythe, désigné sous le terme, les Musulmans avec tous ce que ce vocable a gagné de péjoratif. Pourtand ces et ce Français a des problémes comme tous. Il se demandent si son enfant va rester encore au chomage, si il va pouvoir bénéficier d’un emploi jeune, s’il doit changer de voiture ou économiser et attendre encore un peu, s’il se lance dans la création d’entreprise....en somme un questionnement typiquement musulman ! Si la majorité des Français musulmans ne se fait pas entendre c’est peut être qu’ils lancent ce cri qui restera qui restera à jamais inaudible pour ceux qui pensent qu’ils représentent une menace. Ce cri c’est, « Lachez nous ! » ; « Oubliez nous un peu », ça nous fera des vacances.
Pour éviter toute confusions entre laïcité et anticléricalisme, jvoici une définition de la laïcité :
« La laïcité est une valeur essentielle, avec ce souci de la liberté de conscience et de l’égalité de tous les hommes, qu’ils soient croyants, athées ou agnostiques. L’idéal laïc n’est pas un idéal négatif de ressentiment contre la religion. C’est le plus grand contresens que l’on puisse faire sur la laïcité que d’y voir une sorte d’hostilité de principe à la religion. Mais c’est un idéal positif d’affirmation de la liberté de conscience, de l’égalité des croyants et des athées et de l’idée que la loi républicaine doit viser le bien commun et non pas l’intérêt particulier. C’est ce qu’on appelle le principe de neutralité de la sphère publique. » (Henri Pena-Ruiz, philosophe / septembre 2003)