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minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • minijack minijack 21 mars 2007 02:17

    En effet, en France on a droit à un nouveau procès si on n’était pas présent au premier (et donc jugé par contumace) Est-ce aussi le cas en Italie ? Je ne crois pas. Donc ce monsieur ne sera PAS rejugé, et son premier procès était évidemment beaucoup moins serein qu’il n’aurait dû l’être ou qu’il le serait aujourd’hui avec le recul.

    Il est donc déplorable, non pas que cet homme soit extradé vers l’Italie, mais qu’il le soit dans ces conditions où il est condamné d’avance. C’est un déni de justice.

    L’auteur de l’article a raison, si cet homme est coupable de plusieurs meutres comme c’est probable, il n’y a aucune raison de se lamenter sur son sort.

    Pourtant, je ne veux pas défendre un meurtrier mais si Mitterrand avait donné sa parole (parole de l’Etat français, quoi qu’en dise l’auteur de l’article puisque Mitterrand était à l’époque le chef de cet Etat français) je trouve inadmissible qu’un ministre en mal de pouvoir (et visant précisément à prendre la place qu’occupait Mitterrand) en vienne à contrevenir à la Parole de la France.

    Mitterrand a peut-être eu tort de la donner. On pourrait en discuter, mais il l’a fait. Aucun sous-fifre n’avait le droit de la dénoncer. C’est proprement scandaleux. C’est la crédibilité de la parole de la France qui est en jeu. Et ça n’augure pas très bien de la capacité du ministre-candidat à tenir la sienne.



  • minijack minijack 19 mars 2007 04:57

    Non, DW ne « déraille » pas. Il est en plein dans la réalité au contraire. Toute la question est de savoir comment nous allons nous accommoder de cette nouvelle réalité qui passe par la virtualisation des « oeuvres de l’esprit » qui ont pourtant un coût réel...

    Tant qu’on ignorera la Culture en tant que « produit d’un travail humain », on sera à côté de la plaque. AVANT tout progrès ou innovation, il y a des « penseurs ». Ensuite vient le VERBE ou la « mise en forme de la pensée ». (c’est cela qui est l’objet d’un Droit d’Auteur, qu’il s’agisse de littérature, de musique, ou d’art pictural, ce n’est pas l’idée qui est protégée mais bien sa présentation et son exploitation publique).

    Ensuite enfin viennent les applications pratiques et les réalisations industrielles ou commerciales.

    C’est à ce dernier stade que la « diffusion » joue un rôle essentiel et que la scandaleuse concentration des médias canalise les goûts des consommateurs à son profit.

    La Culture est ESSENTIELLE à la société, c’est son FONDEMENT même, et le travail des artistes (des « créateurs » en général car ça vaut aussi pour les inventeurs) DOIT trouver sa place dans le panorama socio-économique, faute de quoi la société dans son ensemble se condamne elle-même au déclin. Et il est clair que l’Art « étatique » (à la soviétique) n’est pas la solution. Celui d’un Art uniquement alimenté par des « mécènes » privés ne l’est pas davantage. L’art « populaire » qui ne serait soutenu QUE par le public présente aussi ses propres contradictions. Pour trouver un bon équilibre, il faut donc un peu de tout : De la pub (ou du sponsoring) pour certains, pourquoi pas, des mécènes ou un public pour d’autres, et un soutien collectif pour tous, avec des passerelles entre les différents modes de promotion/diffusion. En fait, l’artiste ne doit plus « dépendre », être prisonnier d’un système ou d’un autre pour vivre de son art, mais devrait avoir accès à tous pour diffuser ses oeuvres, sans y perdre en passant d’un système à l’autre. C’est l’Art lui-même qui y gagnerait en diversité.



  • minijack minijack 19 mars 2007 04:10

    Quel mépris pour les prolos !

    Et quel mépris pour les artistes du même coup. Car il n’y a pas que les stars de la télé comme artistes, il y en a des milliers d’autres, des prolos eux aussi, notamment sur le Net ou dans nos provinces, et qui n’ont rien à voir avec cette sous-culture soi-disant élitiste qui nage dans la promiscuité politique.



  • minijack minijack 19 mars 2007 04:02

    « La culture est absente parce qu’elle n’a rien a faire dans la campagne. Donc, réjouissons nous au lieu de rejouer aux grenouilles qui voulaient un roi. »

    Comment peut-on dire une telle chose ? La Culture est la BASE de toute société, et tout spécialement de la nôtre !

    Pourrait-on imaginer dans le monde une France sans Voltaire, sans Rousseau, sans Montesquieu, sans Debussy, sans Verlaine, ou même sans Brassens ou Gainsbourg ? Encore moins évidemment sans Hugo, Zola ou Dumas, et tant d’autres.

    La Culture, c’est l’âme d’une nation. Pas besoin de la citer pour qu’elle soit au coeur même d’une campagne. Et vous verrez qu’elle va jouer un rôle bien plus important qu’on pourrait le supposer. Si les discours des candidats n’y font que quelques brèves allusions, c’est parce que nous avons la détestable habitude de ne considérer que les aspects économiques (et depuis peu socio-économiques) de la société, travers auquel nous ont accoutumé les médias qui ne savent parler que de tangible ou de commercial.

    Mais la Culture a déjà fait une entrée en force dans la campagne, par le biais d’Internet (avec la loi DADVSI et dernièrement avec son infâme petite soeur interdisant la publication de témoignages vidéo émanant de particuliers sans carte de Presse), preuve que la Culture populaire FAIT PEUR aux instances dirigeantes, précisément parce que le Net est un moyen de DIFFUSION de la Culture et de l’Information qui n’est pas contrôlé par les trusts médiatiques alliés de Sarko.

    Sur quoi croyez-vous que se soit appuyée Ségolène pour se faire élire championne de la gauche alors qu’elle avait à faire face aux éléphants du PS, en principe bien plus aguerris qu’elle ?... Sur le Net.

    Et cela, bien avant que les médias classiques ne soient, enfin, OBLIGES de prendre en compte cet avènement aussi surprenant pour eux qu’incontournable.

    Certains ont prétendu que c’étaient les médias qui avaient fabriqué le duel Ségo-Sarko, mais PAS DU TOUT ! Ils y ont été AMENES par la force des choses. L’an dernier à pareille époque, personne sur aucun média classique ne parlait de Ségolène comme possible candidate.

    DADVSI a servi de déclencheur à la mobilisation contre le gouvernement et Ségolène s’en est faite d’emblée le porte drapeau en prenant dès Avril 2006 position contre DADVSI et pour une notion de Licence Globale.

    Bayrou a mollement suivi (comme pour d’autres choses) mais bien plus tard, en s’en prenant à la concentration des médias pour de toutes autres raisons, plus spécialement électorales.

    Vous croyez toujours que la Culture n’a rien à faire dans la Campagne ? Mais mon cher GEM, elle s’y est déjà invitée d’elle-même ! Et au tout premier plan. Car TOUT concerne la Culture. Non seulement les Intermittents, le Droit d’Auteur, le Journalisme Citoyen, ou encore le CPE, l’Education Nationale, mais aussi la notion même de « citoyenneté » (« ministère de la nationalité et de l’immigration » ?!!!) ou la fracture numérique, tout cela est en lien direct avec la « Culture française » au sens noble du mot.

    Je ne parle évidemment pas là de la sous-culture commerciale qu’on nous inflige en intraveineuses avec la Star’Ac ou Questions pour un champion, je parle de la substance même de la pensée française et de son attachement aux libertés essentielles.



  • minijack minijack 18 mars 2007 20:50

    Forest Ent, toujours égal à lui-même.. Encore bravo pour cette analyse. (je vais finir par devenir un fan)

    C’est tout à fait juste, les médias sont en grande partie responsables de cet état de fait. N’est-ce pas normal dans une société où l’on privilégie l’audimat par rapport à la qualité des contenus ?

    Résultat : la science (et tous les sujets un tant soit peu pointus ou délicats comme l’étude de la Bible) se trouvent relégués sur des médias confidentiels, ou sur des chaines de TV à des heures impossibles auxquelles la plus grande part des français ne peuvent consacrer le temps nécessaire.

    La disparition de sujets scientifiques dans les publications grand-public, c’est la conséquence directe d’un ultra-libéralisme qui tire le niveau général vers le bas au prétexte qu’il touche commercialement plus de monde. Exactement le même problème que la Culture par rapport à la Star’Ac !

    Mais quand on a la chance de bénéficier d’un support comme Agoravox pour pouvoir exprimer des avis différents, on se voit tout de suite pris à parti par de soi-disant détenteurs du savoir alignant leurs diplômes universitaires. « Taisez-vous donc, arrêtez de dire des âneries ! Vous ne savez rien, NOUS on sait ! »

    Les discussions à propos des théories de E. Mourey sont assez parlantes à ce sujet. Je conçois qu’en l’occurrence, il s’agit d’histoire, et donc d’interprétation de faits que nous ne pouvons que supposer, en aucun cas vérifier comme il en va des expériences dans les sciences dites exactes.

    Mais , qu’est-ce qu’une « science exacte », hormis les mathématiques ? La Physique ou la Chimie sont-elles des sciences exactes ?... (Et je ne parlerai même pas de la Médecine...)

    La science est sensée tout expliquer. Et elle le fait dans de nombreux cas. Mais c’est toujours dans le cadre délimité par les conditions précises d’expériences.

    Pour avoir tenté de faire voir les choses d’une autre façon, en divers domaines, j’ai moi-même essuyé à maintes reprises les quolibets d’apprentis-mandarins imbus de leur savoir académique, mais bardés d’oeillières les empêchant de « chercher ailleurs que là où il y de la lumière... », comme dirait le personnage Lanturlu de Jean-Pierre Petit.

    J.P. Petit est à mon avis l’un des plus grands chercheurs français, et un excellent vulgarisateur. Mais rien qu’à énoncer une telle chose je sais déjà qu’on va me tomber sur le râble, car la science est une chose sérieuse et J.P. Petit n’est pas considéré par ses pairs comme quelqu’un de sérieux sous prétexte qu’il parle parfois d’extraterrestres. C’est bien regrettable, car c’est l’un des seuls qui a les yeux bien ouverts et qui a ouvert aussi d’autres voies de recherche.

    J’ai souvent la sensation que le domaine scientifique est un « domaine réservé », chasse gardée de quelques potentats assis sur leurs sommes d’acquis et qui se contentent d’apporter ponctuellement des réponses partielles à des problèmes où il faudrait une vision globale.

    Résultat, les gens sont perpétuellement déçus et prennent peu à peu conscience qu’on leur ment.

    Les scientifiques d’il y a quinze ans hésitaient à parler de réchauffement du climat. On n’évoquait alors, qu’avec une très grande prudence, l’hypothèse d’un ou deux degrés supplémentaires et d’une élévation du niveau des océans de quelques quinze ou vingt centimètres.

    Je ne suis pas de formation scientifique, et je me félicite tous les jours de n’avoir pas à m’extraire d’un conditionnement mental pour observer les choses comme elles sont. Je suis juste romancier et curieux. Et dans mon tout premier roman, « Testament d’Outre-Glaces », j’annonçais dès 1995 une montée des eaux de 3 mètres, chiffre auquel j’étais parvenu par quelques calculs simples à la portée de n’importe quel élève de terminale. C’est seulement aujourd’hui, quinze ans plus tard, qu’on commence à prendre vraiment au sérieux des hypthèses de ces ordres de grandeur. De qui se moque-t-on ?

    Autre exemple ? Quelques années auparavant, en 1982, j’ai déposé un brevet sur un « dispositif de condensation de l’humidité atmosphérique » en zone aride sans autre source d’énergie que le soleil. On ne brevète pas n’importe quoi, pour être accepté un dépôt est vérifié par des ingénieurs de haut niveau. Pourtant, ce brevet accepté au niveau national et européen, j’ai dû le laisser tomber après quelques années pour raisons financières. Le « maintien en vigueur » me coûtait trop cher. Afin de trouver les fonds pour construire un prototype nous avions sollicité une confirmation expérimentale de la part d’universitaires qui ont été incapables de comprendre que le Soleil faisait partie du « système ». Ceux-là sont aujourd’hui à la retraite. Tant mieux ! Mais le brevet lui, est désormais dans le domaine public.

    Et je ne parlerai pas ici des expériences de « fusion froide » d’une équipe italienne, pourtant confirmée par d’autre labos dans le monde (mais curieusement pas ceux qui avaient un rapport avec les puissants capitaux du lobby nuclaire), ni de celles du Dr Benveniste sur « la mémoire de l’eau », huées par la corporation des scientifiques.

    Curieux, après avoir essuyé les quolibets de nombre de con-frères et de médias, le même Dr Benveniste a renouvelé l’expérience avec toutes les garanties imaginables pour éviter toute tricherie dans la manipulation, en faisant une manip entièrement automatisée. (Vidéo visible sur le Net)

    Qui a publié des correctifs ou des excuses au Dr Benveniste avant sa mort ? Il les attend encore. Peut-être dans « l’eau-de là » si elle a vraiment de la mémoire...

    Quand les scientifiques seront moins imbus d’eux-mêmes et admettront enfin qu’ils ne savent pas grand-chose, on avancera peut-être un peu plus et on intéressera davantage les gens —et en particulier les jeunes— à découvrir ces secteurs de la connaissance. Tant qu’on nous imposera une image de la Science comme une sphère élitiste inaccessible au commun des mortels, il ne faudra pas s’étonner que les médias n’en fassent pas leurs sujets de prédilection.

    Il y a heureusement quelques rares émissions de vulgarisation comme « E=M6 » ou « C’est pas sorcier », mais ça reste pour le grand-public et le niveau est relativement modeste.

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