• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 23 607 1100
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • minijack minijack 10 avril 2007 05:05

    Le Comité Colbert a raison, Bien sûr qu’il faut défendre la « Propriété Intellectuelle » ! Mais il y a défendre et défendre...

    Est-ce « défendre » que de monopoliser les droits jusqu’à 70 ans après la mort de l’auteur d’une chanson ? Ou 20 ans après celle d’un inventeur d’un produit industriel dépassé parfois 6 mois après sa sortie ?

    De nos jours, c’est à la fois ridicule et maffieux. C’est simplement organiser une rente à l’industrie exploitante. C’est de fait SCLEROSANT pour la création elle-même.



  • minijack minijack 8 avril 2007 19:23

    @ Forest

    Je ne tiens pas spécialement à « sauver » quoi que ce soit du système actuel ! Je veux au contraire le REMPLACER par un autre — car il en faut bien un tout de même ? — afin de rendre les choses à la fois plus juste pour les consommateurs qui n’ont pas à payer une taxe sur les supports —taxe aussi injustement répartie auprès des créateurs qu’illégitime et obsolète pour les consommateurs—, et qui soit juste également pour les créateurs qui n’ont pas à subir le libertarisme gratisant ambiant qui les prive du fruit de leur travail.

    Mais il faut bien construire cet autre modèle AVANT de démolir l’existant et organiser en douceur le glissement d’un modèle vers l’autre. Sinon, on ne laisse qu’une zone désertique et sujette aux pires débordements. On voit bien l’exemple de ce qui se passe en ex-URSS, où un ordre injuste a été remplacé par une mafia oligarchique. Abolir un système sans avoir préparé l’autre conduit droit à l’anarchie et donc à l’injustice généralisée par la loi du plus fort. C’est déjà quasiment ce dans quoi l’on est.

    Il ne saurait donc être question selon moi de supprimer SANS REMPLACER par une méthode plus adaptée aux évolutions technologiques.

    J’ai toujours pensé qu’on ne résoudrait pas la question de DADVSI et des DRM ou de cette taxe sur les supports, sans se pencher sur une réforme du Droit d’Auteur face aux NTIC.

    Taxer les supports est à l’évidence une mauvaise méthode. SUPPRIMONS LA ! (Elle deviendra d’ailleurs complètement injustifiée si le droit de copie privée se retrouve à « 0 » et nous aurions intérêt à voir les alliances possibles du côté des industriels fabricants de ces supports)

    Mais pour construire un autre modèle, il faut considérer —à nouveau et comme on n’aurait jamais du perdre de vue— que le Droit d’Auteur s’applique à « l’oeuvre », et pas au support. Que c’est donc le transfert de cette oeuvre d’un usager à l’autre qui doit générer les droits et non pas le support qui n’est qu’un élément matériel sans intérêt, au même titre que le sac à provision n’est pas l’important pour rapporter chez soi des fruits exotiques et peut fort bien être remplacé par des sacs en papier ou une simple feuille de palme, ça ne change pas le goût des fruits.

    Il reste que l’art ne pousse pas sur les arbres et qu’il faut bien trouver le moyen adéquat de rémunérer les créateurs avant de faire sa cueillette sur le Net.



  • minijack minijack 7 avril 2007 16:28

    @ Forest

    Tout à fait d’accord avec ton analyse. Et je suis également pour qu’on remette à plat le Droit d’Auteur.

    Tel qu’il est actuellement, ce n’est même plus un droit « d’AUTEUR » mais un droit « D’EXPLOITATION DE » l’auteur par l’industrie (du disque, de l’édition, etc.)

    Le simple fait qu’il soit étendu jusqu’à 70 ans après la disparition de l’auteur est une ineptie en soi qui caractérise parfaitement l’escroquerie mise en place par les « ayant-droit » industriels. Car ce n’est évidemment pas pour les éventuels héritiers (enfants, neveux ou autres membres de la famille) que cette prolongation a été faite. C’est clairement en direction des industries exploitantes.

    Je suis personnellement pour qu’une oeuvre soit protégée pour une durée équivalente à la durée d’une vie de travail d’un ouvrier ou employé — c’est à dire plus ou moins 40 ans avant de faire valoir ses droits à la retraite —. Une oeuvre de l’esprit est en effet le résultat d’un « travail » comme un autre, qui doit donner lieu à rémunération comparable avec tous les droits et obligations qui s’y rattachent. Mais elle n’est pas « vendable » directement à un client unique (sauf la peinture ou la sculpture), comme peut l’être un plan d’architecte ou une prestation de service. Le prix du livre ou de l’album de musique serait bien trop élevé.

    Le « Droit d’Auteur » est donc un moyen particulièrement adapté pour une diffusion à un large public, à condition que des sangsues de tous poils ne viennent pas y rajouter leur ponction.

    L’ennui c’est qu’une telle oeuvre est par définition « immatérielle » et que nous vivons dans un monde basé sur le matérialisme. On ne sait mesurer l’importance économique que ce qui est matériel, ce qui peut se vendre et s’acheter physiquement. D’où jusqu’à maintenant encore dans l’esprit du public, une confusion entre « l’oeuvre » gravée sur un disque et « le disque lui-même »...

    Cette confusion aujourd’hui n’est plus possible car les oeuvres peuvent désormais circuler INDEPENDAMMENT de tout support physique figé. Le numérique donne des ailes à l’Art, et DADVSI les lui coupe pour protéger les ventes d’un support physique obsolète, mais le seul sur lequel l’industrie « capitalo-matérialiste » détienne un pouvoir !

    Voilà tout le problème.

    Quand les artistes et créateurs auront compris qu’Internet est l’ALLIE de l’Art et non son ennemi, on avancera sans doute plus vite.

    Mais il faut aussi, en contrepartie, que les « consommateurs d’art » acceptent d’en payer le prix, lequel devrait sans aucun doute ne pas être « nul » (la gratuité est inacceptable dans toute société libérale, seulement sous un régime stalinien où l’Art est étatique), mais certainement beaucoup moins élevé qu’avec les anciens supports industriels. La diffusion culturelle multipliée par 100 ou 1000, c’est là la vraie révolution apportée par le Net. Ca ne devrait en aucun cas priver les créateurs de leurs revenus, et surtout permettre à de nouveaux créateurs d’émerger directement au public, sans en passer par le formatage des majors et les dividendes de leurs actionnaires.

    C’est la raison de ma devise : « L’art est à la vie comme le sel à la cuisine, un fort goût pour un faible coût »



  • minijack minijack 7 avril 2007 15:40

    @ hibernatus

    « Est-ce criminel de penser qu’on doit songer à sa »Défense« sachant que ce que l’on fera évoluer pour cette même »Défense« aura de fortes et appréciables répercussion dans le civil ? »

    Non, ce n’est pas criminel de penser cela. Mais ce n’est pas non plus une situation inéluctable. On pourrait fort bien imaginer un monde où ce serait l’inverse : que la recherche civile soit plus en pointe que la recherche militaire.

    Pourquoi est-ce actuellement plutôt comme ci que comme ça ? Tout simplement parce que les budgets militaires ne sont pas aussi rognés que les budgets de la recherche civile, d’une part, et que par ailleurs toute invention nouvelle passe obligatoirement par le filtre des applications militaires possibles...

    Avez-vous déjà déposé un brevet ? Si c’est le cas, vous avez dû vous rendre compte que le circuit de dépôt suit un chemin très sinueux avant qu’on vous accorde un brevet, et pour peu qu’il intéresse l’armée vous risquez de ne jamais le voir aboutir. On vous contactera pour le mettre au service de la Nation et vous en tirerez un certain profit quand même mais il ne sera pas divulgué avant des années sur le plan civil pour une exploitation industrielle et commerciale. C’est comme ça que ça fonctionne... Dans ces conditions, pas étonnant que le civil SUIVE le militaire alors qu’il le PRECEDE dans les faits sur le plan intellectuel.



  • minijack minijack 6 avril 2007 14:03

    @Forest

    Encore une fois je suis d’accord avec toi sur l’essentiel. Néanmoins, DW n’a pas entièrement tort quand il dit que la société a BESOIN des artistes.

    Il faudra donc bien trouver un « modus vivendi » (pardon ! il faudrait trouver un autre mot smiley ) entre les consommateurs et les créateurs.

    Que « les artistes » , en tous cas une certaine part d’entre eux n’aient pas compris à l’époque où était vraiment leur avenir, c’est une chose évidente. Tant pis pour ceux-là. Il assistent incrédules à la chute de leurs ventes et au boycott généralisé de leurs productions majorisées, et c’est très bien comme ça.

    Par contre, il faut ABSOLUMENT mettre en oeuvre un autre système pour la création de demian, pardon de DEMAIN. Et si Demian persiste à s’accrocher à une bouée plombée, c’est son affaire.

    Le bateau des « productions bateaux » coule corps et biens. Seuls les créateurs artistes indépendants peuvent s’en sortir s’ils jouent le jeu de leur public. Ca ne signifie pas, comme semble le croire Demian, qu’ils doivent faire du « populiste ». Ce serait remplacer la Star’Ac par la Scat’Ar, autrement dit toujours de la merde en tartines.

    Si le public veut éviter de tomber dans ce piège, IL FAUT qu’il soutienne la création originale, et donc les nouveaux artistes.

    C’est pourquoi la Licence Globale est une piste intéressante, surtout si sa répartition est proportionnée au succès de chacun avec une modération façon Stallman (un peu plus aux artistes débutants qu’aux grands cons-firmés).

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv