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Mmarvinbear

Mmarvinbear

Sympathisant socialiste tendance coup-de-pied-au-cul. Ennemi du politiquement correct, de la bienséance et du "bon goût qui doit plaire à tous". Ce que vous aimez sans y réfléchir, je le vomis. Ce que vous détestez sans savoir pourquoi, je le défends.
Véritable zoo à moi seul, je suis issu d'une expérience génétique réussie visant à combiner la puissance du taureau, la rugueur et la pilosité de l'ours, la perversité naturelle du porc, et la mauvaise foi humaine.
Empêcheur patenté de propagander en rond.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/05/2009
  • Modérateur depuis le 19/09/2009
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Derniers commentaires



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 octobre 2017 15:31

    Le communisme du XXème siècle est souvent qualifié de “totalitaire”. Peut-être pertinent pour désigner le stalinisme durant la grande terreur (1934-38), ce terme n’a aucun sens pour qualifier le régime soviétique de 1917 à 1991. 


    Un régime totalitaire se définit comme refusant le pluralisme politique et les élections libres, ce qui est le cas entre 1917 et 1990. Il se définit aussi par l’interdiction de l’expression de l’opposition politique et sa criminalisation, ce qui était aussi le cas jusqu’en 1986 et la nomination de Gorbatchev.



    Si l’URSS était ce monstre totalitaire décrit en Occident, comment a-t-elle pu s’évanouir sans coup férir ? 


    Paradoxalement, c’est la volonté d’ouverture et de démocratisation impulsée per Gorbatchev qui a mis à terre l’ URSS. En libérant la parole, il a montré le rejet massif et complet du communisme de la part de la population. La tentative de coup d’ Etat de 1991 a donné le coup final en donnant à Eltsine une raison en or pour retirer la Russie de l’ URSS.



    Elle réalise plutôt une sorte de synthèse dialectique, qui a sorti 700 millions de Chinois de la pauvreté en quelques années. 


    Il ne pas occulter non plus le fait que plus d’un milliard de chinois vivent encore dans une extrême pauvreté. Ni que la liberté d’expression est farouchement combattue par Pékin et que toute dissidence politique est sévèrement réprimée.



    Mais il a conjuré les affres du sous-développement, vaincu la malnutrition, éradiqué l’analphabétisme, élevé le niveau d’éducation et libéré la femme du patriarcat. 


    Les pays qui vivent sous un régime économique capitaliste font mieux sur tous ces points.


    Il vaut mieux naître en Chine qu’en Inde : le taux de mortalité infantile y est quatre fois plus faible. 


    En Inde, la mortalité infantile est de 63 pour 1000. 15 pour mille en Chine. Mais 3,5 en France. Il vaut mieux naître en France qu’en Chine.



    C’était surtout une voie d’accès au développement pour des pays que leur retard condamnait à l’alternative suivante : le rattrapage ou la dépendance. 


    Une voie plus lente et pas non plus exempte de dépendance par l’inféodation politique et économique envers Moscou que cela engendrait.



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 octobre 2017 15:29

    Les avancées sociales du monde développé ne sont pas le fruit de la générosité patronale, mais des conquêtes arrachées de haute lutte.


    Les régimes occidentaux font preuve de plus d’efficacité que les régimes soviétiques. Le système médical hospitalier français était bien plus en pointe que celui de l’ URSS


    C’est pourquoi à Cuba le taux de mortalité infantile qui était de 79 pour 1000 est tombé aujourd’hui à 4,3 pour 1000. 


    En France, le taux actuel est de 3,5 pour mille. 


    Ce n’est pas un hasard : malgré les effets désastreux du blocus impérialiste, Cuba a obtenu le Prix de l’OMS pour son système de santé.


    Faux. Le blocus américain ne concerne pas le matériel ni les fournitures médicales.


    Cet Etat de 33 millions d’habitants est dirigé par les communistes et leurs alliés depuis les années 1950.


    Faux. Si le PCI a gagné en 1956, ils ont perdu le pouvoir en 1966. Par la suite, des coalitions de gauche ont parfois dirigé l’ Etat mais le PCI n’y a plus été majoritaire avant 2017.





  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 octobre 2017 15:19

    Au prix de multiples contradictions et de nombreuses erreurs, le maoïsme équipa le pays, le dota d’une industrie lourde et l’éleva au rang de puissance nucléaire.


    Si la Chine est vite devenue une puissance nucléaire, il faut en réalité attendre la fin des années 80 et la doctrine de Deng Xiaoping pour voir le Chine devenir une puissance industrielle et commerciale. Le pays a depuis complètement abandonné l’économie planifiée pour un capitalisme à la chinoise empreinte d’un fort nationalisme qui donne maintenant toute sa mesure. Mao n’a rien à voir avec.


    Refusant toute contextualisation, c’est une interprétation du communisme qui en occulte la réalité historique : la réponse des masses révolutionnaires à la crise paroxystique de sociétés arriérées. 


    Le contexte est au contraire pleinement mis en valeur. Les crimes maoïstes de relèvent pas de la lutte contre un ordre ancien car celui-ci a été mis à bas en 1949. Il relève de l’élimination des opinions contraires ou douteuses comme il est de coutume dans les régimes dictatoriaux et totalitaires.



    Cette supercherie occulte évidemment la contribution du capitalisme aux horreurs du siècle. Elle s’affranchit d’une série de faits massifs : les massacres coloniaux, les guerres impérialistes et la paupérisation de populations entières par le capitalisme sont directement responsables de dizaines de millions de morts. 


    Personne ne nie ou n’occulte les conflits qui ont éclaté pour des histoires de revendication territoriales ou pour l’attribution de ressources primaires, ce qui revient parfois au même.


    Des atrocités commises par les démocraties occidentales, pourquoi ne déduit-on pas le caractère criminogène du libéralisme ? 


    Tout simplement parce que ni le capitalisme ni le libéralisme ne théorisent à la base la violence sociale, politique ou militaire ou ne désignent à l’avance les opposants comme étant des populations à éliminer physiquement. Contrairement au marxisme.



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 octobre 2017 15:18
    1. Lointain horizon assigné à l’action révolutionnaire, ce communisme idéal n’existe nulle part. C’est une idée régulatrice, une utopie qui a fourni son étendard à la fraction la plus résolue du mouvement ouvrier depuis la seconde moitié du XIXème siècle.


    Et l’horizon est une ligne imaginaire qui s’éloigne d’autant plus qu’on s’en rapproche :). C’est la première faute de raisonnement de Lénine. L’ Histoire est un mouvement perpétuel qui n’est pas destiné à s’arrêter. Il fonde de grands ensembles qui après une période de stabilité se fissurent et s’écroulent avant de reconstituer de nouveaux ensembles.



    En s’exacerbant, cette contradiction devait précipiter la révolution prolétarienne. 


    C’ est la seconde erreur de raisonnement. La relation prolétariat-patronat comporte une large part de symbiose en plus d’opposition. Les deux ont besoin de l’autre pour exister. Une révolution prolétarienne ne peut s’achever que sur un échec.


    Mais il pensait aussi que cette révolution serait l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres du capitalisme “avancé”.


    Troisième erreur : Lénine n’a pas tenu compte du fait qu’en 1917 la Russie n’avait pas connu son 1789, soit une libéralisation sociale avec l’émergence politique de la bourgeoisie et la dissolution de l’influence de la noblesse. Penser que l’ Europe occidentale suivrait le mouvement alors que sa structure de pouvoir social est différente de façon fondamentale était une erreur.


    Brouillant la mémoire historique, la terreur stalinienne a favorisé une confusion entre communisme et stalinisme dont l’idéologie dominante a tiré profit pour disqualifier l’idée communiste elle-même.


    Non, il n’y a pas de confusion. La théorisation de la Dictature du Prolétariat en est la preuve. Le pouvoir communiste ne peut s’établir et se maintenir que par la force et l’élimination des élites opposées.



    Les chars T34 fabriqués par l’industrie soviétique repoussèrent Guderian aux portes de Moscou en décembre 1941. Que cela plaise ou non, c’est l’URSS qui élimina le nazisme au prix de 25 millions de morts et qui expédia ses plans de domination raciale dans les poubelles de l’histoire.


    L’armée Rouge doit avant tout sa réussite au fait qu’ Hitler a perdu deux mois dans les Balkans pour sortir Mussolini du guêpier grec ou il s’était fourré. Sans ce retard, Leningrad et Moscou seraient tombées sans aucun doute. Il faut par ailleurs plus féliciter les généraux russes plutôt que Staline qui a gravement affaibli son armée en 1936 avec ses purges politiques, mettant en place des généraux fiables politiquement mais incompétents. Les prises rapides de Minks et de Kiev lui ont fait comprendre qu’il avait besoin des généraux exilés en Asie Centrale pour renforcer Joukov.



    Le bolchevisme donna son élan à la lutte anticoloniale et le “congrès des peuples de l’Orient” (1919) inaugura un processus de libération qui est l’événement majeur du XXème siècle. 


    Si le PCUS a joué un rôle dans la décolonisation, les mouvements nationalistes locaux ont été prépondérants. Après tout, ils ont vite compris qu’ils ne gagneraient rien à remplacer Londres ou Paris par Moscou. Par ailleurs, le mouvement de décolonisation était aussi largement soutenu par les USA.





  • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 octobre 2017 13:16

    Y’a un accident de chasse qui se prépare, là...

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