Pour rappeler ce que revêt le doux euphémisme de « Colonialisme » : « Il a été dénombré au moins dix dates ou on eu lieu de sanglants massacres : le 26 novembre 1830 ; 5 juin 1842 ; 12 août 1844 ; 19 juin 1845 ;8 mai 1945 ; 20 août 1955… dans toute ces attaques le désir d’extermination était la principale motivation, il y une réelle volonté génocidaire., Les idées racistes étaient courantes sur les bancs de l’assemblée nationale, il était tout à fait envisageable d’exterminer, d’anéantir les indigènes et d’importer une main d’œuvre plus docile, l’exemple de réussite de l’Amérique et de l’Australie était là. Il faut se replacer dans le contexte historique et rappeler qu’il en allait de la sauvegarde de l’unité nationale, ça se résumé à « la colonisation ou la révolution », il fallait coloniser pour préserver la paix et l’unité du pays, les massacres ma foi étaient inhérent à l’esprit de conquête.
Pourquoi ces rappels historiques, juste pour développer l’idée que la reconnaissance des crimes d’Etat est indispensable car si l’on en croit Bourdieu, les structurations des relations dominants/dominés perdurent en se transmettant parfois insidieusement, ce qui met à mal le principe républicain d’Egalité. Il est très difficile de traiter sur un pied d’égalités avec quelqu’un que l’on a considéré avec le plus grand mépris, pendant des décennies, d’où la nécessité de la reconnaissance de ces massacres et des contextes historiques dans lesquelles ils se sont développés. S’il n’y a pas reconnaissance, si je pouvais tenter une image allégorique je dirais que c’est un peu comme si la victime d’un viol, se voyait traiter d’affabulatrice, sa douleur serait niée, elle-même serait niée en tant qu’être humain !
Il ne doit pas s’agir de repentance mais de reconnaissance de crimes couvert par l’Etat de l’époque, doit-on rappeler que c’est le tristement célèbre Maurice Papon qui était préfet de paris lors de ces tueries car des hommes sont morts dans des commissariats, d’autres appelés « NPB » pour noyés par balle ont été repêchés dans la Seine et après la reconnaissance de ces crimes comment ne pas rappeler ceux de Sétif et Guelma, des Algériens tués par milliers, des corps par bennes entières déversés dans les fours à chaux pour ne laisser aucune trace, pour que la France présente bonne figure devant l’opinion internationale, là des historiens sérieux parlent d’au moins 15000 morts ! Il faut rappeler les contextes dans lesquelles ces tueries se sont produites, il faut ne pas faire comme si cela n’avait pas eut lieu. La France est capable de faire son autocritique, elle est capable de reconnaître ces horreurs passés mais en aucun cas, les français d’aujourd’hui doivent se sentir fautifs, en aucun cas on ne doit chercher à culpabiliser, cette démarche revancharde est à bannir, il faut uniquement la reconnaissance de ces évènements que des études historiques basées sur des faits démontre incontestablement. Si je suis sur que la France est capable de faire son autocritique, reconnaitre ces crimes passés, je n’en dirais pas de mêmes de l’Algérie et des massacres de 1988, des tortures, des meurtres d’opposants, des manipulations qui feront portées des crimes d’Etat sur des Islamistes…mais ça c’est à l’Algérie de laver son linge sale en famille, peut être dans un avenir lointain elle pourra le faire. La France elle aussi lave son linge sale en famille, avec tous ses enfants, tous français mes avec des origines différentes !
Bourdieu a développé son concept en se basant sur une étude de la population Kabyle, il l’a ensuite étendu à nos sociétés. Déjà il a plusieurs siècles, Averroès s’en remettant à la seule raison, en était venu à la conclusion que la femme et l’homme étant de même essence, il en découlait qu’une femme devait avoir droit aux mêmes métiers que les hommes, hors il voyait que dans la société ou il vivait la femme était comme une plante, la société se privant de la moitié de ses forces. Bourdieu a surtout mis en lumière les codes culturels qui régissent nos sociétés et qu’il nomme « habitus ». On remarque que culturellement, on cantonne les femmes à certains rôles, certains métiers….c’était vrai dans la société Kabyle, c’était vrai pour nos sociétés encore plus hier qu’aujourd’hui. L’habitus lui permet de dire que nous acquérons une disposition d’esprit de manière culturelle, ce qui lui permet de montrer comment nous nous structurons et comment nos sociétés se sont érigées sur le modèle dominant/dominé. N’oublions pas que la femme vote depuis peu, qu’il n’y a que quelques décennies qu’elle a droit d’ouvrit un compte épargne. Malgré l’émancipation féminine, nous voyons qu’en France à compétence égale, une femme touche moins qu’un homme, nous voyons aussi que nous sommes loin de la parité en politique et j’ai lu un constat qui disait que si une femme était en tête de liste, elle avait moins de chance d’être élu, c’est-à-dire que la domination masculine ne concerne pas les hommes uniquement mais un système de pensé. Les exemples sont nombreux mais si l’on ne peut pas dire avec certitude si le viol résulte de vestiges de la domination masculine, on ne doit pas oublier que chaque semaine trois femmes meurent sous les coups de leurs conjoints ! Alors pour répondre à la question, non Bourdieu n’est pas responsable, au contraire, plus la société évolue, plus les femmes acquièrent des droits, plus il nous aide à lutter contre les stéréotypes car si il dénonce cette domination, c’est à mon sens pour mieux la combattre.
Pena-Ruiz a pas mal écrit sur la laïcité, il en donne une définition qui va à l’encontre des discours anticléricaux, il me semble que le front de gauche a sur ce point une approche plus anticlérical.Cet anticléricalisme provient lui de l’héritage révolutionnaire et des luttes contre la suprématie de l’Eglise, la laïcité, elle, est un compromis qui découle de ces luttes.
En ce qui concerne le capitalisme et les lois du libre échange, elles ne concernent pas uniquement l’Europe mais avec la mondialisation c’est le monde qui est concerné, cela concerne aussi toutes les religions.Ceux qui entre dans ce capitalisme sont concernés par ce supplément d’âmes dont parle Pena-Ruiz. La religion accompagne le capitalisme pour faire accepter la disparition des lois sociales ou tout simplement pour que le pauvre accepte son sort...je trouve l’analyse pertinente car elle montre le véritable danger du relligieu lorsqu’il s’associe au pouvoir.
Dès le IVe siècle, on constate une diminution du nombre d’adeptes du judaïsme en Palestine. Si cela ne s’explique pas par un exil qui n’a pas eu lieu, il est nécessaire de dégager une autre cause à ce phénomène. Shlomo Sand considère qu’elle réside dans le fait qu’un grand nombre de juifs se convertirent progressivement au christianisme[28]. À la suite de la conquête arabe au VIIe siècle, « aucune politique concertée des conquérants n’entraîna l’expulsion et l’exil des paysans judéens attachés à leurs terres — ni de ceux qui croyaient en Yahvé, ni de ceux qui commençaient à obéir aux commandements de Jésus-Christ et au Saint-Esprit. »[29]. Dès lors, malgré « la rareté des sources écrites disponibles »[30], il est probable que la majorité d’entre eux s’est progressivement convertie[31], ce qui ferait donc, pour une part, de certains des Palestiniens actuels les descendants des premiers juifs de la région, comme le soutenaient dès 1929 David Ben Gourion et Yitzhak Ben-Zvi[32]. Ce point a fait particulièrement réagir certains commentateurs, notamment le professeur de littérature Éric Marty, qui reproche à Sand l’attribution « au peuple palestinien ce qui a été dénié aux juifs, à savoir qu’ils sont — eux, les Palestiniens — les vrais descendants génétiques des Hébreux originaires »[33].