• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

miaou

miaou

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 152 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • miaou miaou 11 janvier 2008 23:10

    multiples influences du paganisme sur l’islam :

    * adoration, sous des prétextes vagues, douteux et dont il existe plusieurs versions, de la fameuse pierre noire, idole dont la garde, comme par hasard, revenait à la famille de Mahomet

    * les fameux versets sataniques, qui montrent la duplicité de Mahomet, pret, pour des motifs tactiques, à accorder un statut à 3 divinités dans sa religion, avant de se rétracter

    * symbole du croissant lunaire (réminescence d’un culte lunaire)

    * les djinns, en sus des anges des autres monothéismes

    ...

    Le monothéisme absolument pur est donc une pure illusion.

    Autres survivances archaïques (sacrificiel)

    * le sacrifice moutonnier, abandonné par les autres monothéismes

    * le lancer de pierre sur Satan

    ...

    sans parler des multiples influences et torsions du zoroastrisme, christianisme (lui-même teinté, appremment, de paganisme), judaïsme, ...



  • miaou miaou 10 janvier 2008 22:28

    "Profanation des temples ne veut pas dire guerre de religions :
    rien à voir car les guerres n’étaient pas déclarées pour "convertir" l’autre, mais pour asseoir sa puissance, piller des richesses etc...
    Les pillages, razzias, déportations de populations et autres joyeusetées été quasi-intitutionnalisées."

    Les divinités du peuple vaincu étaient, la plupart du temps, anéanties ou assimilées (ex : panthéon gaulois) Le panthéon d’un groupe ethnique était un marqueur identitaire, susceptible, tout comme tout marqueur identitaire, d’être utilisé comme étendard lors de guerres. Cela est vrai pour le monothéisme comme pour le polythéisme, ou d’autres idéologies non religieuses. La supériorité du polythéisme m’échappe donc quelque peu.
    ex : pogroms antimusulmans et violences antichrétiennes au Cachemire indien, en 2002, encouragés par le parti nationaliste hindou alors au pouvoir à New Delhi

    "Quand aux sacrifices humains, rien de plus ritualisé que cet acte sous toutes les latitudes... Purification, Libation, parfois même objet de culte comme chez les mayas."

    Certes, mais je ne vois pas en quoi cela disculpe le polythéisme de ces horreurs.
    Lisez René Girard, qui explique l’apparition des divinités païennes par la divinisation d’anciennes victimes émissaires (par le rite et par le mythe)Le judéo-chrétien a, progressivement, dénoncé et renoncé à ces pratiques. Quelques exemples

    * dénonciation du meurtre fondateur de’Abel par Caïn (aucune dénonciation de celui de Rémus, forcément coupable, par Romulus)
    * dénonciation de la tentative de meurtre collectif de Joseph par ses frères (lors d’une crise, mise en accusation d’Oedipe des crimes de parricide et d’inceste, le bouc émissaire parfait : roi de Thèbes certes, mais étranger et boîteux)

    * protestation d’innocence de Job, notable tombé de haut objet d’un ostracisme pré-sacrificiel.
    * mise en évidence de l’innocence de la victime sacrificielle (l"Agneau de Dieu") par la Passion

    La défense systématique des victimes a permis Nietzsche de dénoncer le christianisme comme une morale de faibles ou d’esclaves, face à l’ivresse dionysiaque (on se souviendra nénmoins du massacre, sous l’influence de Dionysos, de Penthée, mis en pièces par les ménades, dont sa propre mère, lors d’une bacchanale)

    "Rien à voir avec les croisades ( par exemple) en nombre de victime non plus"

    Curieux que l’on parle toujours toujours des croisades et qu’on oublie :

    * la provocation initiale que constituaient les guerres d’invasion arabo-musulmane, qui n’ont pas été une partie de plaisir non plus
     (je ne suis pas un défenseur de l’Islam ; il n’y a aucune raison de mettre toutes les religions, voire tous les monothéismes, "dans le même sac", pas plus que les idéologies politiques, par exemple)
    * les multiples motivations autres que religieuses dans ce qu’on appelle les guerres de religions : économiques, démographiques (croisade), nationalistes (Irlande du Nord)...
    * les massacres du XXème siècle, dus à des doctrine farouchement athées ou néo-païennes faisant la part belle au bouc émissaire et aux sacrifices, infiniment plus meurtrier en quelques décennies que toutes les religions en plusieurs millénaires ?

    Par ailleurs, le polythèisme ne n’est jamais intéressé à la question de l’esclavage ;
    si le monde judéo-chrétien n’est pas parfait, il s’est au moins posé la question (interdiction de l’esclavage antique par le chrisianisme, remplacé par le servage, lui-même quasi disparu à la veille de la Révolution),
    plus que certains partisans des Lumières (ex : Voltaire, investisseur dans ce domaine...)
    certaines reculades sont le fait du lobbying, voire des menaces, des puissances séculières.

    D’autre part, le polythéisme, rempli de "pensée magique", brouille la nécessité d’une recherche scientifique théorique abstraite, ce que permet le monothéisme (rechercher les lois de la Nature équivaut à vouloir comprend le plan de Dieu, grand architecte de l’Univers)

     



  • miaou miaou 10 janvier 2008 15:19

    " En effet, les religions polythéistes sont dans leur essence plus ouvertes, et plus aptes à intégrer L’AUTRE, ce qu’elles ont fait à de nombreuses reprises dans l’histoire. D’ailleurs, il n’y a jamais eu de guerres de religions polythéistes !!"

    Faux, à l’issue des guerres, les temples des ennemis étaient profanés, les dieux ennemis vaincus en même temps que leur peuple.

    Il existe une mode pernicieuse consistant à présenter le polythéisme comme relativement inoffensif face au diktat monothéiste.
    Si le polythéisme ne nécessite pas la foi (celle-ci étant implicite, au point que la question n’a même pas à être posée), son carburant essentiel a été le sacrifice humain (cf René Girard) : Baal à Carthage ou au pays de Canaan, les massacres en masse des Aztèques, le "pharmakos" dans les cités de la Grèce antique à priori si rationnelle ?
    Le refus, de plus en plus marqué, du bouc émissaire et du sacrifice est d’ailleurs le thème marquant de l’épopée biblique, jusqu’à sa dénonciation finale par le christianisme (malgré les revirements ultérieurs du christianisme historique). Le rejet du christianisme à l’époque moderne a conduit les totalitarismes à de nouveaux bouc émissaires, à de nouveaux sacrifices (Le Juif pour le nazisme, le Bourgeois pour le communisme)



  • miaou miaou 10 janvier 2008 15:00

    très bon article ; quelques remarques :

    "Il ne s’agit pas de se laisser aller à la détermination puisque - même en christianisme - nous sommes dotés du libre-arbitre. "

    ça va même plus loin puisque le libre-arbitre est une une invention chrétienne (Saint Augustin), face à la fatalité greco-romaine, le "inc’Allah" musulman ou un certain déterminisme athée ("Jacques le fataliste" de Diderot, Michel Onfray)

    I"l y a le catholicisme, tout entier hiérarchique de droit divin, obéissant au pape (« Tu es Pierre »), ordonné et militaire. En Italie, il est héritier de Rome, en Espagne animé par la Reconquête, en France missionnaire et napoléonien.
    Il y a les divers protestantismes, pragmatiques et disciplinés, exigeant de chaque individu qu’il fasse effort de lire la Parole et de mettre en pratique les Préceptes pour faire ici-bas son salut."

    Cela conduit à des types différents d’intégrisme ; l’intégrisme catholique, centré sur le rituel ; le fondamentalisme protestant, fondé sur le littéralisme

     



  • miaou miaou 3 janvier 2008 11:26

    « n’oublions pas que le prophete de l’islam reconnaissait le christ, la question que l’on peut se poser pourquoi le prophete de l’islam n’a pas repris les propos du christ qui pronait l’egalite des hommes et des femmes »

    Comme réponse, un extrait d’une interview de René Girard au journal « la Vie » :

    COMMENT VOYEZ-VOUS LE DIALOGUE ENTRE LE CHRISTIANISME ET L’ISLAM ?

    R.G. La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. A l’égard de l’islam, les chrétiens ont battu leur coulpe. Au point d’oublier que le Coran a récupéré et transposé leur patrimoine symbolique. Les figures bibliques majeures (Abraham, Moïse, Jésus) sont en effet totalement transformées, islamisées, dans le but d’accuser les ” juifs” et les ” chrétiens” d’être des falsificateurs de la Révélation, de s’être volontairement détournés de la vérité qu’ils avaient reçue à l’origine. Il y a, dans le Coran, à la fois imitation et rejet du judéo-christianisme .

    LE CHRISTIANISME NE S’EST-IL PAS LUI-MEME CONSTITUE EN S’OPPOSANT A UNE AUTRE TRADITION ?

    R.G. On est dans un cas de figure très différent. Car les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de ” greffe” du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci. Et, au XXe siècle, les chrétiens ont eu une lucidité critique à l’égard du judaïsme, en reconnaissant qu’ils avaient pu faire une lecture abusive, antijuive de leurs Ecritures. Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial : certains éléments sont montés en épingle, d’autres sont occultés. La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv