Ce souhait fut finalement exaucé puisqu’en 1982 la majorité sexuelle était fixée à 15 ans pour tous les citoyens du territoire français. Homosexuels et pédophiles étaient sur le même navire, main dans la main, alors que les lesbiennes étaient isolées. Cela est d’autant plus visible au travers de l’Internationale gay (IGA) qui a ouvert ses portes à la pédophilie dès 1980. Les lesbiennes ont encore patienté six années avant d’intégrer officiellement l’Internationale Gay, renommée I(L)GA en reconnaissance de l’affiliation des lesbiennes au sein du mouvement gay international en 1986.
Parmi les fondateurs du journal Libération nous avons Jean-Paul Sartre et Philippe Gavi, signataires de deux pétitions polémiques en 1977. La première concernait la pédophilie et l’affaire de Versailles,2 la seconde pétition militait pour la dépénalisation des relations sexuelles à caractère pédophile. La première pétition se ponctuait par cette remarque bucolique : « Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhardt ne retrouvent pas la liberté ». Ou l’art et la manière de banaliser la pédophilie. Les enfants sont ici considérés comme des objets sexuels grâce à l’héritage des travaux du docteur Kinsey.
Le journal Libération a été relancé en 1973 par cinq hommes : Jean-Paul Sartre, Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier. Après les départs de Vernier, Sartre et Lallement, l’année suivante1 Serge July prenait le contrôle du journal pour le conserver jusqu’en 2006. Finalement, en 2014, le journal Libération était sauvé de la faillite puis racheté par Patrick Drahi.